Il y a près de deux mille cinq cents ans, dans La République, le philosophe grec Platon racontait le sort d’hommes emprisonnés dans une grotte depuis leur naissance. « Pour les hommes ainsi enchaînés, les ombres des choses seraient la vérité même, et ils ne la verraient absolument que dans les ombres. » Chacun de ces captifs est sous le regard de surveillants qui lui font croire que les ombres projetées sur un mur sont la réalité et les empêchent d’accéder à la lucidité. Dans cette fameuse « allégorie de la caverne », les surveillants sont aussi des illusionnistes qui maintiennent chacun de leurs prisonniers dans un état de passivité et de dépendance vis-à-vis d’une réalité projetée. Ce flot permanent d’images hypnotise les détenus au point de leur ôter toute envie de s’échapper, de s’évader pour devenir libres. Toute ressemblance avec la société actuelle est… flagrante. Dans le monde de la désinformation, sous perfusion des géants médiatiques du système, les gens sont enchaînés, comme jamais à des illusions.
Lire la suite « Des otages inconscients, donc heureux »Catégorie : Psychologie sociale et politique
Analyse et leçons de Crans-Montana

Les images – rendues visibles grâce aux réseaux sociaux – du comportement des clients du bar-discothèque Le Constellation à Crans-Montana nous ont tous laissé stupéfaits, montrant ces gens filmant le début d’incendie (encore alors maîtrisable) accompagné d’exclamations déconnectées qui disaient tout sauf l’inquiétude, l’alerte et la peur, dans un bain festif maintenu par les responsables de l’établissement qui ne faisaient pas cesser la musique, geste minimum pour indiquer qu’il se passe quelque chose d’anormal dans ce type d’établissement et sortir ce troupeau de son hypnose surréaliste. La faute de ce comportement peut-être à la civilisation du téléphone mobile, hypothèse développée sur Exuvie TV par Monsieur Fabien Moine, et de la transformation que cet objet semble avoir opéré sur les cerveaux les moins bien équipés par les hasards de la naissance. Pour notre part, nous dirons que certains, au bal des cons, comme le dit la formule humoristique, ne seront pas dans l’orchestre.
Lire la suite « Analyse et leçons de Crans-Montana »Méthodes, Pouvoir, Prestige
Lire Gustave Le Bon (Psychologie des foules) éclaire sur ces trois notions que nous plaçons en titre (et qui ne manquent pas de nous faire penser à la gouvernance actuelle), sur les procédés par lesquels l’oligarchie qui s’est emparée du pouvoir en France manipule sa population et s’impose à elle. Méthodes décrites en 1895, que l’on doit considérer à l’aune renforcée des moyens de diffusion actuels, et que l’on a loisir de constater notamment par le matraquage médiatique au service de l’idéologie qui domine encore à ce jour le pays :
Lire la suite « Méthodes, Pouvoir, Prestige »Je crèverai, mais au moins je serai resté « modéré »
Plus la situation se dégrade, et plus l’inertie augmente chez ceux qui devraient agir, pouvoir exécutif et pouvoir législatif appartenant à ce « bloc central » qui inflige à la France une interminable agonie. A Colombes, ville de la banlieue parisienne, le braquage à main armée d’une boutique de téléphonie vient d’avoir lieu, frappant de la crosse de leurs armes la tête des vendeurs, l’un de ces deux auteurs a 13 ans. La délinquance des mineurs actuels n’a plus rien à voir avec les bêtises qui pouvaient être commises par des orphelins dont le père était tombé au front, mais on continue à appliquer l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs forgée dans la mansuétude. Pas un parlementaire ne vient présenter une proposition de loi pour adapter la législation au monde présent. Les deux exemples suivants sont devenus légendaires dans le milieu médical autorisé, la maternité de l’hôpital Saint-Antoine à Paris accouchait d’un enfant à terme la même femme africaine tous les six mois, miracle de la biologie et magie de la carte vitale circulant de main en main avec la complicité d’une administration fermant les yeux. Chez Michelin à Clermont-Ferrand, un chirurgien a retiré dix-sept fois l’appendicite au même ouvrier. Des parlementaires pour mettre fin à la fraude aux prestations sociales et au système de Santé ? On les cherche encore. Ils s’en foutent totalement. Ces gens sont entretenus à ne rien faire d’utile. Et il en va de même de tous sujets. Ils ne savent que voter des augmentations des impôts et taxes.
Tout esprit normalement constitué et doté de logique élémentaire est capable de faire ce constat : la situation dégradée actuelle est le fruit pourri de l’esprit « modéré » à l’œuvre depuis des décennies. En conséquence si l’on en juge par ses résultats, l’esprit « modéré » est donc un véritable trouble mental, s’obstinant à maintenir religieusement une idéologie et une politique malgré leurs résultats désastreux.
Lire la suite « Je crèverai, mais au moins je serai resté « modéré » »La crainte, puissant outil de gouvernance
Faisons un petit historique contemporain du maintien des masses dans la crainte et de la façon de parvenir à ce résultat. Pour susciter ce qu’Edgar Morin, sociologue médiatique, nomme un « patriotisme planétaire » et rassembler tous les chics types, les chics filles et les bons citoyens en vue d’un monde meilleur sous la houlette du Grand Marionnettiste néo-conservateur installé de l’autre côté de l’océan Atlantique, les stratèges mondialistes ont choisi une astuce vieille comme les temps : il s’agit d’embrigader les bonnes volontés dans la lutte contre un ennemi commun. Un ennemi qui menace tout le monde. Et si l’on considère le globe terrestre comme un ensemble coordonné de sous-systèmes dépendant les uns des autres, cet ennemi commun doit être choisi parmi les menaces globales qui menacent tout le système.
Lire la suite « La crainte, puissant outil de gouvernance »Raffinement de la perversion

