« La Patrie a le droit d’élever ses enfants, elle ne peut confier ce dépôt à l’orgueil des familles, ni aux préjugés des particuliers » (Robespierre).
« Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents. Qui me répondra que ces enfants, travaillés par l’égoïsme des pères, ne deviendront pas dangereux pour la République ? » (Danton).
Il faut que les Français finissent par comprendre la nature du régime sous lequel on les fait vivre. Pour les penseurs de la révolution de 1789, il faut surtout prendre le contrôle des enfants, en les coulant dans le moule social à un âge où ils sont encore malléables et perméables. Dans la pure conception socialiste, les enfants sont la chose de l’État. Et l’État n’apprécie pas que la famille puisse avoir un regard sur l’éducation (« l’égoïsme… ») de ses enfants.
Dans la célèbre dystopie de Aldous Huxley Le Meilleur des Mondes, (écrit en 1931, publié l’année suivante) dont notre réalité actuelle se rapproche tant sur bien des sujets, la production des humains est planifiée en cinq castes et selon les besoins quantifiés pour le fonctionnement de la société. Les Alphas et les Betas bénéficient d’une individualité propre, fournissent le personnel dirigeant. Les Gammas, les Deltas et les Epsilons font l’objet d’un clonage, et restent cantonnés dans une existence bassement matérielle. Cette masse indifférenciée de citoyens primaires constitue « un instrument majeur de stabilité sociale ». L’auteur fait dire à l’un des personnages de son roman : « Nous prédestinons et conditionnons. Nous décantons nos bébés sous forme d’êtres vivants socialisés, sous forme d’Alphas ou d’Epsilons, de futurs Administrateurs, ou de futurs vidangeurs. Chez les Epsilons nous n’avons pas besoin d’intelligence humaine, et on ne l’obtient pas ».
Pourquoi ces préalables en introduction ?…
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