Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?

La France, depuis la Révolution de 1789, poursuit son chemin dans l’histoire, sans que la plupart des Français, surtout les plus jeunes, sachent avec suffisamment de clarté, ou sachent tout court, ce qu’est la franc-maçonnerie. La chose est nébuleuse, quand elle n’est pas ignorée. Cela tient à divers facteurs, c’est une société « discrète », les gens sont accaparés au quotidien dans leurs problèmes, leur vie de famille, n’ont pas le temps de s’intéresser à ce sujet comme à beaucoup d’autres, manquent de curiosité, l’impression que ce n’est pas à leur portée, etc. Si certains connaissent malgré tout son existence, ce n’est que de très loin, sans savoir ce que sont ses idées, son histoire, et surtout son rôle et ses méthodes dans la conduite du pays. Or, elle est le cœur nucléaire et fondateur du régime républicain français. Tout ce qu’il s’y fait est piloté, influencé, orienté par ses idées. La France vit sous l’empire de cette secte politique, qui lui fournit une importante partie de son personnel et de ses fonctionnaires à tous les échelons du dispositif. Elle est un élément important pour la compréhension de l’histoire moderne et de la voie sur laquelle est mené le pays. Nous allons en faire ici une présentation, sans que rien soit original dans notre sélection d’éléments, l’ensemble de ces informations sont librement disponibles pour qui fait l’effort d’aller les chercher. Bien que la chose ait de funestes conséquences pour nos pays, ou précisément parce qu’elle a de telles conséquences, elle reste un sujet intéressant à découvrir pour qui ne le connaît pas.

Il est difficile d’exercer un quelconque pouvoir ou des responsabilités sans être approché par les francs-maçons ou si l’on n’en fait pas déjà partie, tant dans la fonction publique que dans le secteur privé. Par instinct, nous avons acquis la conviction de très longue date, à vrai dire dès que nous en avons entendu parler, que ce pouvoir occulte à la symbolique délirante, au vocabulaire ridicule et hermétique, aux rites initiatiques relevant des pratiques sectaires et aux appellations hiérarchiques mégalomanes, a quelque chose de désespérément grotesque et inquiétant. On fréquente la « Loge de perfection 573 », le « Parthénon », ou le « Sublime Aréopage 309 Lutétia », on y obtient le titre de « Souverain grand inspecteur général du 33e degré ». Rien moins que cela. Quelle peut être l’utilité de ces noms énigmatiques et ces grades grandiloquents, outre de satisfaire la vanité de leurs porteurs ? A ce sujet, nous renvoyons à notre précédent article Des esprits médiocres et vaniteux, répertorié dans cette même thématique.

