Sous le gilet pare-balles, un marteau de Thor…

C’est sous ce titre que Terre & Peuple dans le n° 51 de son magazine présentait une interview que nous reproduisons ici. C’était en 2012, tout était dit. Mais comme on le sait, rien ne devait sortir la France des rails destructeurs sur lesquels elle était placée par sa classe politique « de gouvernement » et une partie de l’électorat. Emmanuel Macron a même été élu et réélu. Il a amplifié comme aucun de ses prédécesseurs la submersion migratoire et il la répand désormais jusque dans le moindre bout de territoire. Toute la France connaît désormais la situation présente par le truchement d’une actualité dramatique qui par sa dimension folle échappe heureusement et enfin à la dissimulation menée par les médias systémiques. La phrase de Thucydide est la parfaite illustration de ce qui arrive aux Français : « Le faible subit ce qu’il doit subir ». Combien de temps encore cela va-t-il durer ? Combien de temps encore le faible va-t-il se complaire dans sa faiblesse ? Quand les Français auront-ils le courage de choisir des dirigeants politiques qui fassent vraiment le boulot et le ménage, c’est-à-dire aucun énergumène issu ou appartenant aux partis qui ont été au pouvoir ces cinquante dernières années !…

L’interview :

Les policiers sont l’objet de suspicions et d’attaques systématiques et de mauvaise foi quand ils font leur travail, au service des citoyens. Nous avons recueilli le témoignage, révélateur, de l’un d’eux, qui mérite respect et reconnaissance de la part des gens honnêtes :

Terre & Peuple : Bonjour Imanol et merci d’accorder cet entretien à T&P.

Imanol : Merci à vous de l’intérêt que vous me portez.

Terre & Peuple : Qui êtes-vous ?

Imanol : J’ai 45 ans, je suis marié, j’ai deux enfants (5 ans et 1 an).

Terre & Peuple : Comment avez-vous connu T&P ?

Imanol : Par l’intermédiaire d’un couple d’amis très chers, lors de vacances. Je suis Basque, avec des racines très fortes dans ma région d’origine et un attachement sentimental, culturel et émotionnel intense vis-à-vis du pays Basque. J’en parle la langue, je l’aime et la respecte au plus haut point. Comme les Alsaciens, Corses et Bretons à l’égard de leurs patries charnelles respectives. Aussi quand ces amis m’ont fait découvrir T&P, j’y ai trouvé enfin une résonance de mes propres convictions.

Terre & Peuple : Avez-vous un exemple à nous donner ?

Imanol : J’ai toujours pensé que l’on ne pouvait pas convenablement se battre pour de l’argent, des biens matériels, mais uniquement pour sauvegarder sa culture, sa terre, sa langue et les siens. A mes yeux, il n’y a que ce type de combat qui vaille la peine d’être livré.

Terre & Peuple : Quel métier exercez-vous ?

Imanol : Après le baccalauréat et une maîtrise de droit, j’ai réussi le concours d’inspecteur de police et après un an de service militaire, j’ai intégré l’école de police de Cannes-Ecluse (77) en 1992. J’exerce depuis ma sortie d’école en 1993 à Paris et en région parisienne. Je fais partie de la police judiciaire, au grade de commandant de police.

Terre & Peuple : Quel regard portez-vous sur votre métier ?

Imanol : Depuis mon entrée dans la police, j’ai constaté que la société devenait de plus en plus violente, de plus en plus souvent violente, gratuitement, pour le plaisir. Les pompiers, les personnels hospitaliers… par exemple, vous le diront également.

Terre & Peuple : Comment expliquez-vous cette explosion de la violence ?

Imanol : Il n’y a pas une unique cause à mettre en exergue. Il s’agit de plusieurs facteurs bien distincts. Mais je vais tâcher d’en expliquer un, qui me semble prépondérant. Avec tout le respect et la considération que j’ai pour les malades du cancer, permettez-moi d’user d’une image forte. La France et l’Europe (au sens noble du terme et non au sens technocratique de celui-ci) sont comme un corps humain. Nos gouvernants médecins, qui s’entendent parfaitement entre eux, même si parfois ils nous donnent le spectacle du contraire, croyant ou prétendant leurs pays respectifs atteints de cancer y ont introduit une chimiothérapie agressive pour l’organisme : l’immigration massive. Après presque quarante ans de traitements ininterrompus, la chimiothérapie gouvernementale s’est imposée dans le corps européen (et français), encouragée, développée et subventionnée par ces médecins « Mabuse ». Mais leur traitement, qui a peut-être (encore que cela reste à démontrer dans les faits) fonctionné pendant les premières années, s’attaque maintenant violemment aux organismes sains, les Européens dits « de souche ». La chimiothérapie est devenue un organisme tout à fait vivant, un système « parasitaire » au sens biologique du terme, qui se développe au préjudice de son hôte et non en symbiose avec celui-ci.

