Qu’est-ce que le plan Coudenhove-Kalergi ?

A la rubrique « connaître l’ennemi », parler de mondialisme – mysticisme reposant sur un idéal messianique d’unification du genre humain – amène à évoquer des acteurs insuffisamment connus du grand public. C’est le cas de la Paneurope créée en 1922 par Richard de Coudenhove-Kalergi, l’homme qui avait affiché son vœu d’une importation massive de populations africaines et asiatiques en Europe afin de métisser les Européens blancs, vœu dont il est manifeste qu’il est mis en œuvre par la gouvernance des pays d’Europe occidentale puisqu’il rejoint les idéaux maçonniques de société multiraciale qui dirigent nos pays sous le pilotage de plus en plus dictatorial de l’Union européenne dont l’idée de Paneurope fut les prémices.

Dès le début, la Paneurope fut soutenue financièrement par la banque germano-juive Warburg (l’un des acteurs par ailleurs essentiels du financement de Lénine et de la révolution bolchevique). Son dirigeant, Max Warburg (également éditeur de brochures anti-tsaristes et patron des Services secrets allemands durant le Première Guerre mondiale), bénéficiait d’un large réseau de relations internationales. Son frère, Paul Warburg de nationalité américaine, fut à la tête de la bien connue de nos jours Banque Fédérale (la Fed) dès sa création en 1913, ainsi que le dirigeant en 1921 du très puissant think tank traitant de la politique étrangère des Etats-Unis, le célèbre Council on Foreign Relations (CFR). Fort de cet arrière-fond, Coudenhove-Kalergi sut profiter de toutes ces relations pour faire avancer la cause : la création des États-Unis d’Europe. Cet idéal présenté dans un mémorandum à la Société des Nations (l’ancêtre de l’ONU), en juillet 1925, préconisait, outre l’unification européenne, l’émergence de « continents politiques ». C’était le programme d’une gouvernance mondiale avant l’heure.

C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que la Paneurope prit son essor. Il est vrai aussi que, dès le début, la branche française de la Paneurope a bénéficié des plus grands noms et soutiens. Ainsi, Georges Pompidou, ancien directeur général de la Banque Rothschild avant de devenir Président de la République française, fut le trésorier de la Paneurope France dans les années 1960. La Paneurope a toujours su profiter de tels relais. En raison de tous ces liens au sein de l’aristocratie mondialiste, on comprend mieux la loi Pompidou/Giscard de janvier 1973 devenue, par la suite, article 104 du traité de Maastricht, puis article 123 du traité de Lisbonne, interdisant aux États de se financer sans intérêts auprès de leurs banques nationales, pour le faire sur le marché des banques privées moyennant des intérêts prohibitifs en grande partie à l’origine de la dette actuelle. Cette mesure permet à l’oligarchie financière de vampiriser l’Europe. Ajoutons que l’un des auteurs de cette loi inique, Valéry Giscard d’Estaing, a participé au Xe Congrès paneuropéen à Vienne pour y préconiser l’instauration d’une monnaie européenne. C’était en… 1966. Comme on peut le constater, les maux sont anciens. Le jour où les Français prendront conscience que la gouvernance « sociale-démocrate » n’est pas leur amie, peut-être alors les choses pourront-elles changer et se réorienter dans le bon sens.

En 1972, des pièces commémoratives en argent étaient éditées pour le cinquantenaire de la Paneurope.

De Pompidou à Macron en passant par Giscard, le Plan Kalergi n’a cessé d’être appliqué aux Français aveugles.