Tous les moyens sont bons au WEF

Dans un moment révélateur il y a trois ans, Mariana Mazzucato, collaboratrice du Forum économique mondial, décrivait involontairement le cynisme de l’élite mondiale. Elle admettait que leurs modèles n’ont pas réussi à vacciner le monde entier, révélant une incompétence d’en haut. Aujourd’hui, ils se tournent vers la sécurité hydrique, non pas par pur altruisme, mais parce que c’est un cheval de Troie plus efficace pour atteindre leurs objectifs.

Elle concédait que le changement climatique est trop abstrait pour susciter une adhésion universelle, mais chacun comprend la soif. L’eau devient alors l’outil idéal pour susciter le consentement public en faveur d’une meilleure gouvernance mondiale. L’objectif est de la présenter à la fois comme un « bien commun mondial » exigeant une gestion internationale et comme une question d’intérêt national, rendant toute résistance illogique.

En fin de compte, elle révélait qu’il s’agit d’une expérience grandiose : parviendront-ils enfin à centraliser le contrôle sous couvert du « bien commun » en profitant d’une crise ressentie par tous, après avoir échoué sur des questions qui semblaient lointaines à beaucoup ? C’est un aveu que leur stratégie ne vise pas à résoudre les problèmes des gens, mais à exploiter les problèmes des gens pour servir leurs intérêts et imposer leur agenda.