Pas de droiture, pas de droits !

Il est nécessaire de rappeler sans relâche la folie dans laquelle baigne la justice française, avec sa mansuétude pour la canaille importée, sa doctrine illusoire de la « resocialisation » de gens qui ont choisi de s’extraire du corps social honnête, l’engouement pour la harangue du juge Baudot dans la magistrature de gauche, et dénoncer ces incessantes conséquences terribles.

Deux mots d’abord sur la récidive, son important taux en France découlant du fait que rien ou pas grand chose ici n’est opérant en matière de dissuasion. Aux États-Unis au contraire, on a trouvé le vaccin contre la multiplication de la récidive en cas de crime ou de délit. Tant au niveau fédéral qu’au niveau de plusieurs États, on pratique le « Three strikes out ! ». C’est une disposition législative permettant ou contraignant les juges à prononcer des peines de prison à perpétuité à l’encontre des prévenus pris pour la troisième fois, et ce quelle que soit la gravité, même la plus infime, de cette troisième infraction. On a donné deux chances au malfaiteur de cesser son comportement et de rentrer dans le droit chemin, il n’en tient pas compte, on l’extrait durablement de la société pour protéger celle-ci. De quoi donner à réfléchir aux moins idiots parmi la canaille et les dissuader de faire le faux-pas de trop. Une excellente chose donc, que les doctrinaires du droit pénal français et les députés feraient bien d’adopter. Malheureusement, l’idéologie droit-de-l’hommiste égalitariste ici ne fait pas de différence entre les gens normaux et les malfaiteurs, elle distribue indifféremment les droits. Elle n’accorde pas moins de droits aux seconds, alors que ne devrait prévaloir qu’un seul principe en la matière : pas de droiture, pas de droits ! En France, la canaille profite avantageusement pour ses menées de toutes les dispositions dont devraient normalement bénéficier les seuls gens de Bien et l’honnête homme. 

Abolition de la peine de mort

Rendu célèbre en 1976 par la défense et l’acquittement de Patrick Henry (kidnappeur contre rançon et meurtrier d’un petit garçon), l’avocat Robert Badinter inspirateur du Code pénal actuel et récemment glorifié par le régime au travers de sa « panthéonisation », à l’époque nommé ministre de la Justice par Mitterrand, obtint l’abolition de la peine capitale. De quel message était porteuse en réalité cette abolition ? Elle envoyait un signal fort à tout ce que la France compte de criminels : vos vies valent davantage que celles de vos victimes, puisque nous prendrons soin de vous épargner. C’est en bonne logique ce qu’il faut déduire de cela.  A l’époque, la peine de mort n’étant déjà quasiment plus appliquée en France depuis de nombreuses années, l’objectif de Badinter n’était donc pas tant de mettre un terme à des « exécutions fréquentes », que de détruire un symbole, la clé de voûte du système pénal français. Cette menace suprême disparue laissait symboliquement le champ libre à la réalisation de tous les interdits. Dès lors, les crimes de sang perpétrés par des récidivistes méritant la peine capitale mais relâchés conformément à la nouvelle loi, se multiplièrent, facilités ensuite par la loi du 15 juin 2000 qui allait retirer au Garde des Sceaux la compétence de libération conditionnelle des longues peines pour la confier aux simples Juges de l’application des peines, cette fonction scandaleuse créee pour casser la décision de condamnation en aménageant ensuite la peine du malfrat vers l’allègement, un véritable déni de l’autorité de la chose jugée.

La prison à perpétuité avait été vendue aux Français en contrepartie de l’abolition de la peine de mort, prétextant même qu’il était plus sévère d’être enfermé jusqu’à sa mort, que d’être exécuté à l’issue d’un procès. Mais la classe politique et la magistrature ont trompé les Français en choisissant de ne pas l’appliquer. La perpétuité n’existe pa en France, elle est devenue une escroquerie sémantique de plus. La normalité, c’est qu’il n’y a pas à faire de sentiment ni de démarche scientifique avec les criminels de sang, les habitués de la délinquance, les bêtes, en misant sur leur hypothétique réinsertion, il faut les éliminer impitoyablement et sans remords. S’acharner à vouloir « resocialiser » des monstres sans moralité, imperméables à la notion de Bien et à tout sentiment, au prix de vies brisées chez les victimes innocentes et leurs familles, relève véritablement de l’utopie humaniste la plus insane. Pour notre part, nous estimons que par les lois qu’il adopte, le législateur français est clairement complice par facilitation de nombreux crimes et délits rendus possibles et commis dans ce pauvre pays. 

