Les Modérés

Abel Bonnard fut ministre de l’Éducation nationale, et germanophile. Publié en 1936, Les Modérés s’en prend, comme le titre l’indique, à tous ces Français qui n’ont pas le courage de lutter pour préserver leur pays des dangers qui le menacent. La situation actuelle de la France, sa disparition programmée dans le mondialisme multiracial, et l’aveuglement persistant d’une partie des « Gaulois » condamnant le patriotisme identitaire, malades d’ethnomasochisme, égarés dans l’indifférence ou dans les seuls combats gauchistes, montrent que près d’un siècle plus tard l’ouvrage n’a rien perdu de sa pertinence et surtout de son actualité. On comprend que l’auteur ait été diabolisé par les tenants du Système. Nous en présentons quelques morceaux choisis :

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Nous avons lu La Femme du Bois

De Abraham Merritt (1884-1943), auteur américain de Science-Fiction et de Fantasy. Nous tenons à signaler sa nouvelle intitulée La Femme du Bois (1926), qui nous a enchanté, où il aborde le légendaire merveilleux du paganisme à travers un héros amoureux des arbres qui va découvrir dans les Vosges que ce que l’homme moderne est capable de voir dans une forêt, dissimule un monde de sublimes créatures sylvestres visibles uniquement par ceux qu’elles ont autorisés à faire, et à qui il va venir en aide face à une famille de bûcherons, ces « maîtres de la lame et du feu », animés d’une haine maladive contre les arbres. Une rage de l’Homme destructeur qui n’est pas sans rappeler la dénonciation de « l’industrie » faite par J.R.R. Tolkien à travers la figure de Saroumane faisant abattre les arbres pour alimenter les fournaises des forges avec lesquelles il équipera de fer ses infâmes légions. Pour tous ceux qui sont attachés à l’idée de sacralité et de divinité de la Forêt, La Femme du Bois est à lire !

Nous avons lu Les Méfaits des intellectuels

Être un intellectuel n’est évidemment pas en soi une tare. Polaris média est une expression intellectuelle et érudite, et ses lecteurs sont des personnes douées d’intelligence. Ce qui est à juste titre moqué et dénoncé par le terme, c’est l’intellectualisme « progressiste » de la gauche. François Mitterrand, fraîchement élu président de la République en 1981, et invité par Margaret Thatcher au Royaume-Uni, demanda à y rencontrer des intellectuels. Les services du 10 Downing Street répondirent avec une savoureuse ironie qu’ils pouvaient trouver des écrivains, des historiens, des philosophes des chercheurs, mais pas d’intellectuels. L’intellectuel est une spécialité « made in France ». Le terme lui-même est hérité des remous de l’affaire Dreyfus. En réalité, il n’y a pas de régimes plus corrompus et totalitaires que ceux où les « Intellectuels » à la française détiennent une place trop considérable.

D’autres auteurs ont noté ce travers systématique des « intellectuels » à embrasser systématiquement les mauvaises causes, dont Daniel dans son essai Les Intellos ou la dérive d’une caste – de Dreyfus à Sarajevo (Éditions L’Âge d’Homme, 1995), dont nous ferons sans doute une présentation. De l’essai de Berth publié en 1914, nous mettons en exergue les pertinents extraits suivants sur divers sujets, ayant emporté notre intérêt :

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Nous avons lu Quitter la France

France : fin de partie. Tout plaquer pour une nouvelle vie, titre la quatrième de couverture de l’ouvrage.

L’attachement à la patrie est-il fait de l’acier le plus dur, inaltérable, de mithril dirait le fan de Tolkien, imperméable au découragement quoi que puisse vivre un pays et quoi qu’il faille supporter ? Les romantiques répondront par l’affirmative, rien ne peut, ne doit, vaincre la flamme qui brûle dans le cœur et dans l’esprit d’un homme pour son pays, cette flamme le surpasse, elle est d’une nature pour ainsi dire sacerdotale, sacrée, dont la fidélité ne peut être contrariée, on ne peut abandonner son pays, on doit rester et tenir quelles que soient les difficultés. Hélas, en réalité, le degré de malfaisance/incompétence exceptionnelle, hors normes, d’une classe politique est capable d’en venir à bout. Et quand on n’y croit plus, que les conditions de vie sont devenues tellement désagréables, on ne voit pas d’autre solution que l’exil. Et malheur aux restants.

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Nous avons lu « Aux armes citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense »

Une société armée est une société de courtoisie mutuelle. Les manières de communiquer sont toujours polies quand chacun doit être responsable de ses actes avec sa propre vie.

