Nous avons lu « Aux armes citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense »

Une société armée est une société de courtoisie mutuelle. Les manières de communiquer sont toujours polies quand chacun doit être responsable de ses actes avec sa propre vie.

En 2012 était publié un petit ouvrage, épuisé et non réédité depuis, Aux armes citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense. Nous estimons opportun de l’évoquer aujourd’hui. Les autorités veulent désarmer les Français. Ils l’ont proposé en mettant en place du 25 novembre au 2 décembre 2022 trois cents points de collecte où se « débarrasser » de leurs armes détenues non déclarées. Ce n’était pas la première fois. Ce livre évoque les précédents épisodes en la matière, mis en œuvre depuis le XIXe siècle, à l’époque contre la révolte sociale. Aujourd’hui, la raison, on le devine, est autre. Et elle est encore plus méprisable que par le passé. Alors que la France est déjà livrée aux loups entre l’ampleur des agressions et l’impossibilité dans laquelle s’est placé l’État (par sa réglementation et sa philosophie) à protéger les citoyens, alors que la submersion migratoire extra-européenne se poursuit et ne va faire que s’accentuer sous la gouvernance des partis du Système, dans le cadre des graves troubles dont la société multiraciale est grosse (que les clairvoyants ont annoncé depuis des décennies puisqu’elle a toujours et où que ce soit abouti à la guerre civile), il s’agit selon les vues de la gouvernance de tenter de minimiser l’étendue du conflit à venir en désarmant l’une des parties, pendant que l’accès au trafic d’armes ne pose aucun problème dans les « quartiers sensibles » et autres territoires perdus de la République. Nous sommes ici encore dans le domaine de la forfaiture. Le pouvoir aura œuvré jusqu’au bout contre l’intérêt des Français. Espérons que les crétins ne seront pas trop nombreux à livrer les précieux accessoires de défense dont ils peuvent encore disposer. Dans Aux armes citoyens ! nous avons relevé les passages suivants :

Ce texte publié en février 2012 est d’une importance capitale. Mais bien entendu, ce monument de bon sens sera insuffisamment lu du grand public, sa charge de vérité le rendant indésirable au système, donc non promu par les grands circuits de distribution qui en sont complices

Tirant le constat d’échec absolu des politiques publiques de sécurité menées en France depuis quarante ans, avec l’augmentation continue et parallèle de la criminalité et des dépenses publiques, l’auteur propose d’embrasser une vision individuelle de la sécurité qui viserait à responsabiliser les Français et à leur permettre, en leur rendant les droits dont ils ont été dépouillés depuis un demi-siècle, de suppléer aux actuelles déficiences de l’État et de la police : droit à la possession et au port d’arme, sanctuarisation du domicile privé et renforcement de la notion de légitime défense, libre constitution d’associations sécuritaires et populaires.

Aux Armes Citoyens ! est exactement ce qu’annonce son titre : c’est un appel aux armes. Alors que les Français se retrouvent pris entre la marteau et l’enclume – c’est-à-dire entre une criminalité brutale et omniprésente et un État d’autant plus répressif qu’il est en situation de quasi-faillite –, apparaît de plus en plus clairement ce risque terrible : n’avoir plus le choix qu’entre le chaos criminel et l’état policier. Aux Armes… suggère une troisième voie, la seule selon l’auteur à pouvoir juguler cette insécurité endémique. Cette troisième voie est celle de l’autodéfense, et de la responsabilité du peuple français : ce dernier doit exercer son droit, et assumer son devoir à reconquérir les armes qui lui ont été dérobées, et à restaurer en France un ordre naturel fondé sur le respect que se doivent des citoyens libres et armés. A l’heure où notre avenir semble plus que jamais incertain face aux crises démographiques, économiques et environnementales que connaît la planète, une telle transformation n’est pas seulement une possibilité juridique ou une nécessité politique : elle est avant tout une question de survie. On y réfléchit à deux fois face à un homme qui possède à la fois une certaine conception de ses intérêts et un fusil. 

Le rapport entre les Français et les armes est aujourd’hui corrompu par un triple mensonge, par trois idées fausses savamment entretenues par la propagande étatique et relayées par le conformisme des médias de masse.

