Jusqu’où sont-ils allés dans la forfaiture…

Avec l’affaire du Mercosur et la disparition programmée de milliers de petites exploitations agricoles françaises qui seront placées en situation de non compétitives face à l’inondation à venir des produits d’exportations étrangers pour complaire quoi qu’il en coûte à cette véritable religion qu’est pour la poignée de félons qui nous dirigent l’idéologie du « libre échange » sans limites, les Français – du moins ceux qui le peuvent – comprennent enfin ce qu’est une délégation de pouvoir et l’abandon de souveraineté dans le cadre de l’Union européenne. Le con subit ce qu’il doit subir, pour n’avoir pas été capable de comprendre quand c’était nécessaire, quand il était encore temps et de s’opposer à ce dessein mortifère.

Mais cet épisode s’inscrit dans une démarche globale d’imprudence :

C’est un principe élémentaire de la sagesse, que de veiller à ne pas dépendre d’autrui en cas de difficulté. Pour un homme comme pour tout un pays, c’est ce qui se nomme prévoyance par autosuffisance, autarcie, qui vous rend capable de faire face et de continuer à ne manquer de rien. parce que vous n’avez besoin de personne. Les survivalistes semblent être les seuls de nos jours à avoir conservé ce bon sens.

Ainsi, un pays doit être capable de fournir sa population d’abord dans tout ce qui est essentiel à la civilisation, nourriture, vêtements, chaussures, médicaments, acier et métaux, eau et énergie. Et n’importer que ce qu’il ne produit pas lui-même.

C’est évoquer des évidences que de dire tout cela. Pourtant, il a existé des générations d’hommes politiques français qui ont choisi de bafouer cette règle d’or, qui ont laissé disparaître des pans entiers de la production, de la sidérurgie et des filatures du Nord aux gantiers de Millau en passant par la production pharmaceutique. Ils ont tout fermé ici pour passer la production à l’étranger. Ils ont choisi de ne rien faire pour préserver les outils de production nationaux. Ils ont marché dans l’idée de transformer la Chine en « atelier du monde ». La France ne produit plus ses munitions et ses armes, de poing et d’épaule, elle les achète à l’Italie et à l’Allemagne. Quand un pays est dépendant de l’approvisionnement par d’autres, en cas de renversements d’alliances, de conflit international compromettant les transports de marchandises, il n’y a plus d’approvisionnements, la pénurie et l’impuissance s’abattent chez celui qui a choisi de ne pas être autosuffisant. Une imprudence qui dépasse l’entendement.

Il faut être malade mental ou une espèce de renégat malfaisant au dernier degré pour adopter ce comportement. Ils l’ont fait. Comment la raison peut-elle à ce point manquer à des gens prétendant à la direction d’un pays ?