Sur ce sujet comme sur tout autre, logique et bon sens élémentaire font partie des maîtres-mots d’un raisonnement digne de ce nom. Pourquoi ces « sociétés philosophiques », tantôt ésotéristes, tantôt spiritualistes, ou athées, continuent-elles de cultiver une relative discrétion vis-à- vis des profanes, des non-maçons ? Ce culte du secret, cette volonté de la plupart d’entre eux de se dissimuler au plus grand nombre, ont véritablement quelque chose de malsain. Pourquoi se cacher ? On peut comprendre que cette prudence ait été justifiée de la part des francs-maçons lorsqu’ils travaillaient à la destruction de la monarchie française, et ce faisant risquaient la peine de mort pour crime de lèse-majesté. Mais depuis, alors qu’ils sont au sein même du pouvoir, qu’ils sont le pouvoir ! Si les buts poursuivis par les francs-maçons sont réellement louables et utiles au bonheur des hommes, ils devraient pouvoir être acceptés sans difficulté par tous. Pourquoi dès lors ne pas apparaître au grand jour, les exposer clairement à la face du monde et emporter ainsi son adhésion sincère et enthousiaste ? Pourquoi travailler à la réalisation de ces buts à l’insu des peuples et des nations ? Si l’on n’entreprend que des actions honnêtes pour le bénéfice de tous, pourquoi se cacher ? Par excès de modestie ? Ou bien davantage parce que derrière des prétextes avancés d’humanisme et de recherche mystique de la « vérité » sur le sens de la vie et de la condition humaine, il s’agit en réalité de réseaux d’influence qui traversent la plupart des partis, œuvrant essentiellement d’une part à la propagation d’une philosophie utopique fort discutable, et d’autre part au bénéfice de leurs membres (par services rendus, leurs réputés « carnet d’adresses ») ou plus rarement par coups tordus contre d’autres Frères, essentiellement en politique. Autrefois il y avait une visibilité du pouvoir royal, clairement identifié. Depuis 1789, le véritable pouvoir, agissant de façon sournoise et déloyale, se dissimule derrière l’affichage du personnel politique afin d’être inatteignable, donc inattaquable. Peu leur importe que le président de la république ou tel haut personnage médiatique ne soit pas forcément franc-maçon. La position de l’influent incontournable dans l’entourage du responsable de façade, est en réalité l’essentiel pour eux. Une identification publique trop affichée de leur rôle est d’ailleurs bien la dernière chose dont ils aient besoin, bien que l’on apprenne plus facilement depuis quelques années que tel ou tel personnage politique en est. Des mafias agissant sans violence physique (quoi que…), mais usant uniquement des cercles relationnels, de pressions et d’influence, pour parvenir à des positions de pouvoir et jouir des avantages que celui-ci confère à ses divers échelons, n’en demeurent pas moins des mafias. En effet, en général, l’allusion à la franc-maçonnerie est plutôt rare, quand elle n’est pas mise de côté. Pourtant, on est bien en peine de dénicher, parmi les principaux scandales des décennies passées, une affaire qui se soit déroulée sans le concours de Frères ici ou là, en tant que principaux acteurs. Si tous les francs-maçons se réclament (sincèrement ou de manière feinte) de cet humanisme aveugle et excessif qui aboutit à des aberrations morales et à des raisonnements contre-nature, ce ne sont certes pas tous des escrocs. Mais les principaux acteurs de ces scandales financiers n’auraient jamais pu faire ce qu’ils ont fait s’ils n’avaient pas été francs- maçons, usé du secret et des réseaux maçonniques. Il faut d’ailleurs remarquer que, sauf erreur de notre part, l’on ne connaît pas de scandales financiers équivalents mettant en cause exclusivement des non maçons.

Toute la documentation écrite et vidéo disponible sur la franc-maçonnerie, à charge et à décharge, les échos perçus et les observations que l’on peut faire sur le sujet, établissent clairement que les francs-maçons sont entre autres ce que l’on peut qualifier de « fondamentalement apatrides ». C’est parce qu’ils sont des vecteurs de la pensée cosmopolite juive et des ennemis de l’identité (préférant la société multiraciale et le métissage) qu’ils furent combattus et interdits par les régimes fascistes du XXe siècle, en Italie, en Espagne, en Allemagne. Ils ont beau se draper dans la pompe tricolore lors des cérémonies du régime qu’ils ont forgé, ils ne sont pas attachés à la notion de patrie, tout du moins de patrie charnelle. En un sens, ils n’ont idéologiquement pas de patrie. Ce sont des universalistes, pas des nationalistes. Leur conception de la nation n’est pas charnelle, on l’a bien compris désormais, elle est « idéelle », ils veulent une nation de « contrat ». Emmanuel Macron, qu’il y appartienne ou qu’il en soit un simple homme lige, un « maçon sans tablier », en est un éminent exemple, œuvrant encore plus que ses prédécesseurs à dissoudre la France dans la société multiraciale métissée et le fédéralisme de Bruxelles. Il pousse le fanatisme et le volontarisme européiste jusqu’à faire disparaître le drapeau national en certaines occasions (sous l’arc de triomphe) et dans certaines vidéos (comme lors de ses félicitations téléphonées à Lula da Silva vainqueur de la présidentielle 2022 au Brésil). Peu importe à ceux qui rejoignent la franc-maçonnerie l’endroit où ils sont nés et le pays dans lequel ils vivent, ce dernier n’est qu’un cadre neutre, administratif, dont les racines, la généalogie ne comptent pas, ouvert à toutes les provenances, purement utilitariste du moment qu’il fournit des salariés contribuables consommateurs votants, dans l’indistinction. Peu leur importe de faire évoluer les nations vers des directions extrêmement préjudiciables ou profondément modificatrices à long terme en matière d’identité. Seule leur importe la « grande fraternité universelle ». C’est bien le tableau que l’on voit appliqué à tous les pays vivant sous empire maçonnique, États-Unis, Royaume-Uni, France, Belgique, etc. correspondant à ce passage publié dans le journal maçonnique La Chaîne d’Union de Paris – Journal de la Maçonnerie Universelle en 1889, « C’est dans nos loges, à l’avenir, comme dans les écoles publiques, que les Français verront, sans voyager, les caractères de toutes les nations, et que les étrangers apprendront par l’expérience, que la France est la patrie de tous les peuples ».