Le premier de ces mensonges, que l’on peut qualifier « d’argument historico-culturel », est le suivant : les armes ne relèveraient pas de notre culture. Elles n’appartiendraient pas à notre histoire. Au contraire d’une Amérique forgée par la conquête de l’Ouest et les guerres indiennes, l’Europe serait un continent pacifié de longue date et durablement désarmé dont la France serait simplement l’exemple le plus abouti. Rien, bien entendu, n’est plus faux. L’Ancien Régime reconnaissait à l’aristocratie le droit à détenir et à porter les armes, parfois réduites à une épée symbolique. Cette reconnaissance tenait compte de l’enracinement de la monarchie dans les coutumes franques et attribuait au sujet de plein droit, la capacité à assurer sa propre défense. Dans un royaume imparfaitement pacifié et dont les campagnes abritaient encore des bandes de brigands sans scrupules, une telle disposition relevait du bon sens le plus élémentaire. L’État, alors, ne prétendait pas pouvoir protéger chacun, partout et tout le temps. A noter la mention explicite, dans le fameux Code Noir en 1685, de l’interdiction faite aux « esclaves » de posséder une arme : tout un symbole… Que déduire du fait que le citoyen français sous la Ve République jouisse, en la matière, de droits comparables à ceux des esclaves sous l’Ancien Régime ?*

Avec l’organisation découlant de la chute de l’Ancien Régime, on a alors considéré que le peuple ne saurait en aucun cas déléguer à l’État un droit dont il ne jouissait pas lui-même. Pour investir la puissance publique d’un pouvoir de police et de défense de la Nation, encore fallait-il que le peuple dispose lui-même d’un tel pouvoir. Ces préceptes étaient si bien enracinés que lorsque le Comte de Mirabeau, en 1789, proposa l’introduction d’un article dans la Déclaration des droits de l’homme disposant que « tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir », les membres du comité des cinq lui opposèrent qu’un tel droit, « évident dans sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile » allait trop de soi pour requérir une inscription dans le texte. Une « évidence » qui, aujourd’hui, prêterait presque à sourire.

Malgré ses péripéties institutionnelles et ses tumultes sociopolitiques, le XIXe siècle confirma toujours cette interprétation du libre et nécessaire port d’arme pour les citoyens. La loi Farcy de 1885, d’inspiration libérale, réaffirme ainsi que « la fabrication et le commerce des armes […] sont entièrement libres », au point que l’on put écrire, au début du XXe siècle, que tout Français avait le droit de porter des armes apparentes, s’il n’en avait pas été privé par jugement. Cette situation, loin d’être exceptionnelle, domina en Europe jusqu’à la guerre de 1914 : l’Angleterre, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Suisse ou la Serbie ne connaissaient aucune restriction au droit à porter les armes ; en Allemagne, n’était interdit que le port en réunion publique, en France seulement celui d’armes dissimulées. Jusqu’aux années 1920 au moins, la liberté individuelle de posséder et de porter des armes domine ; que s’est-il donc passé pour que le second XXe siècle oblitérât aussi complètement ce droit pourtant ancien et si solidement enraciné ?…

Dans l’histoire des Français et de leur accès aux armes, la situation ne changea brutalement qu’au cours des années 1930. Les nouvelles restrictions à la possession et au port d’armes témoignent à la fois d’un durcissement législatif et d’un accroissement spectaculaire des prérogatives de l’État. C’est Pierre Laval qui, par décret-loi du 23 octobre 1935, porte le premier un coup sévère à la liberté d’assurer sa propre défense, avec d’impitoyables mesures déclaratives comme l’obligation d’enregistrement. Par la suite, la IVe et la Ve République renforcèrent ces dispositions liberticides jusqu’au décret du 6 mai 1995 (complété par un décret de décembre 1998) qui entérina l’un des régimes les plus répressifs au monde en matière de contrôle des armes à feu. Mais comme on peut le voir, ces restrictions sont récentes : 70 ans tout au plus à comparer aux 15 siècles d’histoire politique française et aux 232 années de tradition républicaine.

