Le système pénal français est sous un dévoiement de l’esprit

Si les choses vont tellement mal en France en matière de criminalité et de délinquances, c’est parce que la doctrine pénale en vigueur est basée sur une inversion de la normalité, sur deux erreurs fondamentales, qui ont des conséquences énormes sur la quantité de victimes qui en découlent : le droit à un avocat lors de l’enquête et du procès pénal pour tout le monde, malfaiteurs compris ; et le postulat idéologique selon lequel toutes les vies se valent en ce monde.

Or, le malfaiteur n’a pas besoin d’assistance dans la commission de son méfait. Il faut donc considérer qu’il ne mérite pas qu’on ait la bonté de lui autoriser une assistance lors de son procès, il a agi seul dans la commission de forfait, de son agression, son cambriolage, son viol, qu’il se débrouille seul pour sa défense face aux juges. Les avocats de la défense ne devraient être réservés qu’aux victimes, ce sont elles qui du fait de ce qu’elles ont subi méritent d’être assistés. Si l’on se comporte sans droiture, il n’y a aucune raison de bénéficier de droits.

Et non, toutes les vies ne se valent pas. La vie d’une pourriture ne vaudra jamais celle d’un honnête homme, d’une vitime innocente ou celle d’un héros. Il faut avoir un profond dévoiement de l’esprit pour être partisan du contraire comme le font la doctrine pénale et la philosophie dans lesquelles baigne la France. Si l’on veut abolir la peine de mort, que les assassins commencent.

C’est une évidence, qui ne tient pas compte du sort de la canaille mais avant tout de la protection du corps social, les malfaiteurs à la défense moins efficace parce que ne bénéficiant pas des ruses de rhétorique, des tours et des effets de manche de ceux qui viennent voler à leur secours, finiraient plus nombreux derrière les barreaux (à la condition que le pouvoir cesse de refuser d’enfermer les crapules et construise les places de prison nécessaires) et constitueraient autant de dangers en moins en circulation dans nos rues. De même, mettre à mort l’auteur d’une infraction criminelle (et les infractions criminelles ne concernent pas que les crimes de sang) est la seule et unique garantie qu’il ne récidivera pas une fois relâché. Ces deux affirmations sont d’une logique implacable. Leur application réduirait considérablement le nombre de victimes. Alors de quelles intentions faut-il être porteur pour être en désaccord avec elles ?