
La Commission européenne prévoit de mettre à disposition de tous les citoyens européens un portefeuille numérique d’ici 2026. Celui-ci doit garantir des moyens de paiement sécurisés et la conservation sûre de documents au sein de l’Union européenne.
Selon la Commission européenne, l’utilisation du portefeuille numérique ne sera pas obligatoire pour le moment. Cependant, les appels de plus en plus nombreux en faveur d’une obligation d’identification pour accéder aux réseaux sociaux ou d’une restriction d’âge pour ceux-ci font craindre une introduction détournée de cette mesure.
Une porte ouverte à la censure
Le portefeuille numérique pour les cartes d’identité et les cartes de paiement offre aux eurocrates de nombreuses possibilités de surveillance et de censure. Les sources d’information alternatives qui présentent un point de vue différent sur des questions importantes telles que les vaccins à ARNm, le changement climatique et la guerre en Ukraine sont depuis longtemps une épine dans le pied de la Commission européenne.
La possibilité de lier obligatoirement le portefeuille numérique à l’accès à Internet ou à la création de comptes sur les réseaux sociaux constitue une menace pour la liberté d’expression. L’épée de Damoclès que représente actuellement la « haine en ligne », qui pèse sur la liberté d’expression anonyme sur Internet, devient ainsi un instrument de censure direct.
La tactique du salami pour rendre les citoyens européens transparents
« Nous prenons une décision, nous la mettons sur la table et nous attendons de voir ce qui se passe. S’il n’y a pas de tollé général ni de révolte, parce que la plupart des gens ne comprennent pas ce qui a été décidé, alors nous continuons, pas à pas, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de retour en arrière possible. »
La citation ci-dessus de l’ancien président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, tirée du magazine Der Spiegel, explique certains des dysfonctionnements causés par Bruxelles. Parmi ceux-ci figurent l’échec de la politique migratoire, la « folie du coronavirus » et maintenant la transformation insidieuse de tous les citoyens de l’UE en personnes transparentes grâce à l’introduction de l’euro numérique et d’un portefeuille numérique.
La Commission européenne parle de « volontariat »
Pour l’instant, la Commission européenne parle de volontariat. Mais comme nous l’avons appris pendant la crise du coronavirus, le volontariat ne vaut que tant qu’une minorité en fait usage. Cependant, si moins de 30% des citoyens européens n’ont pas de carte d’identité numérique ou de carte de paiement numérique, ils finiront par céder à la pression sociale ou aux lois de la majorité. De plus, il n’y a qu’un pas pour la Commission européenne à franchir pour rendre ces outils numériques indispensables à l’accès aux réseaux sociaux.
