Les juges en France n’ont pas de légitimité élective du peuple. Ils sont une catégorie de fonctionnaires, et comme tels ils devraient donc être soumis à l’autorité et aux aux instructions du politique, lequel n’a pas (puisque lui est élu) à voir ses décision contournées, contestées, rejetées (par exemple à l’occasion d’un projet de loi), par des juges à qui cette autorité a été bien imprudemment donnée. Il doit être mis un terme à cette incohérence. De même du pouvoir d’interprétation des cas et des sanctions au pénal, qui a abouti aux dérives que l’on connaît en matière de mansuétude envers la canaille avec les millions de crimes et délits commis chaque année dans un pays transformé en terrain de chasse et de jeu « open bar » pour les prédateurs et les vandales, sous l’idéologie des droits de l’individu à qui l’on a donné la primauté sur l’intérêt du corps social.
La fonction de juge est trop importante pour être laissée hors de contrôle et livrée au possible accaparement par des idéologies nuisibles. Le syndicalisme doit y être interdit comme c’est le cas dans les forces armées. Au pénal, la fonction de juge d’application des peines n’a aucune raison d’être, elle est un déni aberrant du principe d’autorité de la chose jugée puisqu’elle aménage, modifie à sa convenance, ce qui avait été décidé par le tribunal. Les juges doivent redevenir « les bouches qui prononcent les paroles de la loi » (Montesquieu), et ne pas être des décideurs qui font fondre la sanction prononcée par rapport à la lettre du code.
Encore, le rôle du juge devrai être dans l’examen des procédures pénales, de constater si les éléments de preuve apportés par la Police établissent la culpabilité ou pas du suspect, pas d’ergoter sur la façon donc ces preuves ont été obtenues, la protection de la société est plus importante que la façon dont on s’y est pris pour démasquer le malfaiteur, le rôle du juge doit être de dire honnêtement la validité ou pas de la démonstration policière. La Police n’a pas à travailler sous la surveillance et le commandement des juges, dont une bonne partie est nourrie des idéaux gauchiste de la célèbre « harangue du juge Baudot », sans quoi elle devient un caniche édenté tenu en laisse et la prééminence ne va pas à la neutralisation du malfaiteur.
