Dans un monde gouverné par l’inversion des valeurs

Ils ne deviennent pas des monstres une fois au pouvoir. On les met au pouvoir parce qu’ils sont des monstres. Personne n’arrive au sommet par hasard, et surtout pas les vertueux. On y monte parce qu’on a été choisi par ceux qui dirigent vraiment, dans la discrétion de cénacles extérieurs, transnationaux. Dans les pays bâtis sous cette philosophie, la corruption, les déviances, la soif de domination et la fidélité au dogme ne sont pas des défauts dans ce système. Ce sont des critères de sélection pour gravir les échelons de la pyramide hiérarchie, sous le regard d’un oeil triangulaire. Dans ce système inverti qui affiche ses pratiques avec insolence, l’intégrité te fait descendre. La déviance te fait monter.