Une explosion du nombre d’infractions

Le mal est ancien. Remontons à l’année 2001, qui fut celle du franchissement de la barre des 4 millions de crimes et délits (3,8 millions en 2000), commis à 75% dans les zones urbanisées du pays, et à hauteur de 25% (soit 1 million) dans la seule Ile-de-France. Chiffre officiel livré au public, donc forcément faux dans cette République du mensonge, ne reflétant pas la réalité, à multiplier par quatre ou cinq selon les estimations de divers spécialistes (policiers formateurs ou professeurs de Droit) pour approcher le chiffre noir réel, soit environ 16 à 20 millions de vols (l’infraction de loin la plus répandue), agressions, extorsions, trafics, destructions, viols, meurtres, etc… commis chaque année. Un chiffre énorme, rapporté aux 68 millions d’habitants. Pour mémoire, en 1964 il y avait 600.000 crimes et délits par an. On est ici obligés de constater que l’explosion de ces infractions coïncide chronologiquement avec la déliquescence de la morale résultant de mai 68 – il est interdit d’interdire – et avec l’arrivée de l’immigration extra-européenne. Il est hors de question d’évoquer la crise économique, le chômage et la pauvreté parmi les causes de cette explosion des crimes et délits, le criminologue Xavier Raufer a parfaitement démontré que les zones rurales où existe la plus grande misère économique et sociale sont très loin d’être les plus criminogènes, alors que la Seine-Saint-Denis, richissime de subventions et d’aides sociales au nom de la politique de la Ville et des préférences idéologiques que porte le pouvoir français à tout ce qui est exotique, connaît l’activité délinquante que l’on sait.

Cet écart entre chiffre officiel et réel est bien évidemment dû entre autres au fait que de très nombreuses infractions ne sont jamais portées à la connaissance de la Police ou du Parquet par les victimes craignant des représailles et sachant bien que le système judiciaire français n’est pas à même de les protéger, ou convaincues à juste titre qu’il ne servira à rien de déposer plainte parce que l’auteur de l’infraction ne pourra pas être identifié. De surcroît, 80% de ces 4 millions officiels de crimes et délits connus font l’objet d’un classement sans suite par le Parquet pour diverses raisons, laissant leurs auteurs impunis. Il n’y a donc approximativement que 800 000 crimes et délits jugés sur les 16 à 20 millions réellement commis. 

Poursuivons avec d’autres chiffres officiels, lesquels ne font que logiquement augmenter avec le temps : en 2009 la chancellerie avait enregistré 5 millions d’affaires susceptibles de faire l’objet de poursuites pénales. Parmi celles-ci, seules 1,5 million ont vu leur auteur identifié. Et 673 000 auteurs seulement ont été effectivement poursuivis devant les tribunaux ; 126 000 ont été condamnés ; et, finalement, seules 82 000 condamnations ont été exécutoires ! Donc 82 000 peines concrètement subies sur 5 millions d’infractions. Peut-on se prétendre intelligent, raisonnable, soucieux du bien commun, comme osent le faire nos « élites », lorsque l’on laisse prospérer une société aussi marquée par la criminalité, et lorsque l’on accepte que les auteurs de 4 918 000 affaires s’en tirent comme de doux innocents. Voilà la réalité de l’ampleur du délire dans lequel on nous fait vivre. Ces quelques éléments montrent clairement combien le comportement malfaiteur est ici répandu et comment la voyoucratie règne en maître dans la société française. 

Les lois Guigou (ministre de la Justice dans le gouvernement socialiste de Lionel Jospin), pleines de prévenance pour le délinquant et de contraintes pour l’enquêteur, allaient considérablement alourdi une procédure pénale déjà relativement inefficace. Ce ministre a mis en place un tel nombre d’actes à respecter et à exécuter pour la gestion d’une simple garde à vue par exemple, chrono en main, que cela multiplie les risques d’oubli ou d’erreur, surtout lorsque l’on est débordé de travail, donnant ainsi davantage de possibilités à l’avocat d’invoquer le vice de procédure qui entraînera immédiatement l’arrêt des poursuites par le Parquet et la remise en liberté du malfaiteur. 

Nicolas Sarkozy (que les Français évidemment manipulés ont vu à tort comme un volontariste sécuritaire) a lui aussi imposé des dispositions de confort et de prévenance à l’égard des délinquants durant la garde à vue, de nature à considérablement affaiblir l’efficacité de cette mesure pour parvenir à la manifestation de la vérité. Car lorsque l’on est une canaille bien au chaud, bien traitée, régulièrement visitée par un médecin (comme si les services étaient équipés de salles de torture !) et mieux nourrie que certains policiers qui n’ont pas toujours le temps de manger chaud et à l’heure, le moral n’est pas aussi affecté que lorsque l’on est dans l’inconfort ; on est plus à même de réfléchir et d’échafauder des mensonges cohérents. En conséquence, on a tendance à mieux résister à l’enquête, augmentant ainsi les chances d’échapper aux poursuites. Éléments de bon sens auxquels la cervelle des humanistes est totalement imperméable.