Comment vient-on en maçonnerie ? On y entre soit par convictions politiques républicaines pour militer à la préservation de ce régime et de la laïcité, soit par bonté naïve universaliste, soit pour pénétrer de façon intéressée des réseaux dont on tirera profit à tous points de vue. Nous n’aborderons pas ici, manquant pour l’heure d’éléments suffisamment probants, l’argument selon lequel la plupart des Frères sont instrumentalisés à leur insu au service de Baphomet par les grades supérieurs seuls connaisseurs de la présumée véritable nature luciférienne de la franc-maçonnerie (le Lucy’s Trust lié à Bilderberg et consorts). On ne peut que constater en revanche la présence troublante de cette statue du Baphomet à Philadelphie aux États-Unis, l’une des villes éminemment maçonniques de ce pays bâti par des francs-maçons, puisque c’est là que le maçon Benjamin Franklin imprima en 1734 les Constitutions d’Anderson, le texte officiellement fondateur de la franc-maçonnerie. Benjamin Franklin, l’un des illustres et positifs personnages que présentent nos manuels scolaires était franc-maçon.

Les origines

La franc-maçonnerie est d’origine britannique, écossaise plus précisément. Elle fait figure de « contre-Église » d’inspiration protestante puisque ses textes fondateurs ont été écrits en 1723 par James Anderson, pasteur presbytérien d’Aberdeen. Apparue en Écosse, mais c’est une affaire pétrie de références hébraïques, qui n’a donc rien à voir, comme les cultes venus d’Orient, avec l’identité des peuples européens. A titre d’exemples parmi d’innombrables autres, les deux colonnes Boaz et Jakin présentes dans chaque temple sont l’évocation des deux colonnes d’airain fabriquées selon la Bible hébraïque par Hiram et placées par le roi Salomon à l’entrée du Temple de Jérusalem. La bannière de la Grande loge nationale française affiche l’étoile de David derrière l’équerre et le compas.

En maçonnerie, on n’entend parler que de Jérusalem, jusqu’à l’overdose selon un témoignage direct d’un frère, recueilli par nos soins. La première chose qui surprend le nouvel adepte dans une loge, écrit Stéphane Blet dans Franc-Maçonnerie, l’effroyable vérité (éditions Kontre Kultur), est le caractère juif de tout ce qu’il y rencontre. Pour résumer, la République c’est la loge, et la loge c’est la synagogue. Or, nous sommes des Européens, et comme s’agissant du christianisme, il n’y a aucune raison pour que nous vivions sous la domination d’une pensée extérieure à notre continent, née au Moyen-Orient et importée sur nos terres. C’est ce qui fait désigner la franc-maçonnerie par le patriote nationaliste identitaire comme premier et principal ennemi. Nous disons « contre-Église » parce que certains observateurs émettent l’hypothèse que l’idée qui a présidé à cette création, c’est une nécessaire rupture avec le christianisme responsable des horreurs et des traumatismes des guerres de religion entre catholiques et protestants en Europe, une forme de « plus jamais ça » entre compatriotes, entre frères humains dans nos pays européens. Avec une contre-Église qui ne place plus dieu au centre du monde et de la vie, mais qui lui substitue l’homme, ce qu’est en effet la franc-maçonnerie. Les problèmes viendront par la suite pour nous en matière d’immigration et d’insécurité avec l’extension de ces considérations fraternelles intra-européennes à l’ensemble de la planète. Parce que les Frères voulant que les Français voient sans voyager, les caractères de toutes les nations n’ont pas voulu tenir compte du fait que certains « caractères » sont incompatibles, et ça c’est la force de l’utopie. D’autres observateurs pensent au contraire que le dogme maçonnique est universaliste dès le départ, puisque étant d’essence juive il sert le tikkun olam (nous en reparlerons plus bas).

