Au commencement de cette affaire, le pouvoir américain antérieur à Donald Trump, et les valets occidentaux de la politique atlantiste, eurent l’outrecuidance de parler « d’annexion sans valeur » sans suite à la décision par référendum des territoires est-ukrainiens de rejoindre la Fédération de Russie, territoires qui n’ont fait qu’user légitimement du libre « droit à l’autodétermination des peuples » si cher aux fripouilles politiques occidentales, mais pour en faire une reconnaissance bien sélective. Le pouvoir alors en place à Washington et ses vassaux eurent la mémoire courte en matière d’annexion. Alors commençons par faire ce rappel historique : le 2 mars 1917 (la Première Guerre mondiale n’est donc pas terminée) aux États-Unis, le président Woodrow Wilson décrète que l’île de Porto Rico sera désormais gérée comme un État de l’union. Cette annexion, véritablement arbitraire, permet à l’armée américaine de forcer près de 50 000 Portoricains à faire leur « service militaire obligatoire », ou comment trouver un supplément de troupes à plonger dans le conflit mondial.
Mais revenons à l’affaire ukrainienne. Placée dans l’obligation d’agir préventivement contre la malhonnêteté occidentale, laquelle s’orientait vers une prochaine intégration de l’Ukraine à l’Otan (qui était la volonté de Georges W. Bush dès 2008), la Russie a dû intervenir légitimement pour ne pas se retrouver avec des bases atlantistes implantées à sa frontière sur le territoire ukrainien. En effet, après la dislocation de l’ex-Empire soviétique, les occidentaux s’étaient engagés à ne pas progresser vers l’Est. Ils ont allègrement trahi leur parole, avalant au fil des années les pays de l’ancienne sphère soviétique désormais peu à peu intégrés dans l’Otan. Les Occidentaux n’ont cessé de faire progresser leur menace vers le territoire russe. Croyaient-ils que la Russie laisserait faire et resterait jusqu’au bout sans réaction ? On ne peut l’imaginer. Ils étaient parfaitement conscients des possibles conséquences de leurs manœuvres de provocation inutiles, la Russie n’étant plus une menace pour personne mais souhaitant simplement garantir sa souveraineté, sa sécurité et son indépendance. Cette extension, sans combats, du territoire de l’Otan, jusqu’à la tentative de le faire en Ukraine, a permis à l’Ouest, toujours malhonnête, d’obtenir l’inévitable réaction de la Russie et de la placer dans le rôle d’« agresseur » aux yeux de l’opinion occidentale matraquée de propagande anti-russe, alors que Kiev bombardait depuis 2014 les régions de l’est-ukrainien russophiles dans l’indifférence complice des Occidentaux.
Au-delà de l’aspect géostratégique et du secours enfin apporté aux populations ukrainiennes des régions limitrophes de la Russie, cette dernière a engagé, et il était plus que temps, le grand conflit de civilisation qu’attendaient tous ceux qui ne veulent pas de l’hégémonie atlantiste sur le monde. Cette guerre n’est pas seulement une guerre de territoire entre l’Ukraine et la Russie, c’est une guerre de modèles de société et de valeurs pour le monde, Soljenitsyne dans son discours de Harvard en 1978 l’a bien fait ressortir. Une guerre entre d’une part les mondialistes avec leur haine des identités qu’ils veulent dissoudre dans la société multiraciale et le métissage, leur wokisme, leur féminisme et la féminisation de l’homme, leur adoration de la pédophilie, leur dictature de la minorité groupusculaire homosexuelle, leur présence d’enfants dans les défilés de la « fierté anale », leur folie psychiatrique du travestissement et de la transition de genre, leur destruction de la famille hétérosexuelle, toutes abominations portées par les « valeurs » décadentes d’un Occident dégénéré, sous la tutelle du gauchisme nord-américain (Heureusement que Donald Trump est arrivé pour faire refluer ces malades mentaux dans les trous d’où ils n’auraient jamais dû sortir). Et d’autre part les défenseurs de la normalité, de la tradition et des valeurs saines. C’est une guerre entre d’une part le bloc eurasien, et d’autre part le bloc constitué par l’OTAN (dont l’existence n’a plus aucune justification depuis la disparition du Pacte de Varsovie), l’Union européenne, le deep state gauchiste américain, Israël, les dominions du Commonwealth britannique, et le Nouvel Ordre Mondial. Cette confrontation n’est pas strictement territoriale, elle est CIVILISATIONNELLE. C’est une guerre mystique entre la « Destinée manifeste » revendiquée de longue date par États-Unis, et le monde multipolaire, l’affrontement entre deux visions du monde. Il sera long. Et il faut souhaiter pour l’avenir de l’humanité que l’Occident et sa chiasse mentale soient défaits. Des deux protagonistes, il faut soutenir le moins mondialiste.

Élargissement du territoire de l’Otan vers l’Est
