« Le « social learning », enseigné dans écoles de management ou d’intelligence économique, utilise les effets combinés de la culture, de la connaissance et de la psychologie pour amener une population ciblée à raisonner selon un certain schéma de pensée initié par l’influenceur, dans des buts politiques, économiques ou socio-culturels. Le social learning est donc un formatage social à des fins d’influence. Son objectif est la conquête des territoires mentaux ». (Eric Dénécé, fondateur du Centre français de recherche sur le Renseignement, auteur reconnu, retrouvé sans vie ce 12 jui 2025 dans des circonstances inexpliquées, après ses récente critiques contre la politique et la personne d’Emmanuel Macron).
Le concepteur de la fabrique de l’opinion n’est autre que le propre neveu de Freud, Edward Bernay, dont le maître ouvrage ne porte en titre pas moins que Propaganda. Comment manipuler l’opinion en Démocratie ? En voici quelques citations édifiantes : « La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays… Les techniques servant à enrégimenter l’opinion ont été inventées puis développées au fur et à mesure que la civilisation gagnait en complexité et que la nécessité du gouvernement invisible devenait de plus en plus évidente… Et si, selon la formule consacrée, tel candidat à la présidentielle a été « désigné » pour répondre à une « immense attente populaire », nul n’ignore qu’en réalité son nom a été choisi par une dizaine de messieurs réunis en petit comité ». En clair, comment faire accomplir quelque chose à quelqu’un en lui donnant le sentiment que c’est lui qui a choisi librement de le faire.

Une autre manière de fabriquer le consentement est de construire la servitude volontaire, c’est-à-dire faire non seulement accepter, mais encore désirer au sujet manipulé ce que l’on a en fait décidé à sa place, en le mettant dans une situation d’engagement à poursuivre un comportement tout en lui faisant croire que l’on respecte son sentiment de liberté. Cette conduite du changement, règle absolue de la politique moderne, c’est laisser la propagande mettre d’abord le pied dans la porte de votre cerveau puis de s’implanter sans esprit de retour. Alors soyez vigilants.
La place qu’occupent les médias dans la stratégie de Big Brother est centrale. Le fait audiovisuel est neuf au regard de l’histoire. Il induit un déséquilibre formidable, dont nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences : en octroyant le monopole de l’expression publique à une poignée d’individus, ce système condamne tous les autres à subir leur puissance de feu, ce qui rend possible le conditionnement de la masse, son dressage. Il y a du militantisme dans le journalisme d’État. Ces individus qui régissent l’accès à la parole et aux faits sont la plupart du temps des militants, qui prétextent leur « devoir d’information » pour déformer, minimiser, ou cacher la réalité, selon leur prisme idéologique, au service à la fois de leur idéologie et de l’action des gouvernants. Les meilleurs porte-flingue du Système sont les journaux et journalistes du service public. Il suffit d’écouter France Info quelques heures pour le comprendre. Canal + est remarquable aussi. Puis il y a ceux qualifiés de Décodeurs, le Lab, tous ces « décrypteurs » qui se chargent en fait de coder une réalité devenue trop dangereuse pour n’être plus dissimulée. Viennent ensuite les médias « de centre gauche », l’Obs, Libération, Rue 89, Marianne, etc. Tous ces individus se connaissent, sortent des mêmes centres de formation, travaillent ensemble, se transmettent des informations, conviennent de la meilleure manière d’avoir la peau d’un non-aligné. Mais le reste, le bruit de fond, est aussi très important. L’information continue, c’est encore et toujours, en plus diffus, la voix de Big Brother, qui répète les slogans du régime, qui participe du conditionnement et du divertissement.
