Au pouvoir les larbins reconnaissants

Les journalistes en France bénéficient d’une niche fiscale : ils peuvent déduire 7 650 € de leurs revenus imposables chaque année, sans aucun justificatif. Un journaliste qui gagne 50 000 € déclare donc seulement 42 350 € aux impôts. Sont concernés : journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux, chroniqueurs spécialisés, critiques dramatiques et musicaux. Les pigistes bénéficient aussi de l’exonération complète, même en travaillant partiellement dans l’année (sauf début ou fin d’activité). Cela s’appelle l’allocation pour frais d’emploi. On nous explique qu’elle « compense » les dépenses liées au métier (déplacements, documentation, matériel). Ah bon ? Quelle blague ! Les autres professions où que ce soit dans le monde n’ont pas de frais liés à leur activité ? Un artisan plombier ne se déplace pas ? Il n’achète pas de matériel, pas d’outils ? On comprend bien sûr que cet avantage n’a pour seul but que de s’inféoder la profession. Entre cela et les millions de subvention publique distribués chaque année aux médias et qui doivent d’une façon ou d’une autre bénéficier aux salaires, on comprend qu’aucun membre de cette profession n’attaque jamais comme on devrait le voir le pouvoir dans ses commentaires et chroniques, qu’il ne dénonce jamais la politique menée, que tout cela reste dans la langue de coton, même chez ceux réputés être les plus critiques et qualifiés de « chaîne d’extrême-droite », une fausse radicalité trompeuse, une farce, parce que cette profession n’est pas exercée de façon indépendante. Il n’y a plus de journalisme indépendant comme avant la Deuxième Guerre mondiale. Toute la profession a été rassemblée dans une servilité au Système, à sa pensée unique, et au narratif officiel. On ne mord pas la main qui nourrit.

La France, ce pays du scandale permanent, qui vient malhonnêtement parler d’abolition des privilèges depuis la nuit du 4 août, et de « rupture d’égalité » lorsque l’on dénonce par ailleurs des faveurs abusives dont certains ne devraient pas bénéficier, comme le très coûteux traitement hormonal et chirurgical de la « transition de genre », ou bien les délires de la chirurgie esthétique des oreilles pour les « migrants ». Aux grands hommes la patrie reconnaissante, dit la devise du Panthéon…