A partir du moment – cela a commencé au XVIIIe siècle – où l’on a dénié au guerrier la culture, le goût du chant et de la poésie, on a fait de lui un homme violent, un soldat destiné à tuer ; et en séparant l’ardeur guerrière de la sensibilité, on a fait de l’artiste un être raffiné, certes, mais quelque peu efféminé, sans vigueur. Désormais les catégories sont là, antagonistes : le militaire brutal ou grossier mais actif et le poète élégant, tendre, mais exempt de courage. Et pourtant, à fréquenter les mythes et les glorieuses figures de l’histoire, on se rend bien compte qu’une même énergie, une même splendeur aussi, circule de la prouesse à la poésie et à l’amour, dont le centre se trouve dans le cœur-courage. Avec fougue et ferveur, le héros s’adonne au combat et à l’amour, aux armes et aux lettres ; la musique, la femme, le compagnon d’armes exaltent son énergie. (Jacqueline Kelen, L’Éternel masculin)
Notre peuple ne peut survivre que si nos hommes redeviennent à nouveau des hommes, s’ils peuvent se débarrasser du poids de la morale d’esclave – le féminisme, le multiculturalisme, le relativisme – et retrouver la nature primaire de ceux qui protègent le périmètre, nous protégeant à nous, D’eux. Leurs âmes doivent être à nouveau alimentées par le désir de tester leur force et leur courage, et de se prouver eux-mêmes devant leurs frères. Sauver notre peuple signifie sauver nos hommes (Jef Costello, Contre-courants)

