La négation du réel, pilier fondamental de la pensée gauchiste et source de tous nos maux, écarte les faits. En linguistique, le signifiant c’est le mot, le signifié c’est la chose que décrit le mot. Certains philosophes estiment de façon anormale que l’idée est plus importante que la réalité. C’est ce que pense la gauche. Il y a un texte de Jean-Jacques Rousseau formidable de nullité dans sa théorie de la connaissance, qui dit en postulat « commençons par écarter les faits ». Terrible aberration. Rousseau a posé l’idée que l’homme est naturellement bon, que cette hypothèse se vérifie selon tel et tel argument, et quelques pages plus loin l’hypothèse se mue en « réalité » sous la plume de l’auteur : l’homme est naturellement bon. Que voilà un merveilleux procédé ! Rabelais dit « si les signes vous fâchent, ô quand vous fâcheront les choses signifiées !? ». D’autres, à droite, pensent au contraire, que le réel importe, et ils pensent bien, parce qu’écarter les faits c’est bien évidemment se condamner à ne pas tirer les leçons de ce que l’on fait, les conséquences de décisions basées uniquement sur un imaginaire, une utopie. Et c’est ce que nous vivons depuis cinquante ans, parce que la gauche nie les réalités qu’elle fabrique, et que la fausse droite n’a fait que la suivre dans cet aveuglement. Dans un monde normal, des gens identifiés comme refusant de reconnaître les réalités devraient être purement et simplement interdites d’accéder à l’exercice d’un pouvoir quel qu’il soit compte tenu des dégâts qu’ils occasionnent.