Le second argument souvent invoqué contre la liberté de posséder et de porter les armes, le second mensonge, est d’ordre utilitariste. Il affirme en substance : « Les armes individuelles tuent ; loin de constituer une réponse à la criminalité, elles l’aggravent. » A ce stade, on cite fréquemment l’exemple américain, brandi en repoussoir suprême, comme pour se convaincre que homejackings et autres drive-by shootings n’arriveront jamais chez nous. C’est là une tragique illusion, doublée d’une totale méconnaissance des faits. Illusion parce que ces deux sortes de crimes, autrefois typiquement américains, sont bel et bien arrivés en France : « saucissonnages » dans les beaux quartiers, règlements de comptes à l’arme de guerre dans les « cités ». Méconnaissance surtout, parce que les statistiques n’établissent pas de corrélation positive entre taux de possession d’armes et criminalité ; un rapide examen des chiffres européens permet ainsi de dissiper immédiatement plusieurs mirages…

De façon générale et pour rester simple, la criminalité est corrélée à 4 facteurs principaux : 1) la densité de population, 2) le niveau moyen d’éducation et de revenus, 3) l’âge, 4) l’hétérogénéité de la population. 

En clair, une zone urbaine dense, à la population hétérogène, et constituée de « jeunes » peu éduqués, tend à connaître davantage de crimes qu’une zone rurale, riche et ethniquement homogène. Sur ces bases, on trouve en haut du classement européen des pays comme le Royaume-Uni, la France ou l’Italie, mais aussi le Luxembourg, un pays pourtant perçu comme plutôt « calme » ; tous ces pays ont également des législations sur les armes plutôt restrictives. A l’inverse, des pays comme la Suisse ou la Finlande, qui exercent un contrôle faible ou modéré sur les armes à feu, jouissent de taux de criminalité nettement plus faibles. Si ces taux s’expliquent bien entendu par d’autres facteurs que le seul taux de possession d’armes, il semble au moins que ce dernier ne tende pas à accroître significativement le nombre de crimes.

Cette intuition (des pays comme la Suisse ou la Finlande, qui exercent un contrôle faible ou modéré sur les armes à feu et jouissent pourtant de taux de criminalité nettement plus faibles) se confirme si l’on compare au niveau mondial, l’Europe des 27 et les États-Unis. Pour une population une fois et demie supérieure, l’Europe élargie enregistre un nombre de crimes plus de deux fois supérieur aux chiffres américains : 1 crime par an pour 19 habitants contre 1 pour 28 aux États-Unis (Source Eurostat « Crime and criminal justice statistics – 2010). L’image d’une Amérique livrée aux gangs et gangrenée par les armes ne tient pas ; malgré son prohibitionnisme général, l’Europe souffre bel et bien d’une criminalité supérieure. Ces chiffres sont d’autant plus intéressants que les auteurs américains, qui s’intéressent depuis longtemps à la question du rapport entre crimes et armes à feu, n’ont jamais pu démontrer de corrélation positive entre les deux. Il y aurait au contraire, pour certains, une corrélation négative ; l’accès aux armes ferait ainsi diminuer la criminalité !

L’étude la plus complète à ce jour sur le lien entre les taux de criminalité et de possession d’armes à feu aux États-Unis a été réalisée par un économiste de renom, John Lott (« More Guns, Less Crime : Understanding Crime and Gun Control Laws » – University of Chicago Press). Il met en évidence une nette diminution de plusieurs catégories de crimes immédiatement après le vote, dans certains États, de législations autorisant le port d’arme dissimulée. L’effet dissuasif semble être la principale raison de ce phénomène : moins que la perspective d’une interpellation, c’est la possibilité que leurs victimes soient armées qui semble principalement décourager les criminels. Une conclusion que tirent également Rossi et Wright dans leur magistral « Armed and Considered Dangerous : A Survey of Felons and Their Firearms » (Aldine Transaction, 1986). De l’aveu même de milliers de criminels interrogés par les auteurs, une victime potentiellement armée est le principal facteur dissuasif dont les criminels admettent tenir compte. En effet, le plus irréfléchi des délinquants effectue, plus ou moins consciemment, un calcul coût / bénéfice avant d’entreprendre une activité illicite. Plus le bénéfice escompté est important (produit du vol ou du trafic) et le coût potentiel bas (le risque d’une courte peine de prison, probablement non exécutable du fait de la surpopulation carcérale actuelle), plus son intérêt à opérer croît. Une de ces évidences, est-on tenté de dire, aussi ancienne qu’est l’Homme dans ses penchants mauvais, et que se refusent pourtant par idéologie bornée à reconnaître tous ces « humanistes » qui se sont emparés des écoles juridiques, et modèlent l’esprit et la lettre de la politique pénale, pour notre plus grand malheur. En augmentant le coût potentiel des activités criminelles, on réduit aussi mécaniquement l’intérêt à violer la loi. Ainsi, une évidence saute aux yeux : les armes ne « créent » pas de crimes. Les pays dans lesquels circulent le plus d’armes à feu ne présentent pas de taux de criminalité particulièrement élevés. Plus ennuyeux pour nous autres Français : le contrôle strict des armes à feu ne réduit pas la criminalité, pas plus qu’il n’empêche les criminels et psychopathes violents de se procurer les armes nécessaires à leurs forfaits. Le cas de Richard Durn qui, au conseil municipal de Nanterre, avait massacré huit personnes et en avait blessé 19 autres, nous a tragiquement rappelé cette évidence. Les banlieues françaises les plus « chaudes », selon le criminologue Xavier Raufer, « grouillent d’armes lourdes » ; de l’aveu même de la police, le niveau de violence des braquages s’est considérablement accru depuis dix ans. En somme, si l’on peut donc reconnaître un effet aux législations sur les armes, c’est bien d’avoir réservé de facto le monopole des armes à la police et aux criminels. Les honnêtes gens, eux, sont plus désarmés que jamais, alors même que la police n’a jamais été aussi peu capable de les protéger.

