Parmi les sept énergumènes interpellés dans l’enquête sur le meurtre de Quentin, figurent à l’heure où nous écrivons :
- Le fils d’un magistrat lyonnais.
- Le fils d’un couple de cinéastes liés à la Ligue communiste révolutionnaire, ayant réalisé de nombreux films sur la culture africaine.
- La fille du directeur des relations internationales de la métropole de Lyon.
- Un attaché parlementaire de l’Assemblée nationale.
Des filles et fils de familles bourgeoises, des familles ayant une culture politique, dans laquelle grandissent leurs rejetons. Il en a toujours été ainsi. Papa est journaliste, politicien, maman est universitaire… Les exemples dans l’histoire ne se comptent plus, de gens appartenant à la bourgeoisie investis dans l’action communiste révolutionnaire, non pas par nécessité personnelle puisque ne manquant de rien en tant que bourgeois, mais au nom d’une « conscience politique » dont les prolétaires seraient dénués. Ils sont parfaitement dépeints dans le film brésilien Tropa de Elite (avec Wagner Moura) se donnant bonne conscence et flattant leur égo en croyant venir au secours des deshérités.
La bourgeoisie française a fait la révolution de 1789. Elle a instrumentalisé une infime part des Français pour lui servir de bélier. Mais l’entreprise fut strictement bourgeoise (aidée d’aristocrates renégats à la monarchie). Les mouvements militants communistes de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1930 en Allemagne et ailleurs en Europe centrale, sont faits de filles et fils de familles bourgeoises et de notables (Rosa Luxemburg par exemple, Karl Marx bien sûr). Pas ou peu de fils de prolétaires dans cette entreprise, et de nos jours pas d’Africains ou de Maghrébins appartenant aux « quartiers sensibles » dans les rangs des « antifascistes ». Essentiellement des petits bourges qui jouent à s’encanailler dans des comportements de petites frappes sorties des bas-fonds.
Occasionnellement, un homme issu du peuple parvient au pouvoir, et a naturellement à coeur les intérêts de la classe sociale dont il est issu. C’est arrivé au XXe siècle en Europe, avec Benito Mussolini, avec Adolf Hitler. La bourgeoisie, surtout la bourgeoisie d’affaires apatride, cosmopolite, n’apprécie pas. Elle est écartée. Elle ne peut plus servir ses propres intérêts et vivre en parasite sur le dos des petites gens. Dès lors, elle nomme « fascistes » ceux qui l’ont dépossédé du pouvoir, il faut les diaboliser aux yeux de l’opinion.
