Aux grands fléaux, la République reconnaissante

Demain 9 octobre, la mafia « progressiste » du régime va se faire plaisir en panthéonisant l’une de ses icônes contemporaines, le funeste Robert Badinter, l’homme qui à travers l’abolition de la peine de mort en France a en substance dit aux criminels : « Vos vies ont à nos yeux davantage de valeur que celles de vos victimes, puisque nous les préserverons. »

Depuis l’abolition, la justice française est devenue bien pire qu’une justice qui tue : elle est devenue une justice qui laisse tuer. Par son laxisme envers certaines populations, par son refus de la sévérité orienté par la harangue du juge Baudot, par sa volonté d’être dans la roue de Badinter l’humaniste au grand cœur, cette justice est devenue un immense cabinet d’assistance sociale dont le travail consiste à comprendre et accompagner les coupables au lieu de les neutraliser pour qu’ils ne nuisent plus. Certes, elle ne tranche plus la tête des assassins mais elle fait pire : elle rend possible que des assassins croisent, au terme d’une peine qu’il est toujours possible de raccourcir par mille et une façons, nos enfants dans leurs parcs de jeu ou nos parents sur les places du marché.

Le bilan de ce personnage est catastrophique et il faut vraiment être le dernier des écervelés pour voir en lui une figure héroïque et méritante. Robert Badinter est un nain malfaisant que le régime déguise en géant depuis quarante ans.