Le libéralisme au service de la dissolution des nations

Le libéralisme est la doctrine selon laquelle chaque individu est mû avant tout par son intérêt personnel et doit être laissé libre de le rechercher. Il s’agit donc d’une idéologie individualiste, en rupture radicale avec les postulats sur la base desquels fonctionnaient les sociétés traditionnelles, qui faisaient au contraire prévaloir l’intérêt du groupe. Le libéralisme, certes, ne rejette pas la notion d’intérêt général : mais il affirme que c’est l’addition des intérêts particuliers qui, comme par l’action d’une « main invisible », y conduit naturellement.

Il se trouve que le libéralisme conduit en réalité à la dissolution des nations et des civilisations elles-mêmes, et ce par un double canal :

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Ontologie et eschatologie de l’ordre mondial

À une époque où la victoire de la vision du monde libérale semblait définitive et où l’on proclamait la « fin de l’histoire » comme un fait irréversible, le monde s’est retrouvé au bord d’une nouvelle réalité post-atomique, où les conflits idéologiques et civilisateurs ne disparaissaient pas, mais se transformaient en formes plus complexes et ontologiquement inconciliables. L’ordre mondial ne peut plus reposer sur l’illusion d’une homogénéité ou sur la stratégie de détruire l’adversaire, car les enjeux ont atteint une limite existentielle : la victoire, définie comme la maximisation des dégâts, entraîne aujourd’hui inévitablement une catastrophe globale. Ainsi, la seule issue réaliste du face-à-face n’est pas la capitulation de l’une ou l’autre partie, mais la reconnaissance ontologique et la fixation d’une nouvelle limite stratégique, dans la logique de laquelle la capacité à prévenir la guerre devient la valeur politique suprême. En conséquence, le monde n’atteindra pas l’utopie de l’homogénéité, mais trouvera la stabilité grâce à la « multiplicité florissante » (K. Leontiev), passant à un état de tension contrôlée et de coexistence structurale dans tous les hémisphères.

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Un détritus du passé : la vieillerie OTAN

Notre monde, celui de la politique internationale, est envahi de débris. Des restes du passé, laissés sur la plage après un naufrage. Et ces débris, de vieilles babioles désormais inutiles, encombrent le rivage. Rendant, en substance, difficile la compréhension de la réalité.

L’OTAN, c’est un tel déchet. Ce qui reste d’un naufrage. Et pourtant, très peu semblent en prendre conscience. Au moins ici, dans « l’Occident ». Dans cette Europe encore prisonnière des représentations du passé.

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Dindon français

Au moment où l’Amérique de Trump veut se débarrasser de l’Ordre international libéral mondialiste, l’Europe qui en était la première victime et le vassal par excellence, en est aujourd’hui le plus grand défenseur par masochisme droit-de-l’hommiste. Nous sommes le dindon de la farce de ce nouvel ordre multipolaire pragmatique, nationaliste et identitaire accepté par tous les grands pays du monde, en croyant encore à la tour de Babel globaliste que Trump détruit chez lui.

— Alexandre del Valle

Natalité ou submersion migratoire ?

Dans son édition de ce 16 décembre 2025, l’un des haut-parleurs grassement subventionnés de la politique mondialiste et du pouvoir français, le journal Le Parisien, titre de façon péremptoire qu’à l’image de l’Italie elle aussi confrontée à davantage de décès que de naissances, « la France ne pourra plus se passer de l’immigration ».

