Europe et monde sémite : deux conceptions radicalement distinctes du divin

C’est une banalité que de le dire, mais le monde occidental a perdu la mesure de tant de choses évidentes… La diversité des races et des ethnies dans ce monde ne s’est pas manifestée uniquement à travers les couleurs de peau et les apparences physiques. La Nature a accompagné ces différences de couleurs de peau et d’apparence, d’une différence notoire de mental. Et la vision que l’on peut avoir du divin est un terrain privilégié d’expression de ces différences.

Du Nord au Sud, d’Ouest en Est, les Européens ont inventé des panthéons et des mythologies fantastiques, qui constituent de véritables livres d’aventures, avec leurs héros, leurs prouesses, et des dieux tellement humains, avec leurs rivalités, leurs faiblesses, Zeus est un incorrigible coureur de femmes, Dionysos célèbre la fête, Aphrodite la fécondité et l’amour, Apollon la beauté masculine… Sur notre continent les figures divines attribuées à une fonction ont toutes leurs équivalents dans les autres panthéons celte, nordique, slave, romain, révélant une pensée et une vision commune du merveilleux, du légendaire et de la vie. Pendant ce temps-là qu’a inventé la pensée sémite ?

Hébreux et Arabes, tous donnés pour descendre de Sem, personnage biblique, l’un des trois fils de Noé. Les Hébreux inventent le monothéisme, avec un dieu exigeant une soumission à lui obsessionnelle qui se traduit dans les moindre actes et gestes au quotidien par une liste de 613 commandements (la halakha, interdits et obligations) qui pèse sur le croyant. Le christianisme, fondé par un révolutionnaire religieux juif hérétique à la religion de ses pères, le rabbin Yeshua ben Yosef alias Jésus, instaure (liste non exhaustive) l’inquisition sur les consciences (la confession), la culpabilisation, la contrition, la repentance et l’autoflagellation (mentale ou physique), le christianisme implique l’Homme dans l’histoire d’un torturé. L’islam pèse tout autant au quotidien sur la vie des croyants, avec sa soumission à un dieu aussi intolérant et jaloux que le dieu juif, ses interdits empruntés au judaïsme, ses cinq prières ponctuant l’activité humaine de l’aube au coucher du soleil. Tant de contraintes inutiles… Les trois monothéismes ont leurs visions de l’horreur avec leur Sheitan, leur Satan, leur idée d’un enfer de fournaise, de flammes et de souffrances. Dans le monothéisme, il n’y a aucun répit mental, l’homme est sans cesse rappelé à l’existence d’un dieu dictatorial et à son « jugement ».

Le monde sémite antique est un monde de sadisme divin et de masochistes, il l’est resté à travers les siècles jusqu’à nos jours. L’Europe antique est une terre de divin merveilleux qui ne cherche pas à terroriser l’homme, elle a été saccagée et polluée par le religieux masochiste oriental. Cette vision du divin n’a rien à faire sur son sol. Il est grand temps qu’elle fasse le ménage et revienne à sa conception de la relation Dieu-homme.