Quelque part, dans le temple d’une loge…

Selon l’histoire qu’ils véhiculent eux-mêmes, les francs-maçons se rattachent aux bâtisseurs des cathédrales, lesquels à leur tour auraient fait référence à Hiram, l’architecte du roi Salomon. Ils expliquent qu’à partir du XVIe siècle, le déclin des chantiers religieux, notamment en Grande-Bretagne après la Réforme protestante, a entraîné de profondes modifications dans l’organisation du métier de maçon, et les « loges », ces cabanes de chantier dans lesquelles les ouvriers faisaient la pause et réfléchissaient aux futures tâches, ont peu à peu disparu avec la raréfaction des travaux. Par la suite, à partir du XVIIIe siècle, des hommes qui ne pratiquent pas le métier de maçon vont emprunter les récits légendaires que se transmettaient les bâtisseurs de cathédrales à propos des origines de leur profession, pour les appliquer à de nouveaux desseins. C’est ce qui va fonder la distinction faite entre maçonnerie dite « opérative », celle des maçons qui taillent la pierre, travaillent de leurs mains à la construction d’édifices de pierre, et maçonnerie dite « spéculative », celle qui a accouché des réseaux d’influence francs-maçons actuels. La date officiellement reconnue pour la création de la première Grande loge britannique est 1717, lors d’une rencontre dans l’auberge londonienne L’Oie et le Gril, par la réunion de plusieurs loges déjà existantes et souhaitant se fédérer. A l’origine de ces loges, quelques artisans appartenant à divers métiers, commerçants, petits boutiquiers, se constituent en société de secours mutuel et cotisent à une caisse commune de solidarité, comme cela se faisait trois siècles plus tôt dans les confréries médiévales du compagnonnage. Louable initiative. Mais l’aspect pratique de leur association ne leur suffit pas. Probablement entre goût de la mise en scène et vanité, ils éprouvent le besoin d’emprunter à la symbolique passée des bâtisseurs du Moyen-Age, équerre, compas, niveau, maillet pour ritualiser le cérémonial de leurs assemblées, dans ce projet constructiviste de solidarité entre membres adhérents. 

Son évolution

Par la suite, ces groupes vont se multiplier, puis une fois les Grandes loges créées, celles-ci vont être peu à peu phagocytées en tant que hobby mondain ou en instrument politique par des oisifs fortunés, érudits, bourgeois, aristocrates qui vont en changer la nature de secours mutuel et les transformer en « sociétés de pensée », de spéculation intellectuelle, lesquelles participeront à l’éclosion de la philosophie des « Lumières ». 

La pratique de la franc-maçonnerie est nous dit-on introduite en France en 1728 (donc onze ans après sa création officielle britannique), par le parti Jacobite exilé suite au renversement de Jacques II de la dynastie des Stuart. Une Grande Loge de France est créée, d’abord tenue par des nobles anglais, dont une ramification davantage « nationale française » deviendra en 1773 le Grand Orient de France. Et celui qui en prend la tête est le chef de la branche cadette de la famille royale, Louis-Philippe d’Orléans, cousin de Louis XVI, premier prince du sang (donc à qui doit revenir la couronne selon la loi de primogéniture masculine, en cas d’extinction du monarque en titre et de sa descendance), il sera de ceux qui voteront la mort immédiate du roi (malheureux et naïf qui sera lui-même initié maçon, c’est la « mode » à l’époque). Orléans, la première fortune du royaume à l’époque, mettra ses moyens au développement de la maçonnerie et à la création de loges dans toutes les villes du royaume (900 loges et 40.000 membres en 1789 sous son action). Orléans développe sur le territoire le carcan maçonnique qui va enserrer la France. La franc-maçonnerie française va être avec le Club des Jacobins le laboratoire et le marionnettiste de la Révolution, malgré ce que nous chantent ses membres, toujours prompts à en minimiser le rôle, voire à dire qu’ils n’y sont pour rien au prétexte fallacieux que certains d’entre eux en sont morts. On trouve ces mots dans le journal maçonnique La Chaîne d’Union de Paris – Journal de la Maçonnerie Universelle cité en amont « Une République Universelle et Démocratique, voilà l’idéal de la Franc-Maçonnerie idéal conçu et formulé par nos aïeux un demi-siècle avant la Révolution ! ». Le système occulte sous lequel vivent les Français depuis 1789, découle donc de la lutte pour le pouvoir et de la trahison entre membres de la famille royale. La devise du Grand Orient de France est… « Liberté Égalité Fraternité ». Cela vous dit quelque chose, à n’en pas douter.

