Que vaut la parole d’un musulman ?

Voilà un sujet devenu fondamental pour nous-autres Européens, dans notre confrontation à la présence musulmane sur notre sol. Mais avant de répondre à cette question, il faut préciser ce que l’on entend par musulman. De quoi parlons-nous ? Nous parlons d’une part de celui qui est venu vivre sur le territoire français ou qui y est né, mais qui a conservé sa culture d’origine, qui n’a pas adopté nos codes, notre éthique, notre façon de se comporter, qui n’est donc pas pleinement occidentalisé. Force est de reconnaître qu’il constitue la majorité des cas vivant sur notre sol. Et d’autre part évidemment de celui qui est né et vit dans un pays appartenant à la sphère civilisationnelle de l’Islam, et qui de ce fait n’est pas concerné par notre mode de vie.

L’islam a classifié le monde, les choses et les actes en trois catégories : ce qui est licite (halal), ce qui est illicite (haram), et ce que l’on peut désapprouver sans que cela soit illicite (makroun). Et parmi ce qui est haram, il y a une liste de onze choses « impures ». Elle est donnée par Ruhollah Khomeini dans ses Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux, ouvrages majeurs de l’Ayatollah, traduits du Persan par J.M Xavière, « l’urine, l’excrément, le sperme, les ossements, le sang, le chien, le porc, l’homme et la femme non-musulmans, le vin, la bière, la sueur du chameau mangeur d’ordures (sic !..). Tout le corps d’un individu non-musulman est impur, même ses cheveux, ses poils, ses ongles, et toutes les sécrétions de son corps ».

Que peut-on attendre d’amical ou en termes de coexistence harmonieuse avec les suiveurs de textes qui nous placent au même niveau que l’urine est les matières fécales ?… C’est cette impureté intrinsèque qui dans le Coran interdit au musulman de contracter amitié avec le polythéiste, le juif et le chrétien (sourate 5, verset 56). C’est cette même impureté intrinsèque du non-musulman qui lui interdit de poser le pied sur le sol sacré de la Mecque. Pour pouvoir intervenir sur la prise d’otages à la Mecque en 1979, Paul Barril (et le GIGN) dépêchés par la France, est obligé de prononcer la « chahada », la profession de foi qui aux yeux des musulmans le « convertit » à l’islam. De là, que vaut l’amitié des musulmans envers les pays d’accueil européens ? Deux cas de figure possibles : si le musulman est pieux et respectueux de ses textes, son amitié est feinte, il pratique la taqiya (le mensonge légal) en attendant d’avoir la supériorité ; soit il ne respecte pas ses textes sacrés, que ce soit par ignorance ou parce qu’il n’est pas religieux.

Le Coran est à l’origine d’aspects de l’éthique coranique inconnus de ceux qui n’ont pas l’expérience des affaires avec les musulmans.

Il est préconisé à plusieurs reprises dans les sourates de respecter la parole donnée et de ne pas mentir, avec cependant d’importantes nuances. Car il faut avant tout ne jamais perdre de vue que toutes les prescriptions empreintes de bonté, de sentiments généreux, fraternels, de droiture, dictées au musulman par son texte sacré, ne valent uniquement que pour les autres musulmans, pour la Oumma, pas pour les infidèles à l’islam. La teneur par ailleurs des propos réservés aux « incroyants » ne laisse aucun doute sur le fait qu’ils soient exclus de ces intentions de bonté.

« Dieu ne vous reprend pas sur vos serments futiles » (Sourate 5 verset 89).

« Dieu vous impose de vous délier de vos serments » (Sourate 66 verset 2).

« Dieu ne vous demande pas compte de vos vains serments » (Sourate 2 verset 225).

Mais alors quand donc ce serment est-il « futile », « vain » ? : « Ne violez pas vos serments solennels quand vous avez pris Dieu pour garant » (Sourate 16 verset 91). On découvre ici l’origine d’une casuistique, qui explique ce qui surprend beaucoup les occidentaux lorsqu’ils l’éprouvent personnellement, à savoir la désinvolture des musulmans en matière de fidélité à la parole donnée, aux contrats et autres traités officiellement contresignés. Si, explicitement ou mentalement, dans leur for intérieur, ils estiment ne pas avoir pris Dieu pour garant, le serment est donc futile et peut être violé, le sentiment de culpabilité ne les atteint pas. Comme c’est commode ! Compte tenu du fait que les prescriptions de bonté et de droiture ne valent qu’entre musulmans, ce sentiment de culpabilité les atteint d’ailleurs d’autant moins s’ils ont affaire à des incroyants. : « Sois leur associé pour leurs richesses et leurs enfants. Fais-leur des promesses, ces promesses du Satan qui ne sont qu’un leurre » (Sourate 17 verset 64). Ce dernier passage fait partie des exhortations au Jihad, qui de toute façon sous-tend tout rapport de croyant à incroyant.

Le musulman strict ne se sent jamais dans l’obligation d’être honnête ou redevable envers l’« infidèle ».

Par ailleurs, si ce verset 91 de la sourate 16 précédemment cité impose de ne pas violer les serments, cette prescription est en fait abolie par la Sourate 5 verset 89 qui introduit un principe de compensation, par lequel le parjure peut être racheté par certaines bonnes actions. Ce principe est confirmé par la sourate 66 et il est étendu au Prophète lui-même… Il a comme grave conséquence que la loi islamique ne possède aucun moyen d’obliger celui qui a fait un serment à le respecter. Non seulement le Coran dispose que certains actes dispensent des obligations que l’on s’impose, mais le Prophète bénéficie au maximum des facilités par lesquelles un homme qui a prêté serment de faire quelque chose a la possibilité de s’en exonérer en faisant autre chose qu’il trouve préférable. Et comme le sait tout connaisseur de l’islam, l’une des multiples appellations élogieuses du Prophète est le « beau modèle », qu’il convient d’imiter au maximum en toutes choses.