D’où vient le dissolvant mondialiste ?

En politique, cela ne surprendra personne, rien n’est innocent, rien n’arrive par le fait du hasard. La « construction européiste » qu’ils nous imposent ne déroge pas à la règle. Ses origines, sa patiente application, la petite cuisine discrète menée dans le dos des peuples par une poignée d’activistes, les félons suiveurs du projet originel dans chaque pays, la trahison de nos peuples accompagnée par un Vatican favorable à l’immigration extra-européenne de masse sur notre continent, le fond éminemment religieux sur lequel repose l’idéologie mondialiste, toutes ces choses sont mises en lumière dans l’ouvrage de l’historien américain Carroll Quigley, Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine, dont nous ne pouvons que recommander fortement l’achat si vous voulez pleinement comprendre le monde dans lequel on vous fait vivre et le destin qu’on lui réserve… si bien sûr les peuples ne se soulèvent pas à temps contre cet anéantissement civilisationnel. On comprend que la Russie ne puisse pas être d’accord et laisser faire (d’où la diabolisation et le bashing médiatique occidental contre Vladimir Poutine). Mais à part ça, nous sommes de ridicules croyants dans la théorie du complot…

Extraits commentés de l’avant-propos :

Nous relevons des points d’achoppement et des buts politiques et financiers communs entre, d’un côté, la Synagogue et ses différents courants et, de l’autre, les élites anglaises au cours de l’Histoire. Le basculement de la Grande-Bretagne dans le protestantisme a été le déclencheur conduisant à une alliance judéo-anglaise (depuis Oliver Cromwell, voir notre article Une alliance dont nous souffrons toujours, répertorié dans la thématique Mondialisme, Cosmopolitisme). La France n’a pas été touchée au cœur comme sa voisine du Nord, du temps de l’Ancien Régime, même si nous pouvons déjà relever des marques (esprit de la Renaissance, gallicanisme…). Cependant, la Révolution de 1789, rompant avec le baptême de Clovis et imposant un concept politico-spirituel correspondant aux principes du noachisme(1) élaborés par le judaïsme talmudique en liaison avec la Kabbale, a poussé la France à intégrer une sphère politico-spirituelle conforme aux canons de la Synagogue. Cette mutation correspondant à une forme de judaïsation des structures politiques et des esprits explique qu’en toute logique les Juifs font une prière pour la République française dans les synagogues lors de l’office du samedi matin ou pendant les jours de fête.

Fort de tout cet arrière-fond spirituel avec ses conséquences politiques et économiques, il est possible de construire un monde nouveau conforme aux concepts du judaïsme talmudique. Ces ambitions se traduisent par l’élaboration d’une technostructure à l’échelle mondiale en mesure de régenter l’ensemble. Comme le montre parfaitement Carroll Quigley, l’élite anglo-saxonne, « le groupe de Milner », pose les fondements de cette gouvernance mondiale. C’est particulièrement vrai avec une de ces figures de proue, Lionel Curtis. Celui-ci, farouche défenseur de l’Empire britannique qui deviendra sous son impulsion « Commonwealth of Nations », estime qu’à long terme l’ensemble ne peut perdurer que dans « un système politique mondial intégré », pour reprendre l’expression rapportée par Carroll Quigley. L’idée d’une fédéralisation de l’Empire britannique avec ses Dominions passant à un programme plus large, constitué de blocs régionaux régentant le monde entier au sein d’une Société des Nations, se fait jour. Certains, comme Cecil Rhodes et Alfred Milner (nous évoquerons ces personnages dans d’autres articles sur les pères du mondialisme), considéraient cette évolution autour de l’Empire britannique tandis que Curtis estimait, de manière mystique, que la mutation devait passer par une absorption de cet empire dans une organisation mondiale qui, pareille au phœnix renaissant de ses cendres, serait reconfigurée au sein d’une « Communauté des nations ». Il présenta cet idéal dans un important ouvrage paru en 1938 avec un titre teinté de mysticisme, le « Commonwealth de Dieu ». L’idée principale de ce livre est d’aboutir à une agrégation progressive des pays du monde régentée par un idéal commun (Inde, Egypte, Pays-Bas, Belgique, France, Scandinavie, Canada, Etats-Unis…) jusqu’à la planète entière. Cette politique était soutenue par « le groupe de Milner » comme l’écrit Carroll Quigley. Le rappel de ces faits est nécessaire car il explique l’évolution en cours jusqu’à notre époque.

