Où les Vikings pensaient-ils que l’on allait après la mort ?

Il n’existait pas d’au-delà unique dans la mythologie nordique. Votre sort final dépendait de la façon dont vous étiez mort, de ceux qui vous réclamaient et de votre lieu d’appartenance.

Valhalla
Le hall d’Ódin, réservé à certains guerriers tombés au combat. Choisis par les Valkyries. Une destination non-automatique et rare.

Fólkvangr
Gouvernée par Freyja, elle reçoit la moitié des morts au combat. Cela prouve à elle seul que le Valhalla n’était pas la seule destination des guerriers.

Helheim
La destination la plus courante. Ceux qui sont décédés de maladie, de vieillesse ou d’accident vont ici. Hel n’était pas une punition. C’était un lieu neutre et inévitable.

Le royaume de Rán
Ceux qui se noyaient en mer étaient emmenés par la déesse de la mer Rán. « La mer a réclamé ce qui lui appartenait. »

Helgafell (Montagnes sacrées)
Dans certaines régions, on croyait que les morts habitaient les montagnes ou la terre elle-même, restant non loin de leur famille et de leur lieu d’origine.

Tumulus funéraires
On pensait que certains morts restaient dans leurs tombes en tant qu’ancêtres. Cette croyance explique les histoires de draugr (vivant dans leur tombe, gardant souvent un trésor enfoui avec eux dans leur tumulus, ce sont des cadavres animés qui, contrairement aux fantômes, ont un corps physique avec des aptitudes physiques similaires à celles des êtres vivants) et le culte des ancêtres.

Dans la mythologie nordique, l’au-delà n’était pas lié au jugement moral, et c’est une différence fondamentale de conception par rapport au christianisme. Il n’existait pas de système de paradis et d’enfer. Tout le monde n’allait pas au Valhalla. La plupart n’y allaient pas. L’au-delà nordique était pluriel, contextuel et fondé sur le destin, et non sur la récompense ou la punition. Pas de « chantage au salut » constitué par l’acte de foi qui pose, pour ainsi dire, une hypothèque sur l’âme du croyant astreint, chaque jour de sa vie, à payer un « ratio de foi » qui lui donne, tout au plus, le droit d’espérer un salut imaginaire, « à crédit », conception bien en accord avec la mentalité masochiste du chrétien.

Où finirez-vous ?

En chemin vers le Valhalla