L’Europe est presque entièrement colonisée, broyée sous le joug d’une immigration massive d’origine nord-africaine, d’Afrique sub-saharienne et chinoise. Mais elles résistent, cette Europe et cette France, tant bien que mal (mais de plus en plus mollement, le temps et la lassitude aidant et faisant le jeu des organismes étrangers) ! Donc le traitement infligé est de plus en plus répété, injuste, violent, humiliant et malgré tout légitimé par les médecins sous divers prétextes qui se télescopent les uns dans les autres (tolérance, humanité, respect des droits de l’homme, besoin de main d’œuvre – alors même que le taux de chômage ne cesse d’augmenter !). L’organisme étranger grossit de plus en plus, avec l’objectif – qui n’est même plus caché – de nous détruire et nous remplacer.

Tandis que les crapules sont de plus en plus nombreuses et très bien armées, notamment de Kalachnikov, elles sont de surcroît soutenues implicitement (ou plus ou moins explicitement d’ailleurs) par divers partis politiques à de basses fins électoralistes, certains syndicats, des associations pro-immigrationnistes ou de défense des droits des immigrés.

Terre & Peuple : Mais certains de ces « corps étrangers » comme vous dite sont français…

Imanol : Certes. Mais si mon fils, né de parents français, était venu au monde en Chine… serait-il Chinois pour autant ? Les autorités chinoises lui accorderaient-elles facilement la nationalité chinoise… ? La réponse à ces deux questions est non, bien évidemment…

Terre & Peuple : Si nous en revenons à la France et à l’Europe, nous ne nous situons plus dans la perspective d’un « dialogue Nord-Sud »…

Imanol : Vous avez raison. Ce qui est caché depuis près de trente ans aux lecteurs de T&P magazine, aux Français, aux contribuables, c’est que nous vivons en permanence en état de guerre. Guerre qui fut discrète au début… mais qui s’est faite de plus en plus ouverte ces dernières années. Les assaillants ne se cachent plus… On voit fleurir partout des « restaurants » hallals, des rayons de même type dans les supermarchés ? Il faut bien nourrir ses combattants… !

On voit également apparaître de plus en plus de boutiques de téléphonie pour contacter le Maghreb, l’Afrique… à prix cassés ?… Il faut bien assurer aux combattants un soutien de télécommunication… On pratique une politique de logement des immigrés dans des HLM ou des hôtels, au détriment des Français ?… Peu importe, il faut bien loger les combattants… D’autant plus que leur soutien doctrinal se fait par le truchement des mosquées qui se développent très rapidement, sans parler des armes de guerre, originaires de Serbie ou de la Bosnie-Herzégovine, que l’on peut trouver sur le marché pour la somme de 3 000 euros environ.

Toutes les conditions sont réunies pour assurer aux assaillants la victoire : ils sont présents en grand nombre, nourris, logés, endoctrinés par des imams étrangers, beaucoup mieux armés et entraînés que les forces de sécurité. Ils sont en plus bien financés, notamment par le produit des trafics de stupéfiants. Un mineur qui fait le guet dans son quartier, pour prévenir les trafiquants de l’arrivée des services de police, gagne en moyenne 300 à 500 euros par semaine. Allez essayer de lui expliquer qu’il va devoir travailler au SMIC pendant toute la semaine, alors qu’il gagne presque autant en ne faisant rien que la « chouffe »

