Les faits sont têtus. L’histoire a démontré que le communisme se sera soldé par 100 millions de morts, selon l’estimation moyenne, à travers le monde au XXe siècle, victimes de son application (la vie de misère et de contraintes qu’il a infligé à des pays entiers) et victimes de la répression contre ceux qui s’y opposaient (à ce propos, nous recommandons le film Le Capitaine Volkonogov s’est échappé). Un chiffre sans commune mesure avec les six millions attribués au nazisme. Le communisme étant parmi les vainqueurs de 1945, son procès n’a jamais été fait. Appuyés par l’égalitarisme issu de 1789 qui en a été la matrice idéologique, les principes du communisme au XXe siècle, du socialisme apatride universaliste et cosmopolite, sont en France toujours présents dans les têtes des « élites », de certains intellectuels, de ceux qui tiennent l’enseignement public, des médias, et de la moitié de la population. L’histoire étant écrite par les vainqueurs, le communisme a naturellement diabolisé le fascisme, lequel était donc lucide à son propos et bien avisé de le combattre à l’époque. Mais le temps a passé. Vierge du bilan macabre du communisme, le fascisme mérite donc une réhabilitation. Les mouvements « fascistes » furent les seuls à œuvrer pour le bien de leurs peuples, pour l’ouvrier et le paysan. Sous couvert d’en faire autant, le socialisme international bourgeois n’a fait en réalité que les broyer. Tout le reste, le démocratisme actuel, s’est fait sous l’empire de la bourgeoisie et à son seul profit sous l’écran de fumée des « lendemains » communistes qui « devaient chanter ». Ce rappel de notions élémentaires ayant été fait, laissons maintenant la parole à Adriano Scianca, responsable national à la culture du mouvement CasaPound Italia.
Au-delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir-faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.
Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme.
Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté.
Être fasciste c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire.
Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie. C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde.
Être fasciste c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité.
Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur !
Le fascisme c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême.
Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà.
Adriano Scianca. CasaPound, une terrible beauté est née ! Editions Rubicon.

Détail du Palais de la Civilisation italienne, Rome.