Il faut chercher une des raisons de la volonté de puissance de la maçonnerie française contre la Couronne, dans ce qui s’est passé en amont, à la fin du règne de Louis XIII, lorsque les féodaux et l’aristocratie ont perdu une partie de leurs pouvoirs, lorsque l’aristocratie a été obligée par Louis XIV d’abandonner ses pouvoirs locaux pour venir « faire la danse du ventre » à Versailles, devenant de simples caniches poudrés de salon sous le contrôle du roi. Cela a certes permis à Louis XIV de régner véritablement sans partage sur le pays puisqu’il n’avait plus le contre-pouvoir des féodaux tel qu’il existait depuis le Moyen Âge, et de consolider l’étatisme « à la française » tel qu’il avait commencé d’être instauré par Philippe le Bel. Mais réunis sous la main du Roi Soleil, ces aristocrates ont remplacé leur ancien pouvoir local, le pouvoir qu’ils avaient sur leurs terres, par des pouvoirs sur l’affairisme dans les palais et au plus haut niveau de l’État. Il faut bien s’occuper, même dans une cage dorée. C’est là que se sont véritablement constituées les loges françaises, dans un complot de révoltés contre le pouvoir d’un seul. Preuve en est, les premiers serments des loges furent des serments orientés contre le monarque et l’action sous laquelle il les avait soumis.

La monarchie britannique ayant très tôt été liée aux desseins de la franc-maçonnerie, celle-ci n’a pas lutté contre la Couronne contrairement à ce qui s’est passé en France. Le souverain du Royaume-Uni est automatiquement, parmi ses divers titres, Grand Maître de la Maçonnerie britannique, et tous les actes protocolaires de la Couronne d’Angleterre sont francs-maçons. La franc-maçonnerie britannique est donc royaliste et conservatrice. Le caractère royaliste de la franc-maçonnerie initiale explique que d’autres royaumes européens l’aient adopté, et que d’autres monarques aient été et soient toujours francs-maçons, en Suède, en Belgique, etc. En France, le Grand Orient prendra en 1877, en adoptant l’athéisme directement inspiré des thèses du positivisme, une orientation dissidente et non reconnue par la maison-mère britannique. C’est cette branche française dissidente, républicaine, laïcarde, qui donnera les « bouffeurs de curés » de la IIIe République, et qui rassemble toujours de nombreux responsables de gauche. D’autres obédiences françaises qui n’ont pas suivi la direction prise par le Grand Orient, demeurent reconnues officiellement par la maison-mère britannique.

Son implantation

En France, la franc-maçonnerie c’est pour ainsi dire « l’Église de la République », seul cas à notre connaissance de culte à un régime politique. Joséphine Baker a été « panthéonisée » ? Elle appartenait à la secte. 

Il y a environ 150.000 francs-maçons, et autant d’initiés ayant quitté leurs rangs, répartis en neuf obédiences. Les plus importantes de ces obédiences constituent une puissance cachée considérable. Les francs-maçons sont installés dans tous les postes concourant à la préservation du régime, qui évidemment place ses prétoriens là où il le faut, Officiers et haut commandement de l’Armée, Police, Magistrature et Avocats. Le Préfet de police de Paris, place stratégique centre du pouvoir, est toujours un franc-maçon. Selon les propres termes d’un franc-maçon, ils n’ont désormais plus rien à craindre de la Police, elle est en eux. Au moins un commissaire de police sur quatre, un contrôleur général sur deux, quasiment autant chez les juges. Ayant totalement investi la chaîne pénale de l’interpellation au jugement, étant ceux qui décident selon quelles méthodes doit travailler la Police et étant parmi ceux qui ensuite défendent et jugent la canaille, on comprend alors pourquoi le crime et la délinquance prospèrent à ce point, sous le traitement bienveillant découlant de leurs belles théories de générosité et d’humanisme totalement inadaptées aux réalités et aux nécessités de protection des honnêtes gens. Autant vouloir mater un tigre avec un éventail. Le logo du GSPR (le Groupe de sécurité du président de la république) de la Gendarmerie nationale est sur un fond du même bleu pâle utilisé sur certains sautoirs et cordons maçonniques, avec un triangle (symbole maçonnique) fait d’un ruban tricolore, et trois étoiles jaunes en triangle représentant les trois points maçonniques. Il ne fait aucun doute que ses membres sont recrutés exclusivement parmi des Gendarmes maçons, toujours des prétoriens…