Tous les mois, la police judiciaire saisit des avoirs criminels provenant des trafics de drogues (voitures de luxe, villas, immeubles, comptes bancaires richement garnis…) et ce n’est pourtant que la partie émergée de l’iceberg. Je crois que nous faisons face à une guerre d’invasion des terres situées au Nord de la Méditerranée par des peuplades issue du Sud de celle-ci. L’ennemi – qui ne dit pas son nom et avec lequel nos gouvernants veulent à toute force que l’on fasse ami-ami – n’est plus à grogner à nos frontières. Maintenant il habite peut-être au-dessus de chez vous. Il colonise et terrorise vos halls d’immeubles, brûle vos voitures la nuit devant des flics presque impuissants. Il rackette en bandes organisées vos gamins qui sortent de l’école. Il occupe la voie publique pour ses prières de rue… sans parler de choses bien pires encore. Il suffit d’ouvrir les journaux régionaux pour s’en convaincre. Il me suffit de lire les télégrammes d’information qui tombent toute la journée à Paris et les noms qui y figurent pour attester que la majeure partie des clients des policiers, ce ne sont pas des Gaulois. Mais le ministre ne communiquera jamais les données exactes sur l’origine précise des délinquants interpellés : Marine Le Pen n’obtiendrait pas 16 à 20 % d’intentions de vote, mais 50 à 60 %.

Pourquoi depuis deux ou trois ans, le ministère de l’Intérieur ne communique-t-il plus les chiffres des véhicules brûlés lors de la Saint-Sylvestre ? De la nuit du 14 juillet ? De la nuit de la fête de la Musique ? Sous prétexte de ne pas provoquer d’émulation chez les émeutiers. Ces chiffres sont gardés bien secrètement au sein du cabinet du Ministre… C’est surtout que l’on ne peut plus expliquer au contribuable qu’avec tous les moyens humains déployés par la police et la gendarmerie, le nombre des feux criminels continue d’augmenter. Si on ne peut plus expliquer, on se tait.

Terre & Peuple : Notre culture est-elle en danger ?

Imanol : Plus que jamais. On ne veut plus intégrer les immigrés dans les pays d’accueil (l’a-t-on d’ailleurs jamais réellement voulu…). Les gouvernants de France et d’Europe tentent de dissoudre les pays d’accueil dans le creuset de l’immigration. Mais au pays basque, par exemple, de façon ancestrale, nous sommes habitués à résister (par les armes s’il le faut) aux tentatives faites par les gouvernements franco-espagnols de détruire ce que nous sommes : notre terre, notre culture, notre langue, nos racines… notre histoire en somme.

Terre & Peuple : Vous semblez faire l’apologie du terrorisme séparatiste…

Imanol : En aucun cas. Je reconnais à n’importe qui le droit d’être fier de sa culture. Mais je me reconnais le droit et le devoir de pouvoir – en son temps – défendre la mienne quand elle est menacée. Et c’est le cas ! Car défendre ma culture, c’est défendre ce pourquoi se sont battus mes ancêtres, mais c’est aussi lutter pour l’avenir de mes enfants et de mes descendants. Si des immigrés africains (par exemple) veulent défendre leur culture, leur religion je n’y vois aucun inconvénient. A condition qu’ils aient le courage de prendre leur valise, femmes et enfants, d’abandonner derrière eux HLM, aides financières diverses, associations de défense de leurs droits, et qu’ils aillent propager leur culture et leur religion dans leur continent d’origine : l’Afrique. La terre africaine appartient aux Africains MAIS la terre d’Europe n’appartient qu’aux Européens. Une terre. Un peuple.

Terre & Peuple : Quel avenir voyez-vous à la situation actuelle ?

Imanol : A l’horizon 2040 ou 2050, l’entreprise de dissolution de la France dans l’immigration sera achevée sauf…

Terre & Peuple : Sauf ?

Imanol : Sauf si les habitants des patries charnelles qui composent cette Europe se lèvent et combattent. Politiquement et culturellement contre cette disparition voulue et programmée. Mais j’ai le sentiment que la bataille, qui va être à l’image de celle des Thermopyles, va être plus que rude…

Terre & Peuple : Que pensez-vous de l’arrivée dans la police nationale d’individus issus de l’immigration ?

Imanol : Je suis plus que dubitatif quant à la qualité du recrutement.

Terre & Peuple : Qu’entendez-vous par là ?

Imanol : Il y a quelques années, j’ai fait partie du jury pour les oraux du concours d’adjoint de sécurité et de gardien de la paix. Croyez-moi, parfois on voyait arriver des « racailles » des cités qui avaient « réussi » les écrits (dont le niveau était volontairement assez bas)… Je frémissais en les observant. Certains d’entre eux venaient en casquette Lacoste, ne savaient pas que par politesse on la retire, disaient à peine bonjour et leur expression orale laissait – disons le pudiquement – plus qu’à désirer. J’avais l’impression de voir un sketch d’Elie Semoun (les aventures de Toufik). J’aurais pu en rire si je n’avais pas pris conscience que demain les policiers seraient ces gens-là.

