Protection des pédophiles : une longue tradition française

Tout le monde sait que les pédocriminels sont protégés en France.

Tout le monde avait entendu parler de l’affaire d’agressions sexuelles sur mineures dite des « Ballets roses » qui secoua le monde politique en 1959.

Tout le monde savait que des allégations de partouzes avec des mineurs ont circulé sans poursuites judiciaires sérieuses, malgré les accusations publiques de Luc Ferry en 2011.

Tout le monde savait que des descentes de police à Marrakech impliquaient des Français influents, y compris un ancien ministre (visant implicitement Jack Lang), avec des jeunes garçons, mais l’affaire a été étouffée par l’Ambassade de France sans poursuites.

Tout le monde savait que l’affaire du Coral (un réseau pédophile dans les années 1980) impliquait des personnalités politiques et culturelles mais les enquêtes ont été classées sans suite malgré des témoignages.

Tout le monde savait que des tribunes pro-pédophilie dans les années 1970 étaient signées par des figures politiques comme Bernard Kouchner et Jack Lang, sans conséquences sur leur carrière politique, ainsi que des intellectuels de gauche Sartre, Foucault, Simone de Beauvoir, prônant la décriminalisation des rapports avec des mineurs, sans scandale médiatique à l’époque.

Tout le monde savait que Gabriel Matzneff, écrivain pédophile assumé, était soutenu par des journalistes de Libération et du Monde, et des politiciens (invité à l’Élysée par Mitterrand), sans inquiétude jusqu’à la révélation par Vanessa Springora en 2020.

Tout le monde savait que des journalistes comme ceux de VSD ou Libération étaient impliqués ou couvraient des affaires pédophiles (ex. : Franck Demules à Libération, ou reportages controversés sur des réseaux), mais les médias ont souvent minimisé ou ignoré ces méfaits.

Tout le monde savait que Daniel Cohn-Bendit avait écrit des textes sur des interactions avec des enfants dans les années 70, relancés en 2019, s’était affiché avec un discours insolent dans l’émission littéraire Apostrophes, sans impact majeur sur sa carrière politique européenne.

Tous ceux qui s’étaient intéressés à l’affaire Epstein savaient les liens touchaient des personnalités françaises mais les enquêtes parlementaires ont été bloquées.

Tout le monde savait que des scandales pédophiles dans l’Éducation nationale (ex. : réintégration d’enseignants condamnés) impliquaient des décideurs politiques, mais les institutions ont souvent protégé les coupables sans alarme publique.

Tout le monde savait que des scandales pédophiles dans l’Église étaient tenus sous omerta par la hiérarchie épiscopale.

Etc… etc…

Munie d’un tel passif en la matière, la France ne pouvait pas ne pas figurer à une place de choix dans les Epstein files. Si vous pensez que l’affaire Epstein n’est pas si grave, vous avez déjà perdu. Ils doivent tous payer, que ce soit pour pédophilie, trafic d’influence, enculerie généralisée, soirées à prostituées mineures.
Tous !