La chasse est honnie par le monde militant des antispécistes et végétariens. Il en est même parmi eux qui s’inscrivent à la formation préalable à l’examen du permis de chasse pour tenter de faire clandestinement des vidéos « compromettantes » parce qu’ils en feront une présentation trafiquée et orientée pour servir leur discours. Faut-il être vicieux…
Il faut rappeler à ces gens un détail essentiel, puisqu’il ne semble pas monter à ce qui leur fait office de cerveau : Les choses ont « un peu » changé. Nous ne sommes plus il y a trois millions d’années. L’homme a modelé le territoire, à son avantage, restreignant l’espace animalier par l’urbanisation. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Le développement des sociétés, la compétition entre l’homme et l’animal dans l’occupation du territoire, ont eu pour conséquence de rompre la chaîne alimentaire naturelle. Il n’y a plus de prédateurs aujourd’hui pour le cerf, le chevreuil, le sanglier, et d’autres. Mais évidemment ces animaux ne cessent pas de se reproduire pour autant. D’où la nécessité de réguler leur nombre, sans quoi ils pulluleraient au point de devenir invasifs, ingérables, et une nuisance pour les cultures notamment, les agriculteurs devant alors être indemnisés. Si on ne la chasse pas, une population de sangliers double chaque année. C’est intenable. L’Australie a dû faire face à une prolifération de lapins de garenne (une lapine donnant naissance dans l’année à 20 petits), plusieurs centaines de millions de ces charmantes petites bêtes, qu’il a fallu traiter de façon radicale, à la mitrailleuse, en hélicoptère.
C’est une simple réalité. Mais c’est bien connu, l’enfermement dans l’utopie, ressort fondamental de la population de gauche, fait réfuter le réel. La régulation du nombre de bêtes de nos jours est une nécessité écologique élémentaire puisque leurs territoires ont été réduits, concentrant leur nombre, et que leurs prédateurs naturels n’existent plus. Il faut obligatoirement se substituer à ces derniers. Et ce sont aux sociétés de chasseurs qu’est confiée par l’État cette mission de régulation. Tout simplement. Il n’y a aucun sadisme dans cette affaire. En Allemagne (mais certains ont adopté ce noble geste ici également), le chasseur qui après avoir abattu un animal, arrache un morceau de feuillage pour le placer symboliquement dans la gueule, comme un dernier repas, une offrande, retire son chapeau et salue l’animal, ne paraît pas faire preuve d’irrespect, bien au contraire. La première scène du film Le Dernier des Mohicans (avec Daniel Day Lewis), une scène de chasse, au cours de laquelle les deux indiens rendent hommage à l’animal qu’ils ont abattu pour se nourrir, relève de la même éthique, du même degré élevé de conscience.
La chasse, comme la tauromachie, c’est un esprit aristocratique. Mais comme avec la tauromachie, il est manifeste que chez les « anti », la sensiblerie (l’émotionnel) prend le pas sur le rationnel. La chasse allie la nécessité de régulation au plaisir du chasseur à se trouver au contact de la nature, et accessoirement lui permet de régaler sa famille d’une viande saine, qui a vécu et s’est nourrie naturellement, sans le traitement de la production industrielle, une autre qualité non négligeable !

Chasser, apprendre à donner la mort, et à dépecer un animal, chose dont l’homo consumens contemporain dévirilisé et élevé dans le coton n’est plus capable, c’est aussi se trouver relié à travers le temps avec les premiers hommes, c’est comme poser sa main là où un lointain ancêtre l’avait fait, à Lascaux ou Altamira, pour transmettre et laisser une trace de son existence. Voir des « anti-chasse » chez les gens qui pestent contre la submersion mondialiste, chez les patriotes, natio et autres souverainistes, est donc un non-sens puisque en tant que défenseurs présumés de l’identité et de la tradition, ils se trouvent avec la chasse précisément dans le pur domaine de la tradition multimillénaire. Raison pour laquelle tout véritable païen ne saurait être opposé à la chasse.
On ne peut que recommander la lecture du Dictionnaire amoureux de la Chasse, de Dominique Venner.