Alors faut-il préférer que le pays décroisse jusqu’à disparaître plutôt qu’il continue en n’étant plus lui-même ? Idéalement il est préférable qu’il continue en restant lui-même évidemment, mais s’il devait se montrer incapable de continuer en restant lui-même et qu’il devait réclamer l’assistance de l’immigration pour continuer tout de même, alors là ne devient-il pas préférable qu’il décroisse jusqu’à disparaître ? Il est préférable que dans mille ans on dise « La France a été un grand pays, puis ce pays a disparu mais ça a été une belle aventure », plutôt que « La France a dû se laisser envahir par les zones en sous-développement économique et culturel pour continuer de vivoter péniblement en devenant une extension du tiers-monde. »

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Les ONG, l’autre « service action » du mondialisme

Les ONG, « organisations non gouvernementales » sont les blanches mains du bien, les courroies de transmission de l’empire du bien, les mille et une officines qui sécrètent, concrètement, la gouvernance globale. Le Bien avec un grand B s’incarne en elles. Il n’y a qu’à lire leur notice Wikipédia. On y apprend dès l’introduction que quatre choses caractérisent l’ONG, son but non lucratif, son indépendance financière et politique, son souci de l’intérêt public. D’emblée, le mensonge est là, sur au moins deux de ces affirmations, son indépendance financière et politique. Car comme en toute chose, qui paie ordonne. Ce que valent ces affirmations d’indépendance, on le verra en effet plus loin, mais les intentions affichées sont claires, les ONG se posent en chevaliers blancs par opposition aux États et à leurs magouilles douteuses, leur lourdeur, leur insensibilité, leurs intérêts courts, leur violence. Elles ont lutté et luttent pour la paix, le désarmement, le développement durable, l’humanitaire, les droits de l’homme, des enfants, des femmes, l’éducatif, le caritatif, la submersion migratoire extra-européenne, contre l’esclavage, la faim, les maladies, les discriminations, les dictatures. Les ONG, sont les parangons de l’engagement vertueux. Précision importante : l’analyse de leur rôle ci-après vaut, s’agissant des États-Unis, pour la gouvernance antérieure à Donald Trump. L’avenir nous dira si un changement de rapport aura eu lieu entre les ONG et le nouveau pouvoir fédéral américain.

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Le laïcisme n’a plus la cote

La République, qui utilisa le laïcisme pour régler son compte à l’Église catholique (il n’y avait en France en 1900 qu’une seule religion, le nombre de juifs et de protestants étant inversement proportionnel à leur influence sur le pouvoir), se trouve aujourd’hui divisée et incapable, faute de volonté, d’empêcher l’islam de proliférer. Ayant rempli sa fonction, le laïcisme (qui n’a plus qu’un activisme résiduel à travers quelques militants qui rangent leur tablier maçonnique pour apparaître publiquement sous le label de la « Libre pensée », contre les crèches ou une statue de saint), est abandonné par la République au profit du communautarisme à l’américaine : dans les faits, est dit aujourd’hui républicain, tout corps, tout homme, tout concept, tout droit, qui tend à la destruction de la France. Ou pour reprendre le nouveau vocabulaire du régime, à son insertion harmonieuse dans le monde en devenir, un monde ouvert, non discriminant, inclusif, soucieux du bien-être des hommes et des femmes, sans considération de leur origine, de leurs croyances, ni de leur orientation sexuelle.

C’est le grand bordel dans les têtes

On voit régulièrement affichée cette image assimilant l’Union européenne, pour ce qu’elle a de néfaste et d’insupportable, à l’Allemagne du IIIe Reich. Ceux qui font cet affichage ont un vrai problème de compréhension. Ils baignent dans la schizophrénie, pleurant les effets dont ils chérissent les causes. Ils savent comme les autres cette évidence que la société actuelle en Europe occidentale est le fruit de la politique et du modèle des vainqueurs de 1945. Mais c’est une société de merde, pourrie par les idéaux maçonniques multiculturel, multireligieux, multiracial, avec la ruine économique et surtout l’insécurité qui y sont associées. Importez en masse le tiers-monde, vous devenez le tiers-monde. Un modèle véritablement infect uniquement prisé par des cerveaux pervertis. 

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Leçons tirées de l’Occident brisé par l’immigration

Ou comment la décadence politique se propage lorsque l’idéologie remplace la réalité

Alexandre Douguine montre comment l’effondrement de l’Occident, alimenté par l’immigration, révèle le destin de tout système politique qui se coupe de la tradition et tombe dans la pourriture de sa propre idéologie laïque.

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