En 2012 était publié un petit ouvrage, épuisé et non réédité depuis, Aux armes citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense. Nous estimons opportun de l’évoquer aujourd’hui. Les autorités veulent désarmer les Français. Ils l’ont proposé en mettant en place du 25 novembre au 2 décembre 2022 trois cents points de collecte où se « débarrasser » de leurs armes détenues non déclarées. Ce n’était pas la première fois. Ce livre évoque les précédents épisodes en la matière, mis en œuvre depuis le XIXe siècle, à l’époque contre la révolte sociale. Aujourd’hui, la raison, on le devine, est autre. Et elle est encore plus méprisable que par le passé. Alors que la France est déjà livrée aux loups entre l’ampleur des agressions et l’impossibilité dans laquelle s’est placé l’État (par sa réglementation et sa philosophie) à protéger les citoyens, alors que la submersion migratoire extra-européenne se poursuit et ne va faire que s’accentuer sous la gouvernance des partis du Système, dans le cadre des graves troubles dont la société multiraciale est grosse (que les clairvoyants ont annoncé depuis des décennies puisqu’elle a toujours et où que ce soit abouti à la guerre civile), il s’agit selon les vues de la gouvernance de tenter de minimiser l’étendue du conflit à venir en désarmant l’une des parties, pendant que l’accès au trafic d’armes ne pose aucun problème dans les « quartiers sensibles » et autres territoires perdus de la République. Nous sommes ici encore dans le domaine de la forfaiture. Le pouvoir aura œuvré jusqu’au bout contre l’intérêt des Français. Espérons que les crétins ne seront pas trop nombreux à livrer les précieux accessoires de défense dont ils peuvent encore disposer. Dans Aux armes citoyens ! nous avons relevé les passages suivants :

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Nous avons lu… Nous Autres

Roman dystopique de Evgueni Zamiatine.

Tout le monde connaît Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1946) et 1984 de George Orwell (1949) : deux romans contre-utopistes qui, menant la logique utopiste jusqu’à l’extrême, en montrent toute l’absurdité. Ces deux romans dénoncent à la fois l’utopie communiste et la généralisation des méthodes rationnelles capitalistes. Mais ces deux chefs-d’œuvre de la littérature anglo-saxonne ne sont ni les premières ni les plus saisissantes œuvres du genre. En effet, dès 1920, soit plus de vingt ans avant Huxley, le Russe Evgueni Zamiatine fut le premier à dénoncer le totalitarisme d’une modernité aux idéaux pervertis. Grand visionnaire, Zamiatine évoque déjà la « transparence » (pré-requis à l’inquisition, à la disparition de la vie privée) aujourd’hui slogan politiquement correct, et la gouvernance mondiale que certains, Jacques Attali en tête, ne cessent de promouvoir.

Publié en français à Paris en 1923, le roman prophétique de Zamiatine, Nous Autres, qualifié de contre-utopie par la critique philosophique, exprime la terreur devant les velléités totalitaires de la Russie bolchevique. Si aujourd’hui la menace bolchevique a disparu, la lecture de Nous autres est toujours d’actualité : les utopies totalitaires continuent de modeler la pensée d’une partie des élites post-modernes.

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Nous avons lu L’Âme Européenne

Réponse à Bernard-Henri Lévy, de Robert Dun, Éditions Les Amis de la Culture Européenne.

Les attaques de ce cosmopolite revendiqué qu’est BHL contre l’identité française sont connues. Robert Dun lui a répondu. « Un cri auquel il nous faut impérativement faire écho » mentionne la quatrième de couverture de L’Âme Européenne. Nous présentons quelques extraits parmi les plus pertinents de cet ouvrage décisif pour qui veut « sortir de la Matrice » et comprendre que la France, l’Europe, vivent depuis seize siècles, sous la domination empoisonnée d’une pensée extérieure dont la présence n’a aucune légitimité, et qu’il faudra bien finir par s’en libérer.

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Nous avons lu Être de droite, un tabou français…

Du journaliste Eric Brunet, éditions Albin Michel, 2006 ayant pour thème l’omniprésence de la pensée gauchiste en France et la difficulté pour les gens de droite d’exister et de se faire entendre à l’époque. Les choses ont heureusement évolué dans le bon sens depuis, une part importante de l’opinion, c’est visible sur les réseaux sociaux, ose dire ce qu’elle pense. L’auteur racontait dans le passage ci-dessous ces moments de sa scolarité, et évoquait ce qui est par ailleurs un fait bien connu : le gauchisme effréné dans lequel baigne le corps enseignant (comme le journalisme, autre chapitre) piloté par l’Éducation nationale.

Petit viatique pour bien penser et bien agir

Dans un collège de province où j’effectuais ma scolarité sans véritable zèle, j’avais pris l’habitude, faisant le constat de l’obsession antifasciste de mes professeurs (quelle que fût la matière qu’ils enseignaient), de rédiger chacun de mes devoirs de français comme un combat antifasciste. Je n’avais guère de convictions politiques mais j’avais observé que cela me valait des notes bien supérieures à celles de mes camarades. Le filon était excellent.

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