Mener ce combat…

« Quand on voit un cheval fort et un cheval faible, on a naturellement tendance à préférer le cheval fort. » – Osama bin Laden

On différencie deux modes de diffusion des religions :

  • la progression par domination (amener les vaincus à la conversion) ; les conquêtes de l’islam originel en fournissent un exemple.
  • la progression par domination associée à l’intégration (récupération des fêtes et des personnages païens) ; ce fut plutôt le mode de propagation du christianisme.

Comme l’islam le fit en permanence, le christianisme progressa aussi, à certaines phases de son histoire, par conquête et domination. En Espagne, avec la Reconquista, le christianisme eut à récupérer le territoire espagnol en faisant usage de la force contre un occupant musulman qui bien évidemment n’était pas disposé à retourner de lui-même sur ses terres du Maghreb.

Inversement aujourd’hui, autant par le fait d’une volonté d’expansion assumée que par l’alternative claire qu’il offre à un monde occidental où l’argent, la débauche et la dégénérescence règnent en maîtres, l’islam n’a plus besoin de faire usage de la force pour gagner de nouveaux adeptes ; ici, l’islam convertit sur le dégoût que peut inspirer la dérive matérialiste du monde occidental.

L’affichage sociétal et médiatique de l’islam (par les vêtements, burqa, voile, barbe, kamis-babouches-calottes dans la rue, qui sont autant d’étendards déployés, par le soutien institutionnel, par les attentats qui peuvent être une séduisante « démonstration de force » pour certains…) facilite d’un part le ralliement d’Occidentaux à l’esprit égaré et en besoin de croire (des esprits que n’attirent ni le christianisme, ni la religion laïque du régime français, ni les utopies marxistes, crypto-communistes – écologie gauchiste, wokisme…), et le ralliement de dégoûtés par le matérialisme du monde occidental d’autre part.

Le païen polythéiste européen actuel n’a pas la visibilité sociale du musulman pour afficher l’univers spirituel qui est le sien, il ne circule pas dans la rue vêtu en toge ou dans des vêtements de l’époque antérieure au christianisme comme le fait le musulman avec ses vêtements de bédouins du VIIe siècle, le païen européen porte des blue-jeans, des chaussures à lacets, un tee-shirt et un blouson, il est visuellement indétectable au milieu de ses contemporains. Le paganisme ne bénéficie donc pas de cette « publicité » d’affichage (dans la rue et dans les médias) à grande échelle pour montrer son existence. Il doit compter sur d’autres moyens d’action pour faire émerger une prise de conscience identitaire, une prise de conscience sur la culture païenne originelle de notre continent, dans ce vivier d’égarés « disponibles ». Continuons nonobstant de nous afficher partout où l’on en a l’occasion, avec les moyens de notre temps. Il n’y a pas d’autre alternative que celle de mener ce combat d’éveil des « consciences assoupies », pour reprendre les mots de Dominique Venner.