En vrac et de façon non exhaustive, le pouvoir en France repose sur :
1. Un monopole de la violence légale (et du régalien en général) : la base de tout État qui se respecte. C’est par ce biais qu’on tient son troupeau de main ferme, notamment les bêtes les plus récalcitrantes.
2. Un cartel politique qui s’organise autour : ce monopole de la violence a besoin d’assistants pour justifier son existence auprès des masses, se rendre indispensable économiquement et rester en place. Cette cour comporte des intellectuels, de nombreux journalistes, des influenceurs politiques, etc. L’Éducation nationale, l’Université ou la culture subventionnée font partie de cette toile d’araignée.
3. Un ensemble de mythes et de techniques psychologiques : le cartel réactive en permanence des idées collectivistes (qui sacrifient la souveraineté individuelle) comme l’étatisme, la démocratie, les débats, le vote, la justice sociale, l’intérêt général… autant de superstitions introduites et réintroduites dans le cerveau des gens pour soutenir leur ravisseur. Le cartel use par ailleurs de manipulation et joue sur des facteurs psychologiques pour nous piloter à distance. Tout est fait pour légitimer le transfert forcé de nos propriétés vers l’État.
4. Un champ des possibles atrophié : ces mythes et manipulations en viennent à réduire notre imagination politique. L’auto-organisation et la sécession ne sont donc pas discutés, puisque même pas envisagés. Le syndrome de Stockholm institutionnel est alors généralisé.
5. Maintenir l’assentiment d’une masse critique : le cartel doit s’assurer que l’atrophie et l’incapacité des gens à se réorganiser soient entretenus. L’État cherche donc à transformer une part importante de la population en bénéficiaires (fonctionnaires, aides aux personnes, entreprises subventionnées, etc.). Tant que les besoins primaires et que les colères populaires sont canalisés, le coût du changement restera prohibitif. La docilité étant d’ailleurs habilement collectivisée, elle devient même quasi invisible pour celui qui en bénéficie. Enfin, le Pouvoir a érodé l’épargne des individus et les a enfermés dans une préférence temporelle pour le présent. Il les prive donc de l’autonomie nécessaire pour se projeter et bâtir des projets long terme. De bout en bout, l’étatisme se comporte en organisation mafieuse de grande ampleur, dont l’existence ne tient qu’à sa capacité d’exploitation multimodale de l’individu.
— Arthur Homines