De même dans les cuisines de l’Élysée, des hommes sûrs, pour éviter les tentatives d’empoisonnement. Nous avons eu l’occasion de fréquenter le restaurant d’un ancien chef pâtissier de l’Élysée, dont l’enseigne sous son nom affichait les trois points maçonniques. Aucun secteur par ailleurs n’échappe à leur travail d’infiltration, ils sont omniprésents par leur maillage du territoire national et à tous les échelons, du « simple postier » aux sommets du pouvoir. Ils constituent des hiérarchies parallèles dissimulées qui faussent le fonctionnement honnête et apparent des structures, dans les mairies, les communautés d’agglomération, les conseils généraux et régionaux, le monde médical et celui de l’enseignement, les professions de l’immobilier, les journalistes, les administrations, les syndicats, les mutuelles, les entreprises (l’activité économique étant régie par leur sacro-saintes lois de grande fraternité universelle et de libre circulation des marchandises et des hommes issue du mercantilisme britannique, un patron franc-maçon satisfait donc ces deux vaches sacrées), parmi les capitaines d’industrie, les grands groupes de banque et d’assurance, le corps préfectoral, le parlement, les ministères, les gouvernements, et les grandes instances internationales telles que l’ONU largement composée de maçons de tous pays. On trouve des loges partout, quelle que soit la taille des communes. Ils ont la main sur les ressources essentielles à notre vie : EDF et les compagnies des Eaux sont d’importants fiefs maçonniques. Ils ont bien évidemment investi les médias. Alain Bauer, que l’on voit occasionnellement est un ancien Grand Maître du Grand Orient. Ils tiennent tous bien sûr le même langage républicain, jacobin, démocrate, mondialiste, « onusien », « eurosien », « anti-aciste », progressiste. Nombre de textes de lois, notamment sur les sujets sociétaux proposés au parlement sont de facture maçonnique. Ils sont le fruit des travaux (des « planches », l’expression « avoir planché » est synonyme d’avoir travaillé, rédigé) dans les loges, ensuite introduits par des parlementaires maçons pour être repris par les commissions de travail préparatoire. Ils préfèrent orienter depuis les coulisses la société dont ils sont au cœur des débats, et veiller dans l’ombre tels des gardiens discrets. Leur anonymat signifie concrètement qu’à tout moment chacun de nous, dans notre voisinage, dans le monde du travail, en famille, peut converser avec un franc-maçon sans le savoir. En cela, ils constituent un instrument de contrôle social, une sorte de Big Brother.

Pour conclure ce premier volet de présentation

Pour être en mesure de s’opposer à une nuisance, encore faut-il l’avoir identifiée et la désigner clairement comme telle. Nous l’avons mentionné en introduction, toute la politique menée en France (et dans les pays du bloc occidental) est influencée par les idéaux maçonniques. Ces idéaux sont donc directement responsables de ce que nous subissons. La République est la façade légale de la franc-maçonnerie. Et comme le dit la formule, en matière de vote, quel que soit le résultat, c’est toujours la Franc-Maçonnerie qui gagne. « La Maçonnerie, c’est la République à couvert, de même que la République n’est autre chose que la Franc-Maçonnerie à découvert », ces paroles qui sont du Frère Antoine Gadaud au Convent (Grande réunion annuelle) de 1894 du Grand Orient, ont été reprises par les Frères Massé et Laferre au discours de clôture du Convent de 1903. Elles figurent dans un ouvrage essentiel pour comprendre toute l’action politique française, Socialisme maçonnique de AG Michel, éditions du Trident. Sa suite, Mondialisme maçonnique, du même auteur s’achève par cette conclusion : 

La France est sous l’étreinte maçonnique. Dès la IIIe République, les Frères déclarent que cette domination politique était bien le but secret et constant, l’ambition occulte de la Maçonnerie française et universelle. Les textes sont assez nombreux pour qu’il ne reste plus de doute à cet égard. Le régime maçonnique de nature sectaire qui a été imposé à la France et qu’elle voudrait imposer au monde, a un triple caractère : il est dictatorial, hypocrite, et corrupteur. 