Les deux pointures du « groupe Milner », Lionel Curtis et Philip Kerr (alias Lord Lothian) vont favoriser la création en novembre 1938 de l’institut « Federal Union » dans le but de promouvoir le fédéralisme en Europe et dans le monde. Cette action va, d’une certaine manière, ensemencer la renaissance de ces principes après la Seconde Guerre mondiale en août 1947 en Suisse, à Montreux : « l’Union des fédéralistes européens » (Union of european federalists, UEF) et « le Mouvement fédéraliste mondial » (World federalist movement, WFM).

L’UEF, comme le précise clairement cet institut, poursuit l’idéal d’une fédéralisation de l’Europe. Pour cela, il est aidé par des sections nationales. La première que nous avons citée est anglaise Federal Union accompagnée de ses consœurs françaises (UEF France), allemande (Europa Union Deutschland), italienne (Movimiento federalista europeo) etc. Cet institut, présidé par le député libéral anglais au Parlement européen jusqu’en 2014, Andrew Duff, a joué un rôle capital dans la relance du projet de construction européenne (« Convention sur l’avenir de l’Europe » présidé par Valéry Giscard d’Estaing) après avoir été rejetée par referendum en 2005 par les Français et les Néerlandais. En effet, l’UEF, en liaison avec la Fondation Bertelsmann et des représentants politiques au Parlement européen et au Bundestag (Johannes Voggenhubber, Jo Leinen, Elmar Brock, Peter Altmeier…), a pu remettre sur les rails le projet qui s’est substitué en « traité de Lisbonne ».

L’UEF agit au niveau européen et s’emboîte dans l’institut « maison-mère », le WFM, promouvant les principes d’un Etat mondial à base fédérative tout à fait conforme à l’esprit du « groupe Milner ». Après la création de cet institut en 1947, il s’est fendu d’un texte, la « Déclaration de Montreux », véritable évangile du mondialisme. Dans la foulée de cette déclaration, les principaux points avancés sont : « Limitation des souverainetés nationales », « Transferts à la Confédération des pouvoirs législatifs, exécutif et judiciaire », « Création d’une force armée supranationale ». Le texte précise à la fin la nécessité de créer une « Assemblée constituante mondiale ». On peut constater que ces ambitions accompagnent celles du pape Benoît XVI qui, dans son encyclique Veritas in caritate en juillet 2009, appelait à la mise sur pied d’une « autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII »(2) travaillant en liaison avec les Nations Unies pur produit du maçonnisme. De tels propos révèlent que l’infiltration de l’Eglise par les partisans du mondialisme avait commencé avant Vatican II.

