Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2024, des étrangers algériens sous obligation de quitter le territoire français, obligation évidemment non respectée par les susdits et non exécutée par un pouvoir défaillant, entraient par effraction dans une pharmacie d’Ivry-sur-Seine pour y voler médicaments et valeurs diverses. Rapidement interpellés en flagrant délit, ils étaient remis en liberté par le Parquet dans les 24 heures qui suivaient.
Comment un pays se condamne à l’impuissance face au crime ? En s’imposant, au nom d’un « État de droit » dévoyé qui n’est que le faux nez d’un système de bienveillance envers la canaille, des règles de contrainte inutiles et contraires à la protection de la société. Illustration :
D’abord, définir juridiquement des natures distinctes de lieux de privation de liberté, alors que le bon sens commande que peu importe la nature d’un lieu pour y mettre à l’ombre un malfaiteur et le neutraliser, l’essentiel étant qu’il ne puisse plus nuire. Ainsi, il y a des prisons (pour rester généraliste dans l’appellation) et des centres de rétention administrative. Ne sont mis en prison que des gens ayant fait l’objet d’une condamnation pénale par un tribunal (encore que toute peine prononcé inférieure à deux ans d’emprisonnement ne fasse pas l’objet d’un enfermement dans ces établissements par insuffisance de places), ou en attente d’un jugement pénal (détention provisoire qui sera déduite d’un temps d’emprisonnement éventuellement prononcé). Les centres de rétention administrative sont réservés, pour les y maintenir, aux étrangers objets d’une décision d’éloignement, dans l’attente de leur renvoi dans leur pays d’origine. Comme leur nom l’indique, le placement dans ces centres relève d’une décision administrative, celle d’un préfet, pas d’un jugement pénal de magistrats. Nos deux malfrats de la pharmacie d’Ivry, n’étant pas jugés immédiatement par un tribunal suite à leur arrestation, et étrangers devant quitter le territoire, leur destination est donc selon les critères artificiels créés par cette distinction de lieux, un centre de rétention administrative. Mais on ne trouve pas de place disponible dans un de ces centres tant le nombre d’indésirables est élevé dans ce pays, ils sont pleins. Selon cette législation de déments, ne pouvant être mis en prison puisqu’ils ne sont pas jugés par un tribunal, et ne pouvant être placés dans un centre de rétention administrative par manque de place, la remise en liberté de ces deux crapules est donc prononcée. C’est là qu’il faut faire une lecture inversée des évènements et de la situation : depuis des décennies, les gouvernants refusent de façon tout à fait volontaire de construire les places de prisons et de centres de rétention nécessaires précisément pour que l’on ne puisse pas enfermer les malfaiteurs en surplus, obligeant ainsi selon cette législation à les remettre en liberté, parce que la doctrine en place et pratiquée par les magistrats considère que l’enfermement n’est pas souhaitable et qu’il doit être le dernier recours mis en œuvre en l’absence de toute autre solution. C’est une politique volontairement criminogène de cervelles gauchistes.
N’eut-on pas tenu compte de cette distinction de lieux, eussent-ils été mis sous les verrous où que ce soit, une prison, un centre de rétention, maintenus en cellule dans un commissariat de police, en attendant leur expulsion et quel que soit le temps nécessaire, encore eut-il fallu obtenir ce funeste « laissez-passer consulaire » délivré par leur pays d’origine, autre contrainte bureaucratique autant absurde qu’inutile qu’accepte de s’imposer la France, pour pouvoir s’en débarrasser, document qu’elle a le plus grand mal à obtenir de la plupart des pays, la condamnant à conserver sur son sol tout un contingent de nuisibles. Il existe pourtant un remède à cette mauvaise volonté des pays s’illustrant dans la production de canailles, qui débarrasserait la France et dissuaderait d’éventuels autres candidats à la malfaisance : un transport en hélicoptère au-dessus de la Méditerranée, un largage télévisé à la limite des eaux internationales et territoriales africaines, avec gilet de sauvetage, des palmes, un sac étanche avec une bouteille d’eau, un sachet de dattes, et « nage vers Alger camarade ! », à charge pour les marines locales de les récupérer rapidement si tant est que ces pays aient quelque égard pour leurs ressortissants. Mais on nous dira que c’est inhumain. L’inhumanité, la violence, le vandalisme, la rapine dont fait preuve la canaille, les victimes qu’elle crée sur un sol qu’elle montre ne pas mériter, en revanche, ne comptent pas, en terre d’inversion des normes. Partout, dans toutes les civilisations et depuis la nuit des temps, l’évidence a été de protéger et défendre contre la malfaisance la veuve et l’orphelin, le plus faible injustement agressé, c’est le sens de la chevalerie, c’est le sens de toutes les histoires aimées du public où la justice triomphe et où le serpent est écrasé, c’est le sens des Sept Samouraïs où ce village victime d’une bande de brigands vient chercher secours auprès d’hommes bons parce que, selon le code Bushido, la seule solution face aux personnes mauvaises et violentes est de faire appel à de bonnes personnes plus compétentes en matière de violence. Mais la pensée gauchiste existe dans la marche de ce monde, qui donne la préférence au sort du malfrat sur celui de la victime, et il ne se passe pas un jour sans que je me pose la question du pourquoi de son existence.
J’invite à cette occasion à la lecture de l’article Parlons Justice, Police, et droit pénal, dans la thématique Insécurité, Criminalité (thématiques et moteur de recherche en bas de page d’accueil du site).
Florent de Mestre

