Contribution des « valeurs » universalistes à la déliquescence française

Depuis le Bill of Rights anglais de 1689, les droits de l’homme (l’expression apparaît pour la première fois en France en 1762 avec le Contrat social de Rousseau) ont été déclinés en de multiples versions, toutes empreintes d’universalisme et d’égalitarisme hérités de l’Évangile. Universalisme, égalitarisme, mais aussi droit au bonheur. L’article premier de la Déclaration de 1793 dispose que « le but de la société est le bonheur commun ». Au regard de ce que nos tenants du régime, maçons patentés ivres de ces belles déclarations, ont fait de la France et de la situation, il y a loin de la coupe aux lèvres ! 

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La guerre est culturelle

Il existe une espèce de fourmis qui s’approche de la périphérie d’une autre colonie, tue une ouvrière et s’imprègne de son odeur. Pour les fourmis, l’odeur est primordiale. Grâce à cette odeur, l’intruse pénètre l’autre colonie sans résistance. Les ouvrières passent sans s’en apercevoir. L’intruse se dirige vers l’intérieur, vers la reine, puis l’asperge d’une odeur différente qui provoque l’attaque des ouvrières. Celles-ci l’encerclent et la tuent. L’intruse n’a besoin de combattre personne. La colonie se charge d’elle-même. Une fois la reine éliminée, l’intruse se reproduit, et profite des ouvrières qui travaillent pour elle. Le véritable envahisseur n’est plus un intrus. Il représente “l’avenir”…

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Êtes-vous dans l’ordre bourgeois ?

Derrière l’apparente diversité des opinions dont se glorifient les États dits démocratiques se dressent comme des fantômes les principes obligatoires qui leur sont imposés et qu’ils imposent, sous peine d’excommunication sociale ; principes sur lesquels s’appuient, non pas les lois et les mœurs, mais l’expression qu’on leur prête. Par exemple, il est pratiquement obligatoire de prôner l’égalité, ne fut-ce que comme un idéal, alors que les « cadres supérieurs » gagnent dix fois plus d’argent que les manœuvres et que les deux tiers des châteaux de France appartiennent à des gens qui les ont payés avec le fruit de leur spéculation. 

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Science politique : la théorie des 3,5 %

« Pour renverser un régime, il faut 2 % à 4 % maximum d’un peuple déterminé. »

Cette citation a été popularisée récemment par la chercheuse Erica Chenoweth, de l’Université Harvard, suite à une étude statistique massive des mouvements de résistance civile à travers le monde.

Voici une analyse de cette affirmation, de son origine, de sa validité et de ses implications.

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Certains mythes ont la peau dure

Suite aux résultats de cette première journée de scrutin pour les élections municipales, on lit des indignés qui s’interrogent : « Après tant d’années de destruction, comment peut-on encore voter pour la gauche dans telle ou telle ville ? » Les exemples de Paris et de Bordeaux reviennent beaucoup. L’explication est pourtant d’une simplicité désarmante :

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Pourquoi les êtres les plus enracinés traversent-ils l’adversité sans se perdre ?

Tolkien avait bien compris que l’enracinement n’est pas une limite, mais une condition. Examinons ce que les Hobbits ont à nous apprendre au sujet de l’excellence.

L’excellence est très souvent associée à l’arrachement, comme si s’élever nécessitait de se déraciner, de se construire « contre » son territoire, son héritage, en faisant de la mobilité la condition du succès, et de l’enracinement à l’inverse le révélateur d’une ambition trop petite. Or, Tolkien n’a eu de cesse de démentir cette idée. En réalité, l’enracinement n’est pas l’opposé de l’excellence, il en est la condition.

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Ce que veut la perversion au pouvoir

Ils veulent une population désespérée, une population démoralisée une population qui d’une certaine manière s’autodétruit. Ce que veut la perversion, ce qu’elle attend, c’est que l’autre se détruise de lui-même. Malheureusement, ils ont quelques atouts pour cela.

— Marion Saint-Michel

Aux lucides de faire grossir leurs rangs et de mettre cette stratégie du Mal en échec.

Platon version 2.0

« Pour les hommes ainsi enchaînés, les ombres des choses seraient la vérité même, et ils ne la verraient absolument que dans les ombres. »

Il y a près de deux mille cinq cents ans, dans La République, le philosophe grec Platon raconte le sort d’hommes emprisonnés dans une grotte depuis leur naissance. Chacun de ces captifs est sous le regard de surveillants qui lui font croire que les ombres projetées sur un mur sont la réalité et l’empêchent d’accéder à la lucidité. Dans cette fameuse « allégorie de la caverne », les surveillants sont aussi des illusionnistes qui maintiennent chacun de leurs prisonniers dans un état de passivité et de dépendance vis-à-vis d’une réalité projetée. Ce flot permanent d’images hypnotise les détenus au point de leur ôter toute envie de s’échapper, de s’évader pour devenir libres.

Vous reconnaissez dans cette description le monde actuel et le rôle de l’oligarchie politico-médiatique ? La prophétie de Platon est devenue réalité.

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Sur quoi repose le Pouvoir ?

En vrac et de façon non exhaustive, le pouvoir en France repose sur :

1. Un monopole de la violence légale (et du régalien en général) : la base de tout État qui se respecte. C’est par ce biais qu’on tient son troupeau de main ferme, notamment les bêtes les plus récalcitrantes.

2. Un cartel politique qui s’organise autour : ce monopole de la violence a besoin d’assistants pour justifier son existence auprès des masses, se rendre indispensable économiquement et rester en place. Cette cour comporte des intellectuels, de nombreux journalistes, des influenceurs politiques, etc. L’Éducation nationale, l’Université ou la culture subventionnée font partie de cette toile d’araignée.

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Inverser l’inversion

Au sein d’une société inversée, c’est l’assassin, le criminel, le voleur, le menteur, le traitre ou l’étranger hostile que l’on protège. C’est ainsi. Pas un seul instant, il ne faut s’étonner de ses ressorts mortifères. Une société inversée ne se discute pas, on la rejette, on la retourne, comme on retourne une lettre mal adressée, une clepsydre, un sablier ou une lame dans une plaie.