Le troisième argument le plus souvent invoqué contre le port d’armes et la légitimation de l’auto-défense est d’essence morale. Il dit en substance : « Tuer, c’est mal » ; ou dans sa variante pontifiante : « Rien, jamais, ne mérite qu’on prenne la vie d’un homme ». Selon les tenants de cette position, la riposte à une agression ne fait qu’ajouter la violence à la violence : le remède serait pire que le mal.**

Tout, en droit, est en effet question d’interprétation : quelle que soit la manière dont est rédigé un texte, l’interprétation du juge détermine comment le droit sera lu et la justice rendue. Depuis plusieurs décennies, et pour des raisons qu’il serait trop long de détailler ici, les juges semblent avoir systématiquement interprété les conditions de la légitime défense de manière extrêmement restrictive, souvent, il faut le noter, à l’encontre de l’intérêt des vraies victimes. D’abord le critère de proportionnalité : la défense doit demeurer proportionnelle à l’agression. Seul problème : il appartient à la victime seule, par définition, d’évaluer la proportionnalité de sa riposte, et ce malgré le stress que ne peut manquer d’éprouver une innocente lorsqu’il subit une attaque non provoquée. C’est là faire peser sur l’honnête citoyen une charge juridique et morale inacceptable, alors même que voyous et criminels font montre d’un mépris sans cesse croissant pour les règles de la vie en société. Ensuite la nécessité, souvent matérialisée par l’impossibilité de fuir ou d’appeler la police. Sur ce point, la jurisprudence est constante : toute personne attaquée et dont les possibilités de fuite ne sont pas totalement épuisées ne satisfait plus, dès lors qu’elle blesse ou tue un attaquant, aux critères de la légitime défense. On est condamné pour avoir blessé un agresseur, si la cour fait valoir que l’on aurait dû choisir d’appeler la police. Quoi, appeler la police alors que vous voyez le malfaiteur et qu’il faudrait donc le laisser s’empare tranquillement de vos biens (il va d’ailleurs vous laisser le faire, « appeler la police ! ») ou viole votre femme. C’est là que l’on touche au mépris du réel de la situation par les magistrats. Un tel état de fait est d’une gravité extrême pour l’équilibre social : il engendre en effet une insupportable asymétrie entre l’agresseur, maître de la situation criminelle puisqu’il en est l’auteur, et l’attaqué, qui doit pour sa part satisfaire consciencieusement à tous les critères du droit et, idéalement, connaître intimement la jurisprudence avant de décider s’il peut, ou non, se défendre. Le « métier » de délinquant est ainsi devenu une profession protégée par l’institution judiciaire tandis que les droits des victimes sont, une fois de plus, piétinés. A l’échelle de la collectivité, on imagine fort bien les dégâts que peut causer une telle jurisprudence et comment elle contribue au terrible climat d’impunité qui s’est abattu sur notre pays. C’est ici que l’argument moral contre les armes et l’autodéfense montre ses limites : ne peut se prétendre moral ce qui est contraire au bien commun. Lorsqu’un innocent défend son intégrité physique ou ses biens contre un malfaiteur, armé ou non, il défend davantage que son seul intérêt égoïste : il protège par extension l’ensemble des citoyens honnêtes de sa communauté, en refusant de céder un pouce de terrain à des comportements dont on voit bien aujourd’hui à quelle vitesse ils dissolvent le lien social, propagent la peur et minent la confiance dans les institutions. Chaque innocent qui prend les armes fait reculer le crime partout ; ce n’est pas tant une balle que craint fondamentalement le criminel, mais plutôt la possibilité d’une balle. Le devoir de fuite imposé par la jurisprudence, quoique légal par définition, n’est donc pas seulement injuste : il est aussi immoral.

L’histoire est jonchée des cadavres de peuples qui cessèrent de se battre. Mais cette capacité à lutter n’est pas celle qui meut les armées, ni celle qui bâtit les empires ; c’est celle qui anime les individus, les cœurs d’hommes et de femmes qui se battent pour garantir leur bien-être, leur sécurité, leur avenir et ceux de leurs enfants. Le XXe siècle aura été marqué, en France et en Europe, par un changement brutal des mentalités et des comportements. L’accroissement des prérogatives publiques, le développement de l’État providence et le recul relatif de la grande pauvreté ont abouti à la création d’une société d’abondance planifiée dans laquelle la responsabilité et l’action individuelle se sont dilués dans une technocratie omniprésente. Nos contemporains, moins autosuffisants et moins capables d’action que leurs ancêtres, se sont laissé bercer par des politiques publiques dirigistes et infantilisantes qui ont contribué à les rendre toujours plus dépendants. Ce cercle vicieux peut et doit cesser : en reconquérant leur droit à porter les armes et à l’autodéfense, les Français pourront non seulement enrayer la hausse constante de la criminalité, mais aussi inverser ce dramatique glissement vers une déresponsabilisation généralisée. La sécurité de tous, en France, doit redevenir l’affaire de chacun.

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Nous ajouterons ces commentaires :

*Si l’Ancien Régime reconnaissait à l’aristocratie le droit à détenir et à porter les armes, parfois réduites à une épée symbolique, la paysannerie n’était pas démunie, elle avait toujours disposé et fait usage, comme ailleurs, d’outils agricoles utilisés comme armes (le nunchaku et le kusarigama japonais ne sont que l’adaptation du fléau de battage du grain et de la faucille). Fourche ou épée, l’arme faisait depuis toujours naturellement partie de la vie des Français.

**Opinion qui ne peut relever que d’un sida mental, touchant les adeptes de « l’autre joue » et ceux se sentant une vocation au martyr. N’en déplaise à ces dangereux hurluberlus, la vie d’une ordure ne vaudra jamais celle d’un honnête homme, d’un innocent ou celle d’un héros. Il faudrait donc subir l’agression et ne rien faire, alors même que l’État est matériellement incapable d’assurer la sécurité de tous en tout temps et en tout lieu ? Le « tendre l’autre joue », cette tare du christianisme, est un concept délirant et coupable, qui ne vaut que pour un individu qui serait complètement dénué d’ego et pour lequel toute atteinte à sa propre personne n’aurait strictement pas plus de valeur que l’atteinte à un caillou. Il faut recommander cette attitude à tous les individus « parfaits » qui vivent sur cette terre. Le problème dans la pratique c’est que, tendre l’autre joue c’est en fait conforter le Mal. Lorsque l’on est agressé et que l’on tend l’autre joue, on renforce le Mal non seulement à ses propres dépens bien sûr, mais aussi aux dépens d’autres victimes à venir puisque l’agresseur à qui l’on a ainsi suggéré de nous frapper davantage va ensuite agresser d’autres personnes avec une assurance et une force décuplées. On est ainsi responsable du Mal à venir, et c’est là une responsabilité considérable. On transforme l’adversaire en potentiel multi-réitérant, et c’est bien ce à quoi on assiste de nos jours avec ce carnaval des victimes dédouanant leurs bourreaux et se croyant moralement supérieures parce qu’elles n’ont pas « cédé » à la haine que le malfaiteur doit susciter chez toute personne normalement constituée. À l’évidence, une société bâtie sur de tels fondamentaux, émasculée, est responsable de la violence, lorsque battant sa coulpe elle la justifie sans s’inquiéter du déchaînement qu’elle suscite de surcroît chez des individus qu’elle a convaincu du bien-fondé de leur agressivité.