Comme toujours, le rouleau compresseur de l’actualité chasse un sujet dans les oubliettes pour en placer un autre momentanément sous les projecteurs. Ainsi, les émeutes et les pillages en cours effacent le traitement médiatique qui a suivi le meurtre de la petite Lola. Le 21 mai 2023, la chaîne publique France 5 diffusait un reportage sur l’affaire du meurtre de la petite Lola (son corps en morceaux est découvert le 14 octobre 2022), reportage intitulé « La fabrique du mensonge ». Un débat sur le plateau visait ensuite à décrédibiliser toutes personnes qui ont « osé » imaginer ce fait non pas comme un fait-divers mais comme un fait de société et placer à l’extrême-droite de l’échiquier, sur fond de « complotisme », tous ceux qui ont eu le malheur de pointer les failles politiques, administratives et médicales liées à cette tragédie.
Le complotisme est-il une menace pour la démocratie ? Oui, et c’est tant mieux eu égard à ce que l’on constate être la démocratie actuelle, puisque la faculté que d’aucuns veulent dissimuler derrière cette étiquette discrédibilisante est simplement celle de voir clair avec de l’avance au sujet des manigances du pouvoir, et de les dénoncer. En vérité, le « problème » avec les complotistes, c’est qu’ils ont raison trop tôt ! L’intelligence et l’esprit critique sont les ennemis de l’oligarchie en place. Elle le sait, et s’emploie donc à tenter d’en diminuer la portée.
La malhonnêteté intellectuelle de ceux qui s’auto-érigent en donneurs de leçons n’est plus supportable de longue date. La gauche qui perd pied ne sait plus comment tenter de convaincre autrement qu’en ajoutant des propagandes insultantes pour l’intelligence. L’émission en question revenait sur le meurtre atroce de la fillette dépecée par une Algérienne qui était soumise à ce gadget administratif sans effet (puisque non respectée et jamais ensuite appliqué par la force) qu’est l’obligation de quitter le territoire français. Tout le débat, fallacieux puisque niant une évidence logique imparable, était de savoir si la petite Lola serait encore en vie si cette OQTF avait été suivie d’effet et que cette femme avait été expulsée vers l’Algérie. France 5 a voulu décortiquer ceci dans une sorte de mélange des genres absolument insupportable, non pas tant du militantisme et de la prise de position idéologique de cette émission, que de son imposture morale puisque l’émission s’appelait La fabrique d’un mensonge. Or, dans cette émission il n’était question que de fabriquer soi-même un mensonge en reprochant à autrui très précisément ce que les journalistes de plateau prétendaient dénoncer, c’est-à-dire une instrumentalisation, une idéologie, une falsification des faits (pour la gauche morale, lorsque François Hollande va poser près du lit d’hôpital du nommé Théo Luhaka, il ne s’agit nullement d’instrumentalisation mais d’indignation légitime… la pourriture mentale de ces gens nous étonnera toujours). Le deuxième aspect absolument insupportable à entendre est que cette émission qui se voulait « anti-complotiste » a fait en sorte d’être le summum de ce qu’elle nomme complotisme dans la mesure où elle a fait voir qu’elle sentait l’extrême-droite être omniprésente autour d’elle, et que le grand complot extrémiste d’extrême-droite était celui qui voulait précisément falsifier les vérités. Elle a voulu relater des faits. En l’occurrence elle n’a fait qu’aggraver la négation des faits, le refus des réalités quand ces faits contrarient le discours officiel, singulièrement quand il s’agit de louer les « bienfaits » de l’immigration héritée de certains pays de l’ancien Empire colonial français. Ces gens refusent la réalité qui a été fabriquée par des bureaucraties de gens repliés sur eux-mêmes, renfermés dans des ministères et des salles de rédaction, car elle leur est devenue insoutenable.
Il a été très intéressant de voir que cette fabrique d’un mensonge a bien illustré la panique qui gagne la gauche qui ne sait plus imposer ses grilles de lecture sinon en falsifiant des réalités. Le biais idéologique évident était de disqualifier l’émotion nationale suscitée par ce fait-divers. A écouter les argumentaires du journaliste et de ceux qui l’accompagnaient sur le plateau, il aurait fallu taire l’origine et la situation d’illégalité de la meurtrière, il aurait fallu taire le lien entre l’insécurité et l’immigration, il aurait fallu taire le laxisme d’État qui n’exécute pas ces OQTF alors que l’occupant de l’Élysée avait affirmé qu’elles le seraient à 100 %. Cette émission insupportable est à revoir pour ceux que cela intéresse et qui voudraient se faire mal parce qu’elle expose assez bien l’illustration d’une chaîne publique par un militantisme médiatique de gauche, par ce « camp du Bien » qui applique les mécanismes de la désinformation et de la censure sur des faits de société. Elle est à voir également parce que l’accusée n’était pas cette jeune meurtrière immigrée, mais la fachosphère, la réacosphère, les accusés ont été ceux qui précisément ont levé les voiles pour tenter de creuser cette affaire. La fachosphère a été accusée avec son « armée numérique d’extrême-droite » (dixit le présentateur Karim Rissouli) d’avoir artificiellement monté cette affaire comme des « charognards ». On a entendu également dans cette série de négation des faits le ministre de la Justice se justifier sur l’OQTF non appliquée en disant avec une fierté affichée qu’il y a des OQTF que personne ne peut exécuter, contredisant donc son patron président. Pour le journaliste de France 5, la fachosphère était bien en effet ce ramassis de complotistes qui par amalgame a fait en sorte également d’avoir suscité la diffusion d’une information selon laquelle des jeunes filles étaient tuées par des trafiquants d’organes, divagation totale qui s’ajoutait à celle affirmant que la théorie complotiste du Grand Remplacement n’existe pas, qu’il n’y avait aucune submersion migratoire à venir.
Par la négation des réalités, par la relégation des opposants, par cette prétention à être le camp du Bien, par cette volonté d’imposer un monopole idéologique au cœur de l’audiovisuel public financé par chacun d’entre nous, il y a un véritable travers totalitaire au service de la malhonnêteté dans ce militantisme caution d’un terrorisme intellectuel. Il y a des journalistes qui n’œuvrent pas pour la Vérité, pour montrer le factuel tel qu’il est, ils sont les scrupuleux disciples de l’icône gauchiste Salvador Allende (« Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité mais la révolution ») et de Marcus Terntius Varro (116-27 av. JC « Il est besoin que le peuple ignore beaucoup de choses vraies et en croie beaucoup de fausses »). Or, nous avons naturellement envie que l’on nous rende compte des faits de façon honnête. Toute cette gauche qui se mobilise de manière très maladroite y compris par des falsifications de reportage est une gauche qui s’affole de perdre la maîtrise du récit officiel, de voir son « magistère » ébranlé par le réel. Ce sont les évidences des faits qui montrent aujourd’hui où sont les mensonges, où sont les falsificateurs.
Faut-il être des salauds finis pour jouer ainsi sur la mort atroce d’une enfant de douze ans ! On étouffe dans ce monde occidental en putréfaction.