Il est dictatorial : sous le couvert de la démocratie, de la « souveraineté du peuple », c’est une véritable oligarchie tyrannique que la franc-maçonnerie a instauré sur la France et qu’elle voudrait étendre à l’organisation politique et sociale du monde. Par cette oligarchie secrète tous les jeux sont faussés et d’innombrables efforts se dépensent en vain à combattre des maux, dont la cause véritable demeure cachée, à l’ombre des Loges. Les paroles qui dévoilent les intentions lorsqu’on les relie aux faits qui les réalisent ne permettent plus aucun doute. La souveraineté du peuple, c’est le masque idéologique de la souveraineté maçonnique, du gouvernement omnipotent des Comités et des Loges, étendant au pays entier, ce réseau d’influences et d’encadrements, qui font surgir sans cesse l’éclosion de mouvements populaires, les canalise, oriente, endigue, utilise et domine à leur profit. Par un travail étendu, prolongé, diffus et centralisé à la fois, la Maçonnerie, aidée de ses fidèles alliés, les comités politiques, est parvenue à créer dans les masses un régime d’opinion radicalisé, prolongé en deçà par des organisations plus modérées, au-delà par les pénétrations en terres socialistes. Ce régime qui a pris corps et consistance, montre une suite, un ensemble, une vigueur, une durée stupéfiante, quand on la mesure à l’instabilité de l’opinion. La Maçonnerie a fait croître dans les masses, le sentiment et l’habitude d’une sorte de pouvoir inévitable qui les domine, d’une sorte de « légitimité retournée » dont la stabilité se mesure à la force des « encadrements, des entraînements et des routines », où elles se trouvent prises par un exercice prolongé, renforcé par l’éducation maçonnique du laïcisme. 

Pendant que la Maçonnerie s’installait au cœur des masses, et plongeait ses racines de parasite dans les couches profondes du pays, elle installait sa dictature occulte sur les représentants du peuple, les parlementaires et les agents de tous grades du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Ayant travaillé à les faire élire par les foules fidèles d’électeurs, elle était en droit de leur réclamer service et obéissance, faisant pression directement sur eux par ses organismes et les groupements profanes à sa solde, ou les obligeant à céder à ses injonctions par la pression des masses, « de la volonté populaire ». Parlementaires et foule sont le double levier dont elle se sert pour faire aboutir ses desseins et asservir les uns et les autres. Le pouvoir domestiqué, elle a pu impunément placer ses créatures à tous les leviers de commande de l’administration française, leur livrer presque toutes les situations clés, en épurant incessamment les cadres. Elle a constitué ainsi dans la France, une ossature maçonnique solide, un corset protecteur et contraignant qui maintient l’orientation maçonnique à travers tout le pays maçonnisé à son insu par une propagande insidieuse et constante ; elle voudrait établir une ossature semblable sur le monde entier à maçonniser. Elle est installée au cœur même de la France, dans toutes ses parties vives, ses jointures et ses articulations. Il ne faut pas dissimuler qu’un labeur immense et persévérant s’imposera pour l’en déloger. 

Le régime maçonnique est essentiellement hypocrite : c’est une dictature qui ne veut pas s’avouer, un pouvoir qui entend rester anonyme, occulte. Tout ce travail d’accaparement, de concentration des pouvoirs, de domination sur les masses, s’accomplit de façon insidieuse, secrète, souterraine, par personnes interposées ou par affirmations mensongères. « On doit sentir la Maçonnerie partout, on ne doit la découvrir nulle part ». C’est une dictature invisible, un chef d’orchestre à cent têtes qui dirige le concert par des voies d’influence secrètes, un animateur anonyme qui ne paraît pas et ne doit pas paraître. Il se dérobe à tous les regards par son existence cachée et les mille formes visibles de groupements et de propagande qu’il suscite ou emprunte pour aboutir à ses fins. Partout, il met entre lui et le public des personnes interposées, derrière lesquelles il se dissimule. Bien mieux, il est secret à lui-même ; sur l’échelle de la hiérarchie maçonnique à 33 degrés, le supérieur ne livre à l’inférieur que ce qui convient. En sorte qu’au franc-maçon lui-même, la clarté complète sur l’ensemble du jeu est refusée. Les paroles ont forcément un double sens. Une de leurs faces est faite pour séduire les foules. Le pouvoir maçonnique les asservit au nom de la liberté et de l’émancipation, il les gouverne au nom de la souveraineté populaire, il les enténèbre au nom de la lumière, il les moleste au nom de la solidarité, il les excite au combat contre ses ennemis au nom de la fraternité et de l’amour, il tue leur esprit et leur âme au nom de la libération et du progrès. Toutes les notions sont déformées, perverties. Le sens idéologique, la fabrication artificielle des idées et de l’opinion, remplacent le réel et sa soumission au vrai et à l’être. Les conséquences sont infiniment graves qui consistent à instaurer sur le pays le règne de l’artificiel et du mensonge, dont nous subissons les tristes effets. Il suffit d’assister à une réunion publique, d’inspiration maçonnique même lointaine pour les mesurer. 

