Brève chronique de l’effondrement français

Les Français de la classe moyenne grelottent dans leurs propres salons, effrayés d’allumer le chauffage alors que dehors, on frôle le zéro degré. On en est là. Dans ce pays qui adore se raconter qu’il protège ses citoyens, la classe moyenne vit emmitouflée sous trois couches de pull-overs comme en temps de guerre, mais une guerre invisible, menée par l’État contre ceux qui le financent.

Et pendant que ça claque des dents chez nous, Monsieur Macron, grand explorateur tropical, s’offre des petites escapades en Amérique latine, en Afrique, tranquille, histoire de se réchauffer pendant que la France se refroidit. À force de vivre déconnecté de tout, il ne doit même plus comprendre ce que ça fait d’avoir un frisson qui ne vient pas d’un sondage.

Le plus grotesque, le plus scandaleux, c’est que le prix de production de l’électricité en France est l’un des plus bas du monde grâce au parc nucléaire. On a littéralement une machine à produire de l’énergie pas chère. Et malgré ça, les factures explosent. Parce que ce qu’on paye n’a plus rien à voir avec l’électricité. Non. Ce qu’on paye, c’est un impôt, une magouille européiste alignée sur le prix du gaz ! Un impôt camouflé, déguisé, tartiné d’hypocrisie technocratique et vendu comme « transition énergétique ». C’est du vol sous emballage vert.

La classe moyenne n’arrive plus à payer ses charges, et du coup n’ose même plus tourner le thermostat. Les gens vivent dans la peur de cliquer sur “activer chauffage” comme si ça allait déclencher une procédure instantanée de surendettement. Et au bout du rouleau, certains se filment avec leur téléphone pour témoigner sur les réseaux sociaux de leur détresse, parce que c’est devenu la seule manière d’être peut-être entendu dans ce cirque administratif.

C’est cruel. Indécent. Et moralement criminel. Voilà la réalité : un pays où ceux qui bossent, ceux qui ne demandent rien à personne, sont les premiers sacrifiés pour faire tenir un modèle à bout de souffle mené par une gouvernance d’ordures qui prend manifestement un plaisir pervers à nous torturer, et que plus personne ne respecte.