À l’occasion de son interview suicide ce 31 août 2025, François Bayrou a réitéré dans l’outrecuidance, avec cette excuse folle selon laquelle ce sont les Français qui ont voulu la dette, dédouanant ainsi de sa responsabilité la caste politique dont il est membre aux affaires de façon ininterrompue depuis cinquante ans. Selon lui, les députés français, dont les siens du parti Modem, ont voté pour tous les budgets aggravant l’endettement parce que ce sont les Français qui l’auraient voulu. On n’avait jamais assisté à un tel numéro de lâcheté.
Selon François Bayrou, les députés, tellement à l’écoute du peuple, votent donc selon les désirs des Français. C’est très intéressant. Mais cela s’est-il appliqué à tous les autres sujets ou uniquement quand vient le temps de voter un budget pour l’aggravation de la dette ?
– Si les députés doivent voter en fonction de ce que souhaitent les Français, ont-ils voté la fin de l’immigration massive ? Les Français le souhaitent.
– Ont-ils voté pour marquer une rupture complète d’avec l’expression de l’islam radical et militant dans l’espace public ? Les Français le souhaitent.
– Les députés ont-ils voté pour que le droit national reprenne sa primauté sur le droit de l’Union européenne ? Les Français le souhaitent.
– Les députés ont-ils voté pour un retour de la sécurité à travers la construction de prisons et une véritable application des peines prévues, ce qui veut dire une abrogation de la jurisprudence laxiste et une réforme radicale du travail des magistrats redevenant les « bouches qui prononcent les paroles de la loi » (fin de l’individualisation délirante des peines) ? Les Français le souhaitent pourtant.
Ou bien les députés votent-ils comme ils croient que le peuple souhaiterait qu’ils votent seulement quand cela sert leur intérêt circonstanciel, et lorsque le peuple veut autre chose que ce qu’ils veulent eux-mêmes ils appellent leur vote « combattre le populisme » ? On aimerait comprendre.
