La coopération par la culture commune et la réputation est infiniment plus efficace que la coopération par la loi, la surveillance et le contrat des sociétés de masse multiculturelles et postculturelles. Les mathématiciens Albert W. Tucker puis Robert Axelrod ont montré (avec le dilemme itératif du prisonnier) que c’est la répétition des interactions du fait de la nécessité, de la proximité et la compréhension mutuelle des acteurs qui en résulte, qui permet l’apparition d’un comportement altruiste mutuellement profitable. On n’a jamais fait mieux que la coopération par la culture commune et la préservation de la réputation pour organiser les humains en communautés de confiance et réduire les comportements asociaux. La communauté de culture est l’optimum coopératif.
A l’inverse, Robert Putnam, spécialiste des sciences politiques à l’université de Harvard, auteur de Bowling Alone, a validé par ses travaux que la diversité ethnique est source de méfiance entre les individus. La diversité ethnique sape gravement la confiance et les rapports sociaux au sein des communautés. Son étude approfondie démontre que plus une communauté est diversifiée, moins ses habitants sont enclins à faire confiance à quiconque, depuis leur voisin immédiat jusqu’à leur administration locale. Même à l’intérieur de leur propre groupe ethnique, les gens deviennent encore plus méfiants les uns à l’égard des autres, comme ils le sont à l’égard de ceux d’une origine différente. Sa plus importante trouvaille a été qu’« en présence de la diversité nous nous faisons tout petits ». « Nous réagissons comme des tortues » rentrant dans leurs carapaces. « Le résultat de la diversité est pire que ce que l’on avait imaginé ». Il a mesuré que c’était à Los Angeles, « la concentration humaine la plus diverse de l’histoire humaine », que la confiance était au plus bas. Quand les données prenaient en compte de multiples facteurs dont la classe sociale, ou les revenus, elles montraient que plus il y avait de gens de races différentes à vivre dans la même communauté, plus grande était la perte de confiance.
En résumé, plus nos différences physiques sont visibles, plus elles semblent installer dans notre inconscient, et ce malgré toute notre bonne volonté, des barrières rendant très difficile ou impossible de voir l’autre totalement au-delà de son apparence. Tout cela n’est que l’évocation des tendances comportementales de fond de l’être humain. Tous éléments et notions qu’ignorent les ignares réjouis partisans de la société multiraciale, ou dont ils se moquent royalement préférant s’accrocher à leur utopie ou prétendant modifier la nature humaine par l’imposition répétée de ce type de société, ce qui est voué à l’échec, et génère en conséquence tous les problèmes de cohabitation que nous subissons avec le monde extra-européen.
