Dossier Epstein : violentes secousses en Europe

Ceux qui pensent que l’affaire Epstein est un épiphénomène, un truc de « complotiste », vivent dans un univers parallèle : celui du déni. Pour preuve, la masse colossale de documents publiés par le Département américain de la Justice a provoqué une onde de choc au sein des « élites » politiques, économiques et sociales européennes mettant fin à des carrières et déclenchant des enquêtes politiques et criminelles.

Sauf en France bien entendu, où ce genre de fripouilles bénéficient d’une mansuétude systémique et demeurent exempts de poursuites, pour l’instant, à l’exception du cas Jack Lang, fusible sacrifié à l’opinion, non pour des suspicions de pédophilie malgré son passé avéré en la matière, mais pour des raisons « fiscales » liées à Epstein, Jack Lang est pour le pouvoir français la vache que l’on consent à sacrifier pour traverser le fleuve infesté de piranhas afin que le reste du troupeau puisse passer un peu plus loin sans être inquiété.

Ce dossier révèle un vaste réseau mondial de membres de familles royales, de dirigeants politiques, de milliardaires, de banquiers et d’universitaires que le riche financier avait constitué autour de lui. Personnalités qui s’avèrent bien troubles (ce que ceux qui étaient qualifiés de complotistes par ce système clamaient de longue date), personnalités aujourd’hui limogées, contraintes à la démission, sujettes à enquêtes. Il collectionnait ces personnalités influentes pétries de vices comme les entomologistes collectionnent les insectes. En les compromettant parfois dans des affaires de pédophilie, de prostitution de mineures, ou dans on ne sait quoi d’autre, il bénéficiait sur elles d’un puissant de levier de contrôle dont on peut se demander si certains ne s’en sont pas servi en coulisses pour influencer les politiques mises en œuvre de part et d’autre de l’Atlantique.