
Et les païens sont bien placés pour le savoir. En cette fin d’année 2025, chacun peut voir comment la présence de Noël dans l’espace public est combattue comme jamais auparavant, par une association d’intérêt idéologique entre une gauche radicale laïque athée et un activisme de l’islam. Combattue sur le plan scripturaire avec la disparition ici ou là du mot Noël dans les illuminations publiques d’innombrables mairies. Même dans les résultats d’une recherche Google image France pour illustrer cet article, le mot a quasiment disparu (faites l’expérience). Combattue sur le plan verbal avec le refus de prononcer ou d’entendre prononcer ce mot. Combattue par le jihad individuel dans des attentats contre des marchés de Noël partout où l’occasion s’en présente dans divers pays Europe. Cet effacement fait partie du mouvement touchant toutes les références verbales dans d’autres domaines, dont par exemple les vacances scolaires qui ne sont plus de la Toussant, de Pâques, mais d’automne et de printemps. Et certains s’en offusquent, à commencer par les chrétiens évidemment.
Ces derniers s’imaginaient peut-être que le christianisme ne saurait être effacé des consciences (ce que recherche cette association d’intérêt gauche radicale / islam) parce que le christianisme est installé en France depuis 1 600 ans ? L’idée leur paraît inconcevable pour cette même raison ? Le christianisme a effacé de la conscience européenne 30 000 ans de paganisme antérieur à son importation ! Il peut parfaitement disparaitre un jour prochain à son tour. Ceux qui veulent l’abattre commencent par ce qui est actuellement possible à peu de frais, effacer le mot Noël de l’affichage et ne plus le prononcer, s’en prendre aux crèches. Plus tard, quand ce mouvement aura pris suffisamment d’ampleur, quand ils seront suffisamment en position de force, ils s’attaqueront à plus gros, comme les révolutionniares à partir de 1798 ont détruit au canon l’abbaye de Cluny pour en vendre les gravats au poids à des entrepreneurs. Les cathédrales ne sont pas à l’abri, rien n’est à l’abri, pas plus que les lieux sacrés païens détruits et écrasés par le christianisme dans ses premiers siècles (combien de chapelles et d’églises symboliquement construites sur d’anciens lieux sacrés du paganisme ?!).
