Cette insurrection, pour notre plus grand malheur, c’est celle des parlementaires français qui, parce que c’est la tradition inscrite dans les institutions du pays à propos du chef de l’État – le célèbre « domaine réservé » du président de la République – refusent de le destituer alors qu’ils en ont les moyens constitutionnels (article 68), malgré les dégâts déjà commis, ceux qu’il continue de commettre et les dangers qu’il nous fait courir. C’est celle de l’état-major des armées et du cercle de protection rapprochée qui refusent le coup d’état salvateur, refusent son arrestation. Il n’y aura pas d’Ides de Mars. Il sera laissé libre de faire ce qu’il veut et n’importe quoi alors qu’il a perdu les dernières élections législatives, il n’a plus de majorité parlementaire. La couardise de tous ceux qui pourraient agir, et qui n’agissant pas se rendent complices de forfaiture, restera gravée dans l’Histoire. Une telle constitution, qui laisse à un homme le pouvoir de décider seul de choses qui devraient faire l’objet d’un vote parlementaire comme c’est le cas dans de nombreux autres pays, n’est plus acceptable. Il doit être mis fin à cette exception française délirante.

Ce sourire de satisfaction…
