Dévoiement pénal

Si les peines prévues dans les articles du code pénal ne manquent pas de sévérité, pour ne pas dire d’outrance (à titre d’exemple récent la détention d’un simple poing américain exposant désormais à 5 ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende), notre procédure pénale en revanche, en sa forme actuelle essentiellement due à l’esprit du funeste héros du régime récemment panthéonisé Robert Badinter, au prétexte de respect des droits de l’Homme et des libertés individuelles, révèle trois facettes. Elle est en fait devenue un ensemble de dispositions marquées :

1° du souci de la personne du malfaiteur et de la défense de ses intérêts,

2° de la défiance, de la contrainte, de l’entrave et de l’inconfort permanents pour le protecteur de la Cité,

3° du mépris à l’encontre de la victime (on se souviendra éternellement du « mur des cons » du Syndicat de la magistrature).

Des dispositions à ce point criminogènes, contraires à la protection de la société et à l’efficacité de la dissuasion, associées à l’idéologie de la « harangue de Baudot » à laquelle adhère une partie de la magistrature, ne peuvent en toute logique émaner que d’esprits insanes ou malhonnêtes.