Qu’a été l’Amérique jusqu’à l’arrivée de Donald Trump ?

Quand l’Amérique d’avant Donald Trump affichait sa propagande gay en associant le « rainbow flag » à la bannière étoilée sur des bâtiments publics, sa propagande woke, transgenre, elle agissait à la fois en maîtresse et en institutrice du « nouveau monde », en dominatrice politique, en professeur de sottise.

C’est pourquoi l’Amérique pré-Trump, cette Amérique de « néoconservateurs » gauchistes, fut un ennemi particulièrement puissant, dangereux, et détestable. Du temps de l’URSS, le soviétique était haïssable, mais nous n’avions rien contre l’âme ou la culture russe qui était malmenée, étouffée, écrasée par les rouges. L’Amérique de Biden était encore celle de la tyrannie mondialiste. La tête la plus dangereuse de cet animal monstrueux était la révolution, sa façon de faire la révolution. Les naïfs n’y prenaient pas garde à cause de l’air bonasse et niais de « Sleepy Joe ». Pour qu’ils soient plus clairement perçus par les naïfs, il manquait un couteau entre les dents ou les lunettes de Trotski à ces gens-là. Ce fut leur force.

Subrepticement, les dirigeants Américains qui ont précédé Trump réussissaient ce dont 1789 et 1917 avaient rêvé : la république universelle. Une république qui ne reconnaît pas aux nations le droit d’exister vraiment en dehors d’elle, n’admettant au fond que des citoyens définis sur des critères idéologiques, et des ennemis, des barbares, des voyous. Une république qui méprise le sang et l’histoire, au nom du bien et de ses propres lumières. On a vu que Donald Trump rompt avec cette doctrine passée que les universalistes d’Europe occidentale continuent à porter et qu’il met en garde quant aux conséquences qu’elle aura pour l’identité historique des européens. Trump et Vance nous disent que la vision des choses de l’Amérique précédente était porteuse de mauvaise aspects, et ils reprochent à la gouvernance d’Europe de ne pas tourner le dos à cette vision mondialiste comme le fait cette nouvelle gouvernance américaine dans une démarche légitime de protection. Et ils ont raison.

La révolution est une chose spirituelle et religieuse, 1789 l’a montré. Celle qui nous occupe est morale. Ce n’est qu’improprement qu’on parle de révolution, une révolution est un tour complet revenant au point de départ. Ici tout avait été inversé à 180° : le bas était mis en haut, le faux remplaçait le vrai, un « nouveau bien » devait s’imposer à tous, c’était la morale enfantine et terrifiante des judéo-maçons démocrates. (L’observation des doctrines et des hommes rend nécessaire de parler de judéo-maçons américains tout comme il était pertinent voilà quelques décennies de parler de judéo-bolchevisme).

Les États-Unis de l’avant Trump ont été le moule où a coulé l’utopie normative gauchiste qui a façonné une partie du monde. À propos de notre « démocratie », Chesterton parlait d’idées chrétiennes devenues folles. Aux États-Unis, les idées « chrétiennes » devenues folles sont juives et protestantes. En précisant qu’elles sont nocives. Le monde global qu’ils ont voulu nous imposer (et qui craque actuellement avec le retour des Empires sur la scène internationale) n’est pas seulement dictatorial et totalitaire, il est faux, il est stupide. Voilà ce qu’il faut combattre dans la pensée des élites américaines de gauche si jamais par malheur elles accédaient de nouveau au pouvoir : la tyrannie d’un monde idiot. Tel fut le credo de l’Amérique jusqu’au 20 janvier 2025. Les changements qu’y apporte le 47e président seront-ils durables ?