Sous la monarchie, nourrir le peuple n’était pas un marché, mais une responsabilité collective. Les moulins, les fours et les greniers étaient contrôlés, les prix régulés, et personne ne spéculait sur la faim. La Police royale des grains présente dans toutes les villes de France faisait le tour des marchés pour veiller à ce que personne n’exagère sur les prix afin que tout le monde puisse avoir du pain. Un marchand exagérant ses marges était considéré en tant que criminel et poursuivi comme tel. Puis la bourgeoisie commerciale s’est développée, les intermédiaires se sont multipliés, et l’alimentation est peu à peu devenue un produit, soumis aux lois du profit.
