Alors que la France est le pays le plus imposé et taxé au monde, la camarilla de forbans en costume cravate, à la faveur de l’explosion de la dette dont ils sont responsables, et bien que les Français soient déjà étranglés à l’excès, a encore récemment envisagé d’augmenter les prélèvements obligatoires. 3 300 milliards de dettes, des contribuables qui étouffent (4 Français sur 10 seulement paient l’impôt sur le revenu, les autres sont trop pauvres pour cela) et nonobstant le pays est en voie de clochardisation ! Est-il possible de trouver pire et plus incompétente classe politique dans le monde ? Probablement pas.
Alors voyons les choses dans le détail et avec précision, parce qu’il ne faut rien occulter de la folie sous l’empire de laquelle vit notre pauvre pays, à savoir la liste des 483 taxes, impôts, contributions et cotisations en vigueur en France au moment où nous publions, dont vous pouvez trouver la liste sur le site web de l’IFRAP, ceci avant de donner une image chiffrée de la fiscalité sur l’ensemble d’une vie pour un foyer type, image qui confirme l’établissement du jour de libération fiscale des Français à plus ou moins la moitié de l’année.
L’Institut économique Molinari a établi qu’il a fallu au Français en 2024 travailler les 197 premiers jours de l’année, soit jusqu’au 17 juillet (jour de « libération fiscale »), pour financer les prélèvements obligatoires, couvrir la hauteur de ce que l’État lui prend intégralement d’une façon ou d’une autre. Il n’a enfin travaillé pour lui qu’à partir du 198ème, soit sur les 168 jours restants. L’esclave, selon sa stricte définition, est celui qui travaille sans rémunération. C’est donc la situation du Français plus de la moitié de l’année en valeur monétaire, dont le revenu lui est pris sur cette période. Bien sûr, comme le prélèvement global s’étale sur toute l’année, il n’a pas, ou l’a moins, conscience de ce statut d’esclave, contrairement au cas où le prélèvement global, symboliquement cumulé chronologiquement pour la démonstration, lui serait réellement pris le laissant sans aucune rémunération du 1er janvier au 16 juillet inclus.
Un mémoire de thèse déjà ancien, signé Xavier Badin, intitulé Pour un nouvel instrument juridique de mesure de la pression fiscale (2000, Paris-II) détaille les sommes payées sur toute une vie dans divers domaines de la fiscalité. L’auteur avait établi son calcul effrayant sur la base d’un ménage avec deux enfants percevant une rémunération de cadre supérieur. Mais nous savons tous qu’exception faite des moins favorisés, l’exemple pris par Xavier Badin vaut proportionnellement plus ou moins pour d’autres catégories socio-professionnelles. Et comme rien ne s’arrange jamais avec le temps dans ce pays…
Le ménage paiera au cours de son existence :
- 820 000 € de charges sociales
- 300 000 € d’impôts sur le revenu
- 260 000 € de TVA
- 100 000 € de CSG et RDS
- 152 000 € de fiscalité automobile
- 37 000 € de taxes locales
Soit un peu plus de 1,6 million d’euros de prélèvements obligatoires.
Pour payer chacune de ces sommes, il devra travailler :
- Charges sociales : 17 376 heures (neuf ans et six mois)
- Impôt sur le revenu : 6 557 heures (trois ans et sept mois)
- TVA : 5 530 heures (trois ans et un mois)
- CSG et RDS : 2 127 heures (un an et deux mois)
- Fiscalité automobile : 3 289 heures (un an et neuf mois)
- Taxes locales : 779 heures (cinq mois)
Un total 35 658 heures pour acquitter les prélèvements obligatoires, soit dix-neuf ans et six mois de la vie professionnelle, la moitié d’une vie de travail. Nous sommes sur l’année 2000 avec ce mémoire de thèse, quel sont ces chiffres aujourd’hui vingt-cinq ans plus tard dans ce pays où tout, toujours, ne fait que s’aggraver…


Les boomers au pouvoir et dans le secret de l’isoloir des bureaux de vote, ont abouti à ça !