Cette façon de dire des choses aussi graves avec ce petit regard rieur, ce sourire en coin et cette voix de castrat, avec ce petit air de ne pas y toucher, en usant du même petit ton léger que s’il parlait de la météo du jour ou d’une recette de cuisine alors qu’il évoque la guerre potentielle entre des puissances nucléaires, me fait penser à ce mot redoutablement pertinent de Louis de Bonald :
« On peut être modéré avec des opinions extrêmes. C’est ce qu’affectent de ne pas croire ceux qui sont violents avec des opinions faibles et mitoyennes. (Pensées sur divers sujets,) »
Lire la suite « Raffinement de la perversion »Qu’il est dur de réveiller les normies
La plus grande leçon de la période que nous traversons n’est pas que les médias manipulent, ça on le savait déjà. Non, la plus grande leçon est que la masse ne l’a jamais compris et que même après cinq années de mensonges incessants et de propagande colossale, elle l’ignore encore.
Lire la suite « Qu’il est dur de réveiller les normies »La parabole de l’éléphant
Quand j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’étaient les animaux. L’éléphant en particulier me fascinait ; comme je l’appris par la suite, c’était l’animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… Mais tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière. Or ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devait facilement pouvoir se libérer et s’en aller. Le mystère reste entier à mes yeux. “Alors, qu’est-ce qui le retient ? Pourquoi ne s’échappe-t-il pas ?”
Lire la suite « La parabole de l’éléphant »Conditionnement comportemental : l’expérience des cinq singes

Pourquoi la plupart des gens restent bloqués toute leur vie ? Explication : Cinq singes sont dans une cage. Un régime de bananes est suspendu au plafond. À chaque fois qu’un singe tente de grimper pour les attraper, on arrose tous les singes d’eau glacée. Fort désagréable. Choquant. Inattendu. Au bout de quelques tentatives, les singes comprennent la leçon : si l’on touche aux bananes, tout le monde souffre. Ils abandonnent. Et là, ça devient vraiment intéressant.
Lire la suite « Conditionnement comportemental : l’expérience des cinq singes »De la passion ou de la raison, laquelle dirige la marionnette humaine ?
Selon Pierre Dupuis-Boissel (Le choc des idéologies, éditions Godefroy de Bouillon), l’origine des maux et des dysfonctionnements de nos sociétés découlent d’une évolution inachevée de l’espèce humaine. Sa théorie est que la structure cérébrale la plus récente, ou néocortex, reste inféodée aux structures primitives qui l’ont engendrée, générant une emprise des pôles pulsionnel et affectif (ou émotionnel) sur l’intellect. Il revient sur Platon qui, dans son Phèdre, exposait sa conception opposant raison et passion, défendait et développait l’idée selon laquelle chez l’être humain la raison guidait et dominait les passions de la même façon que le cocher guide et maîtrise les chevaux fougueux de son équipage, que l’intellect du fait de sa supériorité domine forcément l’affect. Or, c’est tout le contraire que l’on peut en réalité observer. Chez l’homme réel, l’image de Platon doit être diamétralement inversée car ce n’est pas la raison mais les passions déchaînées qui siègent à la place du cocher, guidant autant que faire se peut une raison harnachée et asservie.
Lire la suite « De la passion ou de la raison, laquelle dirige la marionnette humaine ? »
