Être capable de reconnaître les véritables élites

« Je suis persuadé que les grands dirigeants sont appelés comme des aimants par les peuples confrontés à des stress vitaux. Ce qui manque aujourd’hui c’est moins des dirigeants à la hauteur que d’un peuple capable de les reconnaître. Vous auriez un Richelieu, un Bonaparte ou un de Gaulle sous les yeux que vous ne le reconnaîtriez pas. Les talents sont pourtant là, mais ils sont peut-être en train d’essayer de gagner leur croûte quelque part et se tiennent certainement loin de la politique. Aucun grand-homme ne peut plus prendre pied sur ce marécage. En aurait-il l’idée qu’iI se ferait instantanément occulter par 100 types dont les dents rayent le parquet et qui dans une société normale, ne seraient même pas dignes de laver son linge. La question n’est pas de trouver les dirigeants mais où se trouve la crise et le stress vital qui assemblera à nouveau le peuple et le fera vivant ? Plus très loin désormais. »

— Laurent Ozon