L’intolérance n’est essentielle qu’au monothéisme. Un dieu unique est, par nature, un dieu jaloux, qui n’en laisse vivre aucun autre. Au contraire, les dieux du polythéisme, par nature, sont tolérants. Ils vivent, et laissent vivre.
— Arthur Schopenhauer
Catégorie : Monothéisme
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La christianisation fut une régression
Voici quelques exemples de ce que l’Europe a PERDU parce que le christianisme a pris le dessus :

– Les bibliothèques publiques (par exemple à Rome, Alexandrie, Trèves, Carthage) furent détruites ou négligées. De nombreux manuscrits furent perdus à cause de la guerre, de la dégradation ou simplement par manque de copies.
– Béton (béton hydraulique romain, opus caementicium) – La formule et l’utilisation à grande échelle ont été oubliées jusqu’à l’ère moderne.
– Techniques sophistiquées de construction de routes – Les routes romaines tombèrent en désuétude ; la connaissance d’un entretien approprié fut en grande partie perdue.
Lire la suite « La christianisation fut une régression »Le tombeau de Jésus
Le philosophe de gauche Michel Onfray dans son ouvrage Théorie de Jésus – Biographie d’une idée (Éditions Bouquins novembre 2023) argue que Jésus, Yeshua ben Yosef de son vrai nom et rabbin, n’est qu’un mythe religieux, que l’homme n’a pas existé historiquement. Par ailleurs, la formidable enquête effectuée par Simcha Jacobovici et Charles Pellegrino publiée dans l’ouvrage Le Tombeau de Jésus (Michel Lafon, 2007) et complétée par un film documentaire produit par le célèbre cinéaste James Cameron (qui a rédigé la préface du livre) traite de la très probable découverte du tombeau du Christ dans une crypte vieille de 2 000 ans et abritant dix ossuaires dont six portent une inscription. Ce tombeau juif mis au jour par un bulldozer en 1980 lors de la construction du nouveau quartier de Talpiot-Est, à mi-chemin entre la vieille ville de Jérusalem et Bethléem, a fait l’objet d’une enquête multidisciplinaire extrêmement fouillée s’appuyant sur diverses expertises réalisées par des chercheurs réputés (on devine bien que vu l’importance du sujet et ses conséquences possibles, le Vatican et l’État d’Israël n’ont n’a pas confié ça à des amateurs) pour leurs compétence et leur indépendance, et de toutes disciplines ; archéologues, théologiens de diverses obédiences, analystes statistiques et spécialistes en A.D.N. De ces divers travaux qui se sont échelonnés sur plusieurs années, il ressort que…
Lire la suite « Le tombeau de Jésus »L’intolérance des monothéismes
Les porteurs de valises du christianisme, ses théologiens, ses fidèles, ont tous présupposé, avec un total esprit partisan et aveugle, sans la moindre considération critique, que le monothéisme est, d’une façon ou d’une autre, une forme de croyance supérieure au polythéisme.
Est-il donc si évident que le monothéisme soit philosophiquement « supérieur » au polythéisme ? Absolument pas bien sûr. Le monothéisme n’est pas nécessairement, philosophiquement ou métaphysiquement supérieur au polythéisme, puisqu’il n’existe AUCUNE preuve de l’existence d’un seul et unique Dieu.
Lire la suite « L’intolérance des monothéismes »Au christianisme, je reproche son universalisme…
L’opposition entre chrétiens et païens ne se réduit évidemment pas au nombre des dieux. Le paganisme est d’abord une religion de la cité (les Grecs rendaient un culte à des dieux grecs). C’est ensuite une religion du kosmos et de la vie, où l’éthique et l’esthétique n’entrent jamais en opposition. Le paganisme, c’est l’éthique de l’honneur, pas la morale du péché. C’est la condamnation de la démesure (hybris), le sens des limites, le refus du primat de tout ce qui n’est que matériel. Historiquement, le christianisme est un phénomène hybride, qui a dû composer dans les formes avec le paganisme sans pour autant cesser de le combattre sur le fond. Je n’aime pas ceux qui ne croient à rien. Je crois que pour donner le meilleur de lui-même, pour parvenir à son telos, l’homme doit s’appuyer sur quelque chose qui le dépasse. Mais je ne crois à aucun arrière-monde, à aucun au-delà du monde. Je ne crois pas à la distinction théologique de l’être créé et de l’être incréé. C’est pourquoi je me sens plus chez moi en me plongeant dans les récits homériques ou dans la Chanson des Nibelungen, en pratiquant Héraclite, Aristote, Sénèque ou Marc-Aurèle, qu’en lisant saint Paul ou saint Augustin. J’étudie les origines chrétiennes depuis plus de quarante ans. Je n’y vois rien de crédible ni d’attirant. Au christianisme, je reproche son universalisme (le « peuple de Dieu » ne se confond avec aucun peuple), qui l’empêche, quand il est laissé à lui-même, d’assumer une dimension identitaire. Je lui reproche d’avoir introduit l’individuo-universalisme dans l’espace mental européen, d’avoir vidé le monde de toute sacralité intrinsèque, d’avoir propagé une conception vectorielle, linéaire de l’histoire dont sont sortis tous les historicismes modernes, d’avoir disséminé ces « vérités chrétiennes devenues folles » (Chesterton) qui, une fois sécularisées, ont formé le socle du monde désenchanté, vidé de sens, où nous vivons aujourd’hui.
Alain de Benoist

Quelle voie, Homme européen… ?
Du polythéisme à la monolâtrie exclusive
Jean Soler est un écrivain, théologien et philosophe des monothéismes. Après une carrière de diplomate culturel qui l’a conduit notamment en Israël et en Iran, il s’est consacré à la rédaction d’ouvrages qui souhaitaient bouleverser la connaissance de la Bible, déchiffrer les origines de la croyance en un Dieu unique et expliquer pourquoi, selon lui, le monothéisme incline à la violence (voir également nos autres articles Monothéisme, le totalitarisme premier et L’intolérance des monothéismes, répertoriés dans la thématique Monothéisme). Dans Pourquoi le monothéisme ? Jean Soler écrit :
Lire la suite « Du polythéisme à la monolâtrie exclusive »Les origines chrétiennes du sionisme
Il n’y a pas plus fondé que l’expression Juifs synthétiques pour qualifier les chrétiens. L’économiste Philippe Simonnot en fait la démonstration dans son livre Delenda America (2011, Editions Baudelaire). Il en ressort que…
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