L’immigration de masse, les logements sociaux, le service public audiovisuel, les subventions à la presse et à la culture : tout ceci peut se résumer à des subventions au mode de vie de la bourgeoisie parisienne, et au-delà, de celle des grandes villes françaises.
L’immigration de masse et les logements sociaux permettent d’avoir du personnel de maison pas cher et acceptant mieux l’inégalité de condition que les autochtones, ainsi que du personnel de service dans les restaurants et tous les lieux fréquentés par cette classe sociale ; tout ceci épargne à la bourgeoisie d’avoir à payer de sa poche pour loger son personnel à proximité, et d’y renoncer si elle ne voulait pas payer, tout cela aux frais de la collectivité.
Le service public audiovisuel s’adresse notoirement à la bourgeoisie urbaine, dont il flatte continuellement le mode de vie et présente les idées reçues comme la vérité universelle.
Les subventions à la culture permettent à la bourgeoisie de ne pas payer trop cher quand elle va au théâtre ou à l’opéra – c’est « Nicolas » qui paie la différence.
Les APL et les aides à l’accès à la propriété n’ont pour effet économique ultime que l’enrichissement des propriétaires, et surtout des multipropriétaires-bailleurs.
Tout ce qui, en France, est présenté comme nécessaire au pluralisme médiatique, à la vitalité culturelle, à la mixité sociale, à l’aide aux classes populaires, tout est en réalité fait (pensé ?) pour favoriser la bourgeoisie urbaine, avec l’argent de « Nicolas ».
Philippe Fabry