Terre & Peuple : Quelle analyse faites-vous de cette expérience de membre d’un jury ?

Imanol : Dans mes archives et selon mon système de notation, sur 40 candidats issus de l’immigration, 12 ont eu la note de 13/20 et plus (maximum 16/20). 4 ont eu entre 10/20 et 12/20. Les 26 autres ont eu moins de 10/20 (20 ayant obtenu moins de 08/20). Le jury s’est réuni après les épreuves pour délibérer. Sur ces 40 candidats que j’avais vus, 32 ont été retenus. Le président du jury m’a cependant signifié que j’étais beaucoup trop sévère et de mon côté je lui ai fait remarquer qu’il en allait de la crédibilité du service public de ne pas recruter n’importe qui. Il m’a rétorqué qu’il y avait des « consignes d’en-haut » et je me suis permis d’ironiser sur la crédibilité des consignes. Je n’ai ensuite plus jamais été convié à participer aux jurys de concours, malgré mes demandes répétées.

Terre & Peuple : Les policiers peuvent-ils encore convenablement faire leur travail ?

Imanol : Ce serait une illusion que de le penser. Dans les faits, nous sommes assez mal équipés, mal gérés budgétairement parlant, pas soutenus par la hiérarchie, beaucoup trop pesantes, affolée par le moindre « coup de tabac » et soucieuse de sa carrière (et de son travail en loge maçonnique, bien souvent). Un jour on m’a interdit d’aller dans une cité sensible, car il ne fallait pas exciter les jeunes. Je n’y allais pas pour m’amuser mais pour interpeller le violeur d’une jeune fille de 15 ans…

Pour l’aspect législatif et réglementaire, les diverses réformes, notamment sur la garde à vue, ont considérablement compliqué les enquêtes. Pourquoi la présence de l’avocat se justifie-elle dès la 1ère heure de garde à vue ? Pourquoi cette obligation de notifier au gardé à vue son droit au silence ? Certains nous ont vendu le produit en arguant du fait que c’était un hommage détourné aux techniques utilisées notamment par le jeune magistrat qui avait instruit d’une curieuse façon le procès de l’affaire d’Outreau… On a oublié tout de même de signaler qu’à ce sujet, ce magistrat avait un président du pôle de l’instruction, un président du tribunal de grande instance, une chambre criminelle qui avait « validé » la procédure avant que ne se déroule le procès… et personne n’avait trouvé à y redire ! Il ne faut pas se leurrer : le législateur français a « pondu » ces lois de réforme de la procédure pénale uniquement parce qu’il sait qu’un jour ou l’autre les élus locaux, députés ou sénateurs, les copains des élus, les entrepreneurs copains des amis d’élus, les financiers amis d’entrepreneurs copains d’élus risquent de se retrouver en garde à vue devant nous. Pour abus de biens sociaux, recel d’abus de biens sociaux, non-respect des conditions d’attribution des marchés publics, corruption, concussion… Et ces gens « puissants » (mais aussi people, acteurs drogués jusqu’aux yeux ou alcooliques, chanteurs ou journalistes tabasseurs d’épouses, sportifs médaillés et dopés, délinquants et trafiquants couverts par l’immunité diplomatique…), qui, le reste du temps, pètent dans la soie et nous toisent du haut de leur superbe (« Mais Monsieur… Vous ne savez pas qui je suis ? Mais Monsieur, moi je connais du monde ! Mais Monsieur, vous tenez vraiment à votre travail ? Mais Monsieur, j’écrirai un bel article sur vous croyez-moi, j’ai le bras long… »), crèvent littéralement de trouille à l’idée de se retrouver en garde à vue sans ces sacro-saints droits, car ils seraient alors incapables de supporter, d’accepter et d’assumer les conséquences judiciaires de leurs actes, comme le fait pourtant le citoyen lambda.

Enfin les relations parfois difficiles avec l’institution judiciaire compliquent encore le travail des enquêteurs qui se retrouvent de plus en plus esseulés face aux victimes. Tous les flics, les vrais poulets procéduriers, vous le diront : une procédure judiciaire, c’est une construction délicate, difficile. Le législateur l’a alourdie de règles absurdes qui protègent plus les délinquants et criminels que les intérêts des vraies victimes… très souvent oubliées ! On complique la procédure au possible pour que le policier soit susceptible de commettre une petite erreur, même d’inattention (un oubli de signature du gardé à vue sur une page du procès-verbal en comptant quatre… procédure annulée !), sur laquelle l’avocat va s’appuyer pour demander que la procédure soit classée sans suites !

Un architecte peut-il être tenu responsable de la qualité des câbles utilisés par les électriciens qui œuvrent dans le bâtiment dont il a dessiné les plans ? Le flic procédural est à la fois l’architecte, l’électricien, le cuisinier (puisqu’il faut nourrir – aux frais du contribuable ! – le gardé à vue)… d’une procédure judiciaire. Si de surcroît le représentant de l’autorité judiciaire (très souvent encarté à gauche, traditionnellement…) vous répond (comme je l’ai entendu dire de mes propres oreilles, en déférant un agresseur de personnes âgées) qu’« avant tout, un délinquant est une victime de la société dans laquelle il vit », avant de le libérer avec force sourire et poignée de main, il y a de quoi être totalement écœuré. Pas tant pour le temps qu’on a passé à bien faire son boulot mais surtout pour la victime… qui n’est plus reconnue en tant que telle ! Mais les policiers ne baissent pas les bras. Ils ont des coups de mou certes, mais ils travaillent tous les jours, qu’il neige, pleuve ou vente, 365 jours par an. Dans des conditions matérielles, humaines et psychologiques de plus en plus pénibles… comme les personnels hospitaliers par exemple, les pompiers, le SAMU…

Terre & Peuple : Dernière question. Comment voyez-vous les relations entre la police et le public ?

Imanol : Les Français sont totalement réfractaires à l’autorité, ils disent très bien connaître leurs droits (ce qui est une bonne chose) mais quand on leur parle de leurs devoirs (ce qui est également essentiel…), là bien souvent vous vous trouvez devant un vide… On me dit souvent, dans mon métier : « Mais Monsieur, j’ai des droits, je paie des impôts »… Mais moi aussi des impôts et quand je fais mon travail, je fais mon devoir, quand j’éduque mes enfants je fais mon devoir. Je fais passer (à titre personnel) bien souvent mes droits bien après mes devoirs. Tout cela pour reconnaître qu’effectivement, le flic n’est pas aimé (mais il s’en moque, il ne fait pas ce métier pour être aimé, sinon il serait star de cinéma… ou acteur porno). La faute à qui, ce désamour ? A quoi ?

Le débat pourrait être très long mais je gage que la politique du chiffre imposée par le gouvernement en rapport avec le matraquage à outrance des auteurs d’infractions mineures au code de la route n’y est pas pour rien. Mais ce même public qui ne nous aime pas, mais qui va voir des films de flics au cinéma, regarde des séries télés policières plus ou moins sérieuses, qui fantasme sur certains aspects de notre métier (qui n’a pourtant rien de fantasmatique…) a très souvent besoin de nous. Pour diverses tâches !

Mais pour rien au monde il ne voudrait endosser notre uniforme et nos responsabilités ne serait-ce qu’une semaine ! Savez-vous qu’à Paris, une brigade de policiers s’occupe de l’assistance aux sans-abris ? Bien que nous portions secours, que nous prêtions assistance à n’importe qui, dans ce cas précis est-ce réellement le rôle de la police que de faire cela ?

Les policiers sont confrontés tous les jours à la misère humaine (en plus de leurs soucis personnels, qui confinent parfois aussi à la misère… matérielle, sentimentale, psychologique). Mais ils ne veulent plus et ne devraient plus être les exutoires de toutes les rancœurs et maux de la société… ni sa voiture poubelle. Nous sommes policiers… pas éboueurs !

Terre & Peuple : Merci de cet entretien. Avez-vous un dernier message à faire passer aux lecteurs de T & P ?

Imanol : Soyez fiers de vos patries charnelles et préparez-vous activement à les défendre coûte que coûte car des moments très durs sont à venir. Sachez que dans la police, il y a des hommes comme moi, dans l’ombre, qui sauront toujours défendre leur terre et leur peuple. N’ayez donc pas peur.

Pour ma part, pour chaque interpellation et intervention, je porte toujours le marteau de Thor sous mon gilet pare-balles.