De tout temps et en tous lieux, les sociétés humaines ont compris qu’il est nécessaire de neutraliser, par l’élimination ou par l’enfermement, les sujets incapables de se comporter normalement et ayant fait la démonstration par la prédation ou par la violence physique qu’ils sont un danger pour la vie et les biens d’autrui. Il a fallu un incroyable mouvement de perversion de la pensée pour abandonner ce principe de bon sens élémentaire. Ce mouvement a eu lieu en France, et il a accouché de deux aberrations majeures : l’abolition de la peine de mort, et l’adoption du principe qu’il faut le plus possible éviter l’enfermement pénal dans le traitement du malfaiteur ou de celui qui ne respecte pas une législation n’ayant rien d’anormal comme celle d’interdire de présence sur le territoire tout individu qui ne s’en montre pas digne. De là toute la philosophie pénale philocriminelle en vigueur.
Les membres du Conseil constitutionnel, puisque ce pouvoir de censure des volontés gouvernementales leur a été octroyé de façon totalement déraisonnable par le politique procédant de l’élection, ont refusé en août dernier l’extension du délai de placement en centre de rétention administrative qui avait été proposée suite au meurtre de la jeune Philippine. Si vous laissez délibérément sortir de son enclos un animal dangereux, et qu’il attaque quelqu’un dans la rue, vous serez considéré responsable et condamné. Il doit en être de même pour les membres du Conseil constitutionnel, et plus largement pour tous ceux qui rechignent à écarter les nuisibles ou qui retardent autant qu’ils le peuvent leur enfermement. L’inversion de la normalité dans laquelle nous fait vivre une pensée politique et juridique frelatée doit cesser.
De longue date nous affirmons que la dissolution du Conseil constitutionnel (et du Conseil d’État, tous deux tellement favorables à la politique de submersion migratoire de notre continent, ils l’ont amplement démontré) est une nécessité primordiale. Pourquoi ? Ses membres sont nommés pour neuf ans par le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale, et le président du Sénat (trois chacun, hors les cas d’anciens présidents de la République toujours vivants et qui viendraient y siéger car il est établi que de par leur fonction passée ils en sont membres de droit), ce sont donc des agents directs du Système, qui iront donc forcément (on ne mord pas la main qui nourrit) vers les choix politiques de ceux à qui ils doivent leur poste. Sauf que par principe, dans un système démocratique qui considère que celui qui sort vainqueur de l’élection présidentielle à la légitimité populaire, ledit vainqueur (et le gouvernement qui en découle), puisqu’il est « légitime », quoi qu’il veuille entreprendre, ne doit pas avoir besoin d’aller chercher la validation de ses intentions et de ses actions par des gens qu’il va éventuellement lui-même nommer pour partie au cours de son mandat (si la rotation des temps de nomination le requiert). Système de dingue où celui qui est au pouvoir soumet son action à l’approbation de gens qu’il a lui-même nommés ! Et dans le cas d’une alternance amenant à la direction du pays un parti dont le programme n’est pas du goût du Conseil et du précédent pouvoir à qui il est redevable de ses postes, ce conseil va de fait devenir un frein, un verrou à l’action du nouveau pouvoir bien que ce dernier soit lui aussi totalement « légitime » de par le résultat des urnes. Dans les deux, cas, le Conseil constitutionnel n’a pas de nécessité d’exister. De plus et troisième raison plaidant pour sa dissolution, ces 9 n’ont aucun « sagesse » particulière, ce sont des hommes-lige comme on l’a vu, les vrais compétents autour d’eux ce sont les petites mains de l’armada de juristes qui examine les volontés gouvernementales, et ces juristes pourraient tout aussi bien être ventilés dans les divers ministères. Les 9 ne sont là que pour la parade du régime, pour la façade, le décor.