Il en résulte que le régime maçonnique est essentiellement corrupteur, corrupteur des fonctions publiques de la vie sociale, des esprits et des âmes. Corrupteur des fonctions et des charges publiques et sociales, car il ne s’agit plus pour être qualifié de bon fonctionnaire ou de bon parlementaire et devenir influent, de servir le bien commun, d’être compétent ni intègre ; il faut être aux ordres d’une dictature secrète qui impose ses consignes et ses mots d’ordre, lui obéir servilement, souvent même inconsciemment, dans l’enchevêtrement des intrigues, des combinaisons et des manœuvres. L’arrivisme et la recherche des profits sont les fruits amers de ces déviations profondes de la fonction, en même temps que des instruments de règne nécessaires et inévitables pour la secte au pouvoir. 

Corrupteur de la vie sociale car l’opinion se fabrique et se domestique à coup de mensonges, de masques illusoires de vertu et de dévouement, de flatteries démagogiques. On ne peut plus dire la vérité aux foules si on veut gagner ses suffrages, tant les mauvais bergers les ont ensorcelées par leurs mirages politiques et sociaux. Le jeu de la politique s’établit sur des architectures de concepts artificiellement fabriqués selon les milieux et les partis pour les besoins de la cause ; leur empire est si solidement établi sur les esprits que ceux-ci réagissent spontanément par réflexes instinctifs à un certain nombre de mots sonores et creux toujours les mêmes, qui déclenchent applaudissement ou huées, et par conséquent ouvrent les avenues du pouvoir aux habiles ou les ferment aux imprudents qui ne savent pas ou ne veulent pas en user. On comprend que les esprits droits se détournent avec horreur d’une « politique » qui repose sur la destruction de la vérité et de toute sagesse. On ne prend plus la peine de penser, de contrôler, de réfléchir, on suit son journal et son parti. Daniel Halévy, dans « La République des Comités » l’observe judicieusement : 

« À ce peuple promu à la souveraineté, on a proposé des problèmes trop vastes et trop difficiles. Il a résolu la question en renonçant à les penser, en se déchargeant du fardeau sur les conseillers qu’il sent les plus proches de sa condition. Il leur doit, depuis un demi-siècle, presque toutes ses habitudes de vue et de pensée, et l’inertie conspire avec la fidélité pour qu’il ne se fatigue pas à chercher lui-même. Dans la formation de ces habitudes, la part de l’instituteur est grande, plus grande encore qu’on ne le dit et qu’il ne le sait. L’instituteur est souvent peu aimé dans ces campagnes où il passe avec un air de hauteur. Il reste pourtant l’homme dont on ne doutait pas, à l’école, que chacun des mots par lui prononcés ne fut vrai, et il n’y a pas de révolte efficace contre les certitudes de la lointaine enfance. Les idées générales concernant les valeurs humaines, les équilibres sociaux, l’avenir de l’humanité que l’instituteur professe, deviennent, par une pente qui n’a pas été remontée, les évidences du peuple. Elles le deviennent aisément, étant elles-mêmes une démagogie spirituelle habile à prendre l’homme par ses désirs les plus communs ». 

Ces « évidences intellectuelles et morales des masses radicalisées » anesthésient le bon sens français pourtant si vivace, créent des univers de pensée artificiels et étouffants où l’esprit français s’étiole, se stérilise, se déforme, se viole, s’enlise ou meurt. Rien de plus triste que le spectacle d’un esprit vivant d’une idéologie maçonnisante qui entraîne toujours une désagrégation de la pensée, l’interposition d’un voile de nuées fallacieuses entre le réel et l’intelligence. 

On l’a mentionné, la doctrine et la mythologie maçonnique sont pétries de références juives. Elle se rattache philosophiquement au désir du tikkun olam (lire nos articles Le projet politico-religieux du creuset juif et la mystique de la laïcité, et La pensée juive veut « réparer le monde », répertoriés dans la thématique Mondialisme, Cosmopolitisme).