On différencie deux modes de diffusion des religions.
- la progression par domination (conversion forcée) ; les conquêtes de l’islam originel en fournissent un exemple.
- la progression par intégration (récupération des fêtes et des personnages païens) associée à la domination ; ce fut plutôt le mode de propagation du christianisme.
Comme l’islam le fit en permanence, le christianisme progressa aussi, à certaines phases de son histoire, par conquête et domination. En Espagne, avec la Reconquista, le christianisme eut à reconquérir le territoire en faisant usage de la force. Inversement aujourd’hui, autant par le fait d’une volonté d’expansion assumée que par l’alternative claire qu’il offre à un monde occidental où l’argent et le sexe règnent en maîtres, l’islam n’a plus besoin de la force pour gagner de nouveaux adeptes ; ici, l’islam convertit sur le dégoût que peut inspirer la dérive matérialiste du monde occidental. Le paganisme ne bénéficie pas de la présence et de l’affichage médiatique qui sont ceux de l’islam (par les vêtements dans la rue, par le soutien institutionnel, par les attentats qui peuvent être une séduisante « démonstration de force » pour certains…) facilitant le ralliement d’esprits égarés en besoin de croire (que n’attirent ni le christianisme, ni la religion laïque du régime, ni les utopies marxistes, crypto-communistes – écologie gauchiste, wokisme…), et le ralliement de dégoûtés par le matérialisme du monde occidental. Le paganisme ne bénéficie pas de cette « publicité » médiatique à grande échelle, sans quoi il y aurait chez certains matière à faire émerger une prise de conscience identitaire, une prise de conscience sur la culture païenne originelle de notre continent, dans ce vivier d’égarés « disponibles ». Continuons nonobstant de nous afficher partout où l’on en a l’occasion, il n’y a pas d’autre choix que celui de mener ce combat d’éveil des « consciences assoupies » pour reprendre les mots de Dominique Venner.