A la lecture du magnifique livre de Carroll Quigley, nous découvrons l’envers du décor du monde anglo-saxon. Nous avons affaire à une élite sociale, véritable caste, organisant et planifiant un modèle d’organisation politique et civilisationnel pour l’Empire britannique qui, mutant en Commonwealth of Nations, se doit d’être élargi au monde entier. Fort de son bon droit, ce « groupe Milner » ne s’est jamais posé la question de savoir si d’autres pays étaient d’accord pour intégrer et, en bout de course, se dissoudre dans un magma planétaire institutionnalisé(3). L’esprit propre à ces personnes est celui de parfaits technocrates adeptes de la « révolution managériale », comme le rappelle Carroll Quigley. Ils ont enfanté un monde où les dirigeants passés par leurs griffes (exemple, les bourses d’étude Cecil Rhodes), agissent idéologiquement en vue d’un but final, la gouvernance mondiale – que beaucoup ignorent en plus – sans l’ombre d’une vertu cardinale. La technocratie de l’Union européenne est l’enfant monstre de ce groupe. Même s’il n’est pas faux de dire que l’on confie difficilement l’avenir d’un pays à un peuple plus attiré par « du pain et des jeux », et donc, par définition manipulable par le système, il ne faut pas oublier qu’un lien fait de confiance et d’estime doit relier les dirigeants aux dirigés. Ce principe de l’ascenseur n’existe tout simplement pas dans la psychologie de la famille du « groupe de Milner ». Cette vision technocratique planant au-dessus de la multitude va loin puisque l’esprit religieux animant ce groupe est celui de la « Science chrétienne », marque de fabrique de la plupart d’entre eux après la mort d’Alfred Milner en 1925. Cette « Science chrétienne », issue des réflexions de Mary Baker Eddy (1821-1910) née dans une famille calviniste – c’est-à-dire un christianisme judaïsé – est l’archétype d’une religion se voulant scientifique, en fait, dénaturée et complètement robotisée. Il est tout à fait logique qu’elle ait été la marque de réflexion de ces technocrates obsédés par le rationalisme. Cependant, le fond de l’histoire caractérisant « le groupe de Milner » est que celui-ci a cru être moteur d’une ambition grandiose : la gouvernance mondiale. Nous avons évoqué le rôle clé de la Synagogue et de son idéal ainsi que son alliance avec l’Angleterre d’Oliver Cromwell. Pour le judaïsme talmudique voulant reprendre le dessus sur sa rivale l’Eglise afin d’effacer le scandale, selon ses émules, né de la Rédemption avec ses conséquences temporelles, il s’avère indispensable d’avoir comme outil un pays ou un groupe de pays dont les capacités et le rayonnement politique et économique permettent de déblayer le terrain en vue d’une reconquête des esprits et d’un nouvel ordonnancement de la planète. Le monde anglo-saxon depuis Oliver Cromwell et accentué avec « le groupe de Milner », fort de ses prérogatives économiques et financières (la City et Wall Street), fort de son influence à l’échelle mondiale, de la prééminence de la langue anglaise et de son basculement dans un protestantisme tolérable un certain temps par le judaïsme talmudique, n’est en fait que l’outil de la Synagogue afin d’atteindre un nouveau jardin d’Eden. Si, théoriquement, celle-ci parvient à une unité politique planétaire régie en fonction de ses codes, ce monde anglo-saxon, véritable idiot utile, passera à la trappe et sera placé comme tous les autres « Gentils » à sa véritable place : les « prosélytes de la porte » (4).

__________

(1) Noachisme : commandements attribués à Noé, programme politique et religieux pour les non-juifs (les « Gentils » selon la formule consacrée, les « autres nations », leur attribuant sept lois. 1. L’obligation d’avoir des magistrats (en charge de la surveillance et de l’application des lois), tandis que les six autres condamnent 2. le sacrilège, 3. le polythéisme, 4. l’inceste, 5. l’homicide, 6. le vol, et 7. l’usage d’un membre d’un animal vivant (pas de cruauté à l’égard des animaux). Il ressort de ce programme que les Juifs sont le peuple prêtre, intermédiaire unique entre le Dieu unique (monothéisme) et l’humanité non-juive dans le cadre d’un monde politiquement unifié selon leurs propres codes (pour les autres, disparition des intermédiaires avec Dieu tels qu’établis dans un cadre et un esprit chrétien par exemple). Le programme du judaïsme talmudique est d’éradiquer les intermédiaires ou médiateurs que nous retrouvons dans d’autres religions. Cette bascule spirituelle et politique avec ses conséquences économiques en faveur du judaïsme talmudique est le cœur nucléaire de la philosophie mondialiste. Le message bienveillant mais ferme qui dont être adressé inlassablement à ces activistes c’est « Ne vous mêlez pas de vouloir imposer des idées et des politiques à des peuples qui n’en veulent pas. »

(2) Pour rappel, Jean XXIII, élu pape le 28/10/1958. On voit que le « ralliement » du catholicisme au mondialisme n’est pas une affaire récente.

(3) Qui rappelle forcément la formule latine « solve et coagula ».

(4) Ceux qui, se rapprochant du judaïsme par l’intermédiaire du noachisme, sont admis dans la cour intérieure du Temple, mais pas dans le cœur du Temple réservé bien sûr au « peuple élu ».