Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? – complément d’information

Pour faire suite à notre précédent article sur le sujet (Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?) nous proposons cette présentation complémentaire.

La franc-maçonnerie est, nous dit-on de façon élogieuse dans les supports médias où s’expriment les différentes obédiences, un Ordre initiatique dont les affiliés travaillent dans la discrétion des loges, pour la paix, la tolérance, l’humanisme, et la république universelle… Mais que recouvrent ces mots ? On notera d’emblée que de ces quatre sujets, le premier est compromis par les trois autres qui sont précisément ceux qui par l’ouverture de la France à toute l’immigration de la planète, sans distinction de provenances et sans limites, menacent le pays de disparition.

Un Ordre ? Les maçons l’affirment de leurs différentes organisations appelées obédiences. Une obédience est la fédération d’un certain nombre d’ateliers encore appelés loges. La première obédience présente en France s’appela Grande Loge anglaise d’où procéda par scission le 9 mars 1773 le Grand Orient de France. Depuis, de scissions en scissions, plus d’une dizaine d’obédiences se constituèrent et prospèrent encore actuellement.

Mais le Grand Orient de France qui, avec environ 50 000 frères répartis dans environ 1 250 loges constitue la première puissance maçonnique dans notre pays, n’est pas reconnu par la maçonnerie traditionnelle dont l’obédience tutélaire est la Grande Loge Unie d’Angleterre. En effet le Grand Orient n’est pas considéré en conformité avec les anciens landmarks* de l’Ordre dont le premier et le plus important consiste en la croyance au Grand Architecte de l’Univers. Depuis 1877, le Grand Orient a transgressé ce landmark.

(* Principes de base, règles marquant les limites au-delà desquelles la pratique maçonnique d’une autre obédience sera considérée par elles comme déviante et inauthentique, une borne infranchissable).

Comment alors expliquer d’une part que les adhérents de cette obédience dissidente se retrouvent avec les frères des autres obédiences dans les Fraternelles* ? Comment expliquer encore les réunions communes des obédiences, les communiqués communs et même l’affirmation explicite d’un fichier commun des adhérents. En effet, on peut lire des déclarations épisodiques de telle ou telle obédience selon lesquelles elle sait avec certitude si un tel est ou n’est pas maçon.

(*Deux mots de présentation sur les fraternelles. Au sein des assemblées, des administrations, des professions et des métiers, elles regroupent les « frères » appartenant aux différentes obédiences maçonniques, sans tenir aucun compte des éventuels conflits qui peuvent opposer les obédiences dont ils sont membres. C’est surtout en leur sein que l’affairisme s’est épanoui et la plupart des grandes « affaires » de corruption qui ont éclaté (elles n’éclatent pas toutes !) sous cette République ont eu pour base la connivence maçonnique, comme l’on noté les enquêtes de revues et quotidiens (Le Point, L’Express, Le Figaro, etc.) peu suspects de fanatisme anti-maçon.)

Ainsi, l’observation de la vie maçonnique entraîne l’observation irréfutable de la position de fait commune à toutes les obédiences selon laquelle tous les francs-maçons appartiennent à l’Ordre Maçonnique Universel.

Ce n’est que dans le cas où éclatent des scandales très graves que les obédiences émettent alors de très discutables affirmations de non régularité, telle que celle de la loge P2* (Propaganda Due) en Italie, pourtant parfaitement « régulière » (reconnue par la maison mère anglaise) depuis 1877, mais déclarée « non régulière » après 1981 quand vient au grand jour ce que l’on ourdissait dans le secret de ses ateliers… 

(*Impliquée dans plusieurs affaires criminelles italiennes, dont la faillite de la Banque Ambrosiano étroitement liée au Vatican, les assassinats du journaliste Mino Pecorelli et du banquier Roberto Calvi et des affaires de corruption reliées au scandale des pots-de-vin de Tangentopoli. Les agissements troubles dans le cadre de la P2 ont commencé à être révélés au début des années 1980, avec les enquêtes sur la faillite de l’empire financier de Michele Sidona, un banquier lié à la mafia et au Vatican).

Initiatique. En effet si la maçonnerie diffuse partout la philosophie de la non-exclusion, elle est la dernière à la pratiquer. Il est notoire qu’elle n’accueille dans ses temples que les initiés jugés compatibles, et que jamais les grades inférieurs ne sont admis aux travaux des grades supérieurs, l’inverse étant la règle selon les principes élémentaires d’une judicieuse orientation des débats que l’on appellerait ailleurs « manipulation ».

Affiliés. On n’entre pas en franc-maçonnerie comme on adhère à une association sportive, c’est-à-dire quasiment sans aucun contrôle. On cherche d’ailleurs en vain dans les encyclopédies maçonniques le terme d’adhésion ou d’adhérent. On est « reçu » maçon certes si cela vous est proposé ou si vous en faites la demande. Il faut ensuite être l’objet d’une enquête favorable, être parrainé et suivre une initiation élémentaire et subir enfin les épreuves d’admission au 1er degré selon le rite de l’obédience.

Discrétion. En fait de discrétion, c’est le Secret qui est le maître mot de l’univers maçonnique. Mais aujourd’hui, après la suite ininterrompue d’affaires de corruption concoctées sous le couvert des temples et des fraternelles, la maçonnerie fait semblant de jouer le jeu de la transparence. Les frères déclarent, contrairement à sa définition la plus constante qu’elle n’est qu’une société… discrète. Ils jouent sur les mots. Que les obédiences aient leurs noms dans les annuaires, comme elles aiment à le faire remarquer, signifie simplement qu’elles ne sont pas clandestines. Le secret et la clandestinité ne sont pas des notions identiques. Quand on leur dit cela, les frères s’amusent encore à distinguer « sociétés secrètes » et « sociétés à secret ». Et alors on peut lire dans l’Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie d’Eric Saunier que des loges, « on peut connaître leurs règles, leurs modes de fonctionnement, leurs doctrines, leurs dirigeants et souvent leurs membres » (…) « Néanmoins leur ‘’visibilité’’ va de la notoriété quasi publique à la totale discrétion. » (…) « Cette discrétion entraîne trois pratiques secrètes. » La première est celle des délibérations. La deuxième est celle de l’appartenance. La troisième a trait aux usages symboliques. Un terreau idéal pour les conjurations et les complots. « Même si l’on peut trouver en librairie les textes de n’importe quel rituel » (…) « La lecture de ces ouvrages n’est en rien un accès au ‘’secret maçonnique’’ même si la plupart des maçons ne dévoilent pas les caractéristiques des grades suivants aux membres titulaires des degrés inférieurs. » On se rappellera ici ce qui s’est passé en Allemagne après la constitution d’une « commission officielle de dialogue » destinée à un « éclaircissement définitif » des rapports entre l’Église et la franc-maçonnerie. Monseigneur Stimpfle, évêque d’Augsbourg, après des années de travail, se résolut à conclure à « une insurmontable opposition », rapportant que sur les degrés les plus élevés, ses interlocuteurs ont « soutenu ouvertement qu’il y avait inconciliabilité et ont refusé, d’une manière radicale et presque blessante, de fournir le moindre détail. »

La Paix. Tout le monde est pour la paix… ou presque. Les francs-maçons aussi n’en doutons pas, sauf quand les guerres leur paraissent utiles ou nécessaires. Ainsi pendant la guerre de 1914-1918, lorsque sous la forte pression des loges, Clémenceau refuse en 1917 les offres de paix de l’empereur d’Autriche Charles Ier. Cela vaudra à l’Europe un million et demi de victimes. Au Mexique ensuite où la franc-maçonnerie a conduit la révolution : c’est une terrible guerre anti-catholique qui est menée, entraînant de 1926 à 1929 la révolte de milliers de cristeros (les « Vendéens » du Mexique) et l’assassinat de six mille d’entre eux après qu’ils eussent déposé les armes sur une incompréhensible injonction du Vatican.

La Tolérance. Les loges revendiquent un idéal de tolérance mais proclament fréquemment le fameux slogan de l’Archange de la Révolution Louis Antoine de Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! » On sait où cela a conduit.

L’humanisme. C’est le mot « codé » de la reconnaissance maçonnique. Étrange « humanisme » qui fait fi de toute morale, par exemple dans le domaine de la bioéthique.

La République universelle. C’est en effet l’idéal de la franc-maçonnerie, qui permettra aux grand initiés de gouverner le monde. Mais s’agit-il de le gouverner ou de le soumettre à d’invisibles hiérarchies. Citons à nouveau la Chaîne d’Union de Paris :

« Une République Universelle et Démocratique, voilà l’idéal de la Franc-Maçonnerie, idéal conçu et formulé par nos aïeux un demi-siècle avant la Révolution ! … C’est dans nos loges, à l’avenir, comme dans les écoles publiques, que les Français verront, sans voyager, les caractères de toutes les nations, et que les étrangers apprendront par l’expérience, que la France est la patrie de tous les peuples… »

(Extraits du journal franc-maçon La Chaîne d’Union de Paris – Journal de la maçonnerie universelle, 25è année, numéros 7 et 8, juillet et août 1889)

« La franc-maçonnerie est la conscience de la République » affirment ses membres.

