Qu’apportons-nous, aujourd’hui, à la Tradition ? La Tradition, c’est ce qui se transmet à travers les générations. Que l’on s’entende bien, il ne s’agit pas ici de la « Tradition Primordiale ». Il ne reste pas grand-chose de la tradition druidique. Car d’une part, les druides ne consignaient pas leur enseignement par écrit, et d’autre part ce qui nous en a été transmis par la suite dans les écrits des moines gallois et irlandais est complètement gauchi, dénaturé, par la christianisation des esprits.
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Persistance et résurgence du Paganisme
Aujourd’hui, dans les pays historiquement chrétiens, des centaines de milliers de personnes se disent païennes. Leur nombre pourrait même dépasser le million. En fait, le paganisme est bien inscrit dans l’histoire de l’Occident. L’héritage culturel du monde pré-chrétien – en particulier celui de la Grèce et de la Rome antiques – est resté une source d’inspiration pour les renaissances païennes. Le matériel nécessaire à la renaissance des croyances « païennes » a toujours existé. Pas surprenant que de nombreuses personnes l’aient utilisé au cours des siècles. Mais de quoi s’agit-il ?
Lire la suite « Persistance et résurgence du Paganisme »Farquhar et la princesse Caolmhala : une légende celtique entre amour et destin
Dans le vaste panorama des récits celtiques, où les frontières entre réalité et magie s’estompent, certaines histoires captivent par leur profondeur émotionnelle et leur symbolisme. Parmi elles, celle de Farquhar, un guerrier courageux, et de la princesse Caolmhala, figure mystérieuse et lumineuse, incarne l’éternel combat entre le destin et la liberté, l’amour et le sacrifice.
Lire la suite « Farquhar et la princesse Caolmhala : une légende celtique entre amour et destin »Une découverte qui change ce que nous savons d’Odin

Des archéologues danois ont découvert un médaillon en or provenant du trésor de Vindelev, daté d’environ 400-450 après J.-C., portant l’inscription : « C’est l’homme d’Odin. »
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Nous vous souhaitons, frères et soeurs de la spiritualité païenne, une joyeuse fête en cette nuit du 1er au 2 février de l’année.
Nous célébrons le retour progressif de la lumière, ce moment subtil où l’hiver commence doucement à relâcher son étreinte. Même si le froid est encore présent, la terre s’éveille en silence et la vie se prépare à renaître sous la surface.
Lire la suite « Heureuse fête frères païens »Mes dieux sont les dieux que jure mon peuple

Mes dieux ne sont pas des dieux du désert. Mes dieux ne sont pas interchangeables avec les dieux de mes voisins. Mes dieux sont les dieux d’un sol où les arbres sont des chênes, des merisiers, des bouleaux, des noisetiers (dont les longs chatons de ses fleurs mâles annonceront la venue du printemps après l’hiver même si, comme la plupart des espèces forestières, les arbres portent sur un même pied aussi les fleurs femelles), des érables, des houx et des buis, auxquels s’ajoutent, le long des ruisseaux, des rivières et des fleuves, des peupliers et des aulnes dont les racines plongent dans l’eau et dont la cime s’étale face au soleil.
Lire la suite « Mes dieux sont les dieux que jure mon peuple »Une nouvelle ère s’annonce
Les religions abrahamiques s’effondreront les unes sur les autres à mesure que de plus en plus de gens retourneront aux dieux ancestraux. Une nouvelle ère s’annonce.

Où les Vikings pensaient-ils que l’on allait après la mort ?

Il n’existait pas d’au-delà unique dans la mythologie nordique. Votre sort final dépendait de la façon dont vous étiez mort, de ceux qui vous réclamaient et de votre lieu d’appartenance.
Valhalla
Le hall d’Ódin, réservé à certains guerriers tombés au combat. Choisis par les Valkyries. Une destination non-automatique et rare.
Fólkvangr
Gouvernée par Freyja, elle reçoit la moitié des morts au combat. Cela prouve à elle seul que le Valhalla n’était pas la seule destination des guerriers.
Arès contre Héphaïstos
L’une des plus célèbres rivalités parmi les dieux grecs.
Héphaïstos était l’époux d’Aphrodite, un mariage arrangé par Zeus. Arès, dieu de la guerre, devint l’amant passionné de la déesse. Lorsque Héphaïstos découvrit leur liaison, il emprisonna les amants dans un filet de bronze incassable et les exposa aux Olympiens – l’une des plus humiliantes scènes de la mythologie grecque.

Forger les outils pour vivre notre paganisme
Alain de Benoist est un important penseur de notre famille d’idées. Il écrit :
Le paganisme aujourd’hui ne consiste pas à dresser des autels à Apollon ou à ressusciter le culte d’Odhinn. Il implique par contre de rechercher, derrière la religion, et selon une démarche désormais classique, l’« outillage mental » dont elle est le produit, à quel univers intérieur elle renvoie, quelle forme d’appréhension du monde elle dénote. Bref, il implique de considérer les dieux comme des « centres de valeurs » (H. Richard Niebuhr), et les croyances dont ils font l’objet comme des systèmes de valeurs : les dieux et les croyances passent, mais les valeurs demeurent. C’est dire que le paganisme, loin de se caractériser par un refus de la spiritualité ou un rejet du sacré, consiste au contraire dans le choix (et la réappropriation) d’une autre spiritualité, d’une autre forme de sacré. Loin de se confondre avec l’athéisme ou l’agnosticisme, il pose, entre l’homme et l’univers, une relation fondamentalement religieuse – et d’une spiritualité qui nous apparaît comme beaucoup plus intense, plus grave, plus forte que celle dont le monothéisme judéo-chrétien se réclame. Loin de désacraliser le monde, il le sacralise au sens propre, il le tient pour sacré – et c’est précisément en cela, qu’il est païen. Ainsi que l’écrit Jean Markale, « le paganisme, ce n’est pas l’absence de Dieu, l’absence de sacré, l’absence de rituel. Bien au contraire, c’est, à partir de la constatation que le sacré n’est plus dans le christianisme, l’affirmation solennelle d’une transcendance. L’Europe est plus que jamais païenne quand elle cherche ses racines, qui ne sont pas judéo-chrétiennes ».
(Alain de Benoist, Comment peut-on être païen ? Éditions Albin Michel, 1981)