Les sociétés de pensée, réunions mondaines de fins esprits qui existaient par ailleurs au XVIIIe siècle, sans se confondre avec les loges maçonniques, ont de leur côté constitué un élément majeur de l’imprégnation révolutionnaire de l’opinion publique. Pour ce qui est des loges, ce qui paraît aujourd’hui certain c’est qu’elles étaient certes différemment acquises aux idées prérévolutionnaires ou révolutionnaires mais toutes l’étaient plus ou moins ; dans les unes demeurait le mode britannique originel, humaniste et mondain. On y respectait la monarchie. On y professait un œcuménisme religieux dans l’esprit des constitutions d’Anderson. On y parlait de liberté, d’égalité et de fraternité sous un angle philanthropique. C’était déjà bien différent des principes sociaux de l’Ancien Régime.

La franc-maçonnerie va globalement passer à la subversion que les « frères » avaient plus ou moins consciemment anticipée idéologiquement. Ce n’est pas nous qui le disons mais l’universitaire Eric Saunier dans L’Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie (Éditions Le Livre de Poche). Il évoque le pouvoir transformateur de la culture révolutionnaire tel que « la subversion devient la norme ». Il conclut «  Malgré le retour de l’ordre opéré par le 18 brumaire, la mutation est opérée et toute l’histoire de la maçonnerie au XIXe siècle ne peut se comprendre qu’avec, en filigrane, la compréhension des mécanismes discrets… » Il s’agir là des mécanismes de la révolution. Désormais, la maçonnerie n’allait plus cesser d’abriter et de développer les ferments de toutes les subversions et de préparer toutes les lois révolutionnaires jusqu’à nos jours.

Au XXe siècle, des gouvernants avisés en divers lieux ont pu organiser des expositions d’information au public sur la franc-maçonnerie. Ce fut le cas notamment avec l’Exposition antimaçonnique (Antimasonska izložba) en Serbie du 22 octobre 1941 au 19 janvier 1942, qui émit à cette occasion une série de timbres aux détails tout à fait explicites sur la nature juive de la franc-maçonnerie, avec notamment le 4+4 dinars montrant un Serbe libérateur faisant tomber les colonnes Boaz et Jakin des temples maçonniques.

Dans ces pays, depuis ce genre de mise en lumière par des autorités combattantes, la franc-maçonnerie est revenue à la discrétion avec le retour de gouvernants qui étaient favorables à son existence et à son action, comme De Gaulle en France.

Les gens un peu informés savent la puissance, déjà, des cercles de domination mondialistes d’esprit maçonnique et des gigantesques lobbies médiatiques à leur service. Puissance fondée sur leur mainmise du système économique et sur leur protection par les forces de police et militaires. Pauvres citoyens du monde, pauvres niais à qui on laissera l’illusion d’une « démocratie de terrain » alors que leur échappe totalement la moindre possibilité de peser sur leur destinée collective !

En dépit de ses dénégations, la franc-maçonnerie est bien la pieuvre que l’on dépeint dans les représentations critiques à son sujet, gouvernant en sous-main de nombreux pays, dont la France. Tout le monde a en mémoire le geste triomphal adressé aux francs-maçons par Emmanuel Macron devant la pyramide maçonnique du Louvre à l’occasion de son élection en 2017, sommet de la pyramide et bras reproduisant dans le cadrage de l’image équerre et compas maçonniques. Tout est symbolique et rien n’est fait au hasard, chez ces gens qui sont ensuite prompts à se moquer des clairvoyants en les taxant de paranoïa. Quand on voit les résultats de l’influence des idéaux maçonniques sur la politique infligée à nos pays, comment elle nous torture au quotidien, on ne doute plus de la nécessité de l’interdire et saisir ses locaux, comme le firent le maréchal Pétain, et le général Franco en Espagne. Relisons ce passage présent dans notre premier article (Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?) tiré de Socialisme maçonnique, Éditions du Trident : « Le pouvoir domestiqué, elle a pu impunément placer ses créatures à tous les leviers de commande de l’administration française, leur livrer presque toutes les situations clés, en épurant incessamment les cadres. Elle a constitué ainsi dans la France, une ossature maçonnique solide, un corset protecteur et contraignant qui maintient l’ orientation maçonnique à travers tout le pays maçonnisé à son insu par une propagande insidieuse et constante ; elle voudrait établir une ossature semblable sur le monde entier à maçonniser. Elle est installée au cœur même de la France, dans toutes ses parties vives, ses jointures et ses articulations. Il ne faut pas dissimuler qu’un labeur immense et persévérant s’imposera pour l’en déloger. »

Terminons ce chapitre avec ces mots de Benito Mussolini, le 7 octobre 1930 : « Les maçons en sommeil pourraient se réveiller. En les éliminant, nous sommes sûrs qu’ils dormiront